Déshabiller Saint Pierre…

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Qui, en RD. Congo, n’est pas sans savoir que le  processus électoral en cours suscite plusieurs inquiétudes ? Qui ne sait pas que la date butoir du 23 décembre 2018 demeure un moment historique et mémorable pour des protagonistes politiques, Opposition-Majorité, toutes tendances confondues ? Et qui saurait prédire ce qui peut se passer réellement au lendemain des joutes électorales ? Si et seulement si, ces dernières auront bel et bien lieu comme le prévoit la CENI chapeautée Nangaa. Oui, il y a lieu d’employer des conditionnalités, encore que le décor planté au-devant de l’avenir de la RDC semble refléter un mystère sans pareil. Attendez ! Un regard sur l’almanach. A dater d’aujourd’hui, plus qu’une vingtaine de jours reste pour qu’il y ait lancement officiel de la campagne électorale.

D’aucuns estiment, par ailleurs, que l’heure de vérité a sonné. La course contre la montre est-elle lancée ? Probablement. Puisque, le 22 novembre prochain, ni des manœuvres superfétatoires, encore moins d’éventuels conciliabules entrelacés des Candidats engagés dans la course à la Magistrature suprême du 23 décembre 2018, ne sauront compromettre la tenue du scrutin. Toutefois, avant cela, il sera question pour les ténors de l’Opposition RD Congolaise, d’accorder leurs violons en vue d’exhiber le même pas de danse pour espérer battre à l’unisson le Candidat du Front Commun pour le Congo, Emmanuel Ramazani Shadary qui jouit, comme un fils à son père, du soutien de Joseph Kabila. En effet, à l’allure où vont les choses, l’antagonisme entre les deux camps va s’étendre  jusqu’à la veille de la campagne électorale. Opposition et Majorité, des experts en langage des sourds, il est de plus en plus difficile de se mettre d’accord sur plusieurs questions dont le nettoyage du fichier électoral, qualifié de ‘’corrompu’’ par une frange de l’opposition et l’éternelle pomme de discorde qu’est la machine à voter. De son côté, comme à l’accoutumée, l’Eglise Catholique continue de lancer les avertissements à l’endroit de la CENI pour qu’elle prenne des dispositions aux préalables en vue des bonnes élections, dans un climat de paix. Mais, rien ne bouge sur une perspective de consensus.  C’est donc un véritable jusqu’au-boutisme dans les lignes tracées d’avance. Avec un tel décor, si élection il y a, la contestation sera de mise et donc, de la crise électorale actuelle le pays passera à l’impasse postélectorale. On aura ainsi déshabillé Saint Pierre pour habiller Saint Paul comme le dit si bien un adage séculier qui illustre combien la nature humaine peut créer une boucle dans un problème sortant d’un pour se jeter dans les bras d’un tout autre. Halte ! C’est l’heure de rectifier les tirs de part en part.

Merdi Bosengele 

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