Entre tactique et perfidie. Elections 2018 : l’Udps joue-t-elle à la sagesse politique ?

Entre tactique et perfidie. Elections 2018 : l’Udps joue-t-elle à la sagesse politique ?

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‘’Les élections ne constituent pas une fin en soi. Mais actuellement, il est opportun et nécessaire de les organiser pour mettre fin à l’illégitimité et à l’illégalité de toutes les institutions politiques. Il faudra  commencer l’année 2019 avec une autre configuration institutionnelle‘’, a laissé entendre M. Achille Mutombo-Cyaji, Philosophe et Conseiller politique de Félix Tshisekedi dans une correspondance. En effet, depuis sa prise de position de foncer vers les élections avec ou sans la ‘’machine à voter‘’, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social est plus indexée que jamais par plusieurs opposants qui interprètent cette décision comme un acte de trahison. La problématique de la ‘’machine à voter‘’, explique-t-il, a été développée depuis longtemps par F. Tshisekedi et l’Udps. Et un questionnaire fut même adressé à la CENI, dont les réponses sont arrivées trop tard. Aujourd’hui, ‘’vouloir montrer à la face du monde que Mr. F. Tshisekedi veut aller aveuglement avec la fameuse machine, est un acte de mauvaise foi, teinté d’une haine viscérale‘’. Pour lui, Tshisekedi ne mène pas une politique business ou militariste. Il ne veut plus que le sang coule inutilement. Retrouvez l’intégralité de cette adresse ci-dessous.

Clarification analytique de l’option du Président national Félix Tshisekedi

A la lumière de la philosophie politique non-violente incarnée par feu E. Tshisekedi, ce personnage Mythico-phénoménal, symbole de la démocratie au Congo-Kinshasa,  laquelle philosophie est relayée par son fils F. Tshisekedi : il tient mordicus, dans son agir politique, à cette voie pacifique pour le triomphe du BIEN COMMUN.

Voilà pourquoi les uns et les autres n’arrivent pas à mieux comprendre ses différentes prises de positions politiques. D’où cet éclaircissement à l’intention de l’opinion tant nationale qu’internationale sur les sujets d’actualité.

  1. Les élections ne constituent pas une fin en soi. Mais actuellement, il est opportun et nécessaire de les organiser pour mettre fin à l’illégitimité et à l’illégalité de toutes les institutions politiques. Il faudra commencer l’année 2019 avec une autre configuration institutionnelle.
  2. C’est par cet acte électoral que le président F. Tshisekedi veut honorer la mémoire de toutes les personnes mortes pour réclamer depuis 2016 le départ de Kabila et son système. C’est aussi l’occasion de féliciter et remercier la communauté internationale pour avoir exercé de pressions tous azimuts sur la Kabilie, de se diriger réellement vers l’alternance politique dans notre pays. Surtout, en ce moment où, l’on a atteint la phase technique et cruciale de l’organisation des élections.
  3. La problématique de la machine à voter a été développée depuis longtemps par   F. Tshisekedi et l’Udps.  Un questionnaire fut même adressé à la Céni, dont les réponses sont arrivées trop tard. Vouloir montrer à la face du monde que Mr. F. Tshisekedi veut aller aveuglement avec la fameuse machine, est un acte de mauvaise foi, teinté d’une haine  viscérale.
  4. F. Tshisekedi récuse bel et bien la machine à voter. Mais stratégiquement en visionnaire comme feu E. Tshisekedi, il veut parer à toutes les éventualités. Si  la Ceni tenait à imposer cet outil à presqu’un mois de la  campagne électorale que ferions-nous ? Boycotter les élections ? Cet acte serait donc irresponsable et irrationnel.
  5. Lorsque nos partenaires politiques disent un NON catégorique à la machine à voter, en même temps, ils racontent qu’ils ne boycotteront pas les élections du 23 décembre. N’est-ce pas là vouloir une chose et son contraire à la fois ? Philosophiquement, il s’agit là d’une autodestruction pragmatique, cachant justement le report des élections pour se partager le pouvoir à l’instar du schéma 1+4 de triste mémoire ayant endeuillé beaucoup de familles ! Mr. F. Tshisekedi n’en veut plus. Mieux vaut consolider la petite paix remarquable que d’être désespérément à sa quête, dans un imbroglio indescriptible.

Lors de la récente réunion interinstitutionnelle, la Ceni a évoqué ‘’les velléités des acteurs politiques de l’opposition qui sabotent le calendrier électoral‘’ Sommes-nous dans le saint des saints de la kabilie pour  savoir leur alternative à  ce refus définitif de la machine ?

  1. Il y a des partenaires politiques de l’opposition qui disent que le 23 décembre 2018 Kabila perdra sa légalité et par conséquent, on appliquera l’article 64 de la Mais, c’est du déjà vu et entendu depuis 2016. On  constate que Kabila est là et la kabilie  s’enracine. Donc, vouloir une transition politicienne, à conséquences imprévisibles, c’est jouer indubitablement le jeu des kabilistes. Dans 17 ans de règne, l’esprit kabiliste s’est étendu dans toutes les constellations politiques, sans distinctions.
  2. Dire clairement qu’il est préférable d’aller aux élections, Mr. F. Tshisekedi n’a ni dit qu’il est supérieur aux autres partenaires de l’opposition, ni décidé de vouloir faire cavalier seul. Il est nécessaire d’opposer à Mr. F. Tshisekedi des arguments rationnels afin que l’opinion apprécie le meilleur qui devra triompher, plutôt que de se livrer par presse nationale et internationale, à le diaboliser jusqu’à instrumentaliser certains individus sans foi, ni loi qui distillent de saletés à travers les réseaux sociaux.
  3. F. Tshisekedi ne mène pas une politique business ou militariste. Il ne veut plus que le sang coule inutilement comme le veulent les « expérimentés et diplomates ». Il tient à la consolidation de paix de la stabilité et des acquis de la  démocratie pour lesquels, Feu  E. Tshisekedi a consenti de sacrifices énormes jusqu’à sa mort. Vouloir cette voie royale n’est pas synonyme d’être en intelligence avec Kabila, pour trahir ce peuple meurtri ! Qui est kabiliste et qui ne l’est pas ?
  4. L’élégance exemplaire de Mr. F. Tshisekedi n’est nullement une faiblesse ou une attitude capitulative à quoi que ce soit ! Toutefois, issu d’une école tshisekediste où il a appris de valeurs humanistes et en chrétien, ils pardonnent à tous ceux qui le diabolisent. Car ils ne savent pas ce qu’ils font. La crise politique récurrente  en Rdc est d’abord éthique et morale, dixit les Evêques de l’Eglise Catholique.

Fait à Kinshasa, le 24/10/2018

Achille Mutombo-Cyaji

Philosophe

Conseiller politique de son Excellence Mr. Félix Tshisekedi

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