Et si…

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A quelques jours de la campagne électorale en RD. Congo, soit à moins de 50 jours de la tenue des scrutins combinés du 23 décembre prochain, le microcosme politique congolais demeure de plus en plus crispé. Incroyable certes, mais loin d’être une illusion. Hélas ! Les parties prenantes aux élections, toutes tendances confondues, s’ajustent tant soit peu, en dépit de leurs chicanes. En amont, il est question du Front Commun pour le Congo qui tient, tout compte fait, mordicus au respect du calendrier électoral. Samedi 3 novembre dernier, ses tenants ont rendu publique l’équipe globale chargée de la campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary dont le go sera donné d’ici le 22 novembre prochain. D’aucuns parlent d’entrée de jeu d’un bloc mixte et apparemment coriace pour ne pas dire imbattable. L’on y retrouve, entre autres, l’ensemble des membres du Gouvernement qui ont dû se ranger derrière le candidat choisi par Joseph Kabila. Bruno Tshibala, Jean-Lucien Bussa, José Makila, Steve Mbikayi, Ingele Ifoto ont respectivement des responsabilités. Bon nombre des stars congolaises sans oublier les grandes figures des églises de réveil et Cie y figurent également. Aux antipodes, l’opposition qui s’en tient elle-aussi à l’almanach de la CENI n’est malheureusement pas de cœur avec le décor planté en présence. Que des préalables. Au-delà de la question de la machine à voter qui suscite parallèlement moult réactions, laissant ainsi couler encre et salive dans l’opinion quant à la tenue des bonnes élections d’ici fin décembre 2018, une frange importante de l’opposition récuse jusqu’ici le fichier électoral accusé d’être corrompu. Et, bien d’autres langues réclament encore la mise en œuvre intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre jadis signé sous la houlette des Prélats catholiques du Congo au Centre Interdiocésain de Kinshasa.  Hélas ! Les jours passent, et la date fatidique du 23 décembre approche lentement mais sûrement. Jusqu’où iraient des rixes dont font montre l’opposition et le pouvoir en place au Congo-Kinshasa? Et si la classe politique aplanissait des divergences biscornues, constituant des écueils visiblement nuisibles au processus électoral en cours? Loin de penser que d’aucuns ont tendance à se tirer d’affaire à une nouvelle vague des crises en leur merci, il y a lieu de penser que ces questions sont loin d’être banales. A tout prendre, les camps respectifs donnent néanmoins l’impression d’être en ordre de bataille conformément au calendrier de la CENI. Le bas blesse contre toute attente. Toutefois, l’heure est d’opter pour le moindre mal comme des Intelligences n’ont de cesse de proposer des pistes de solution de bon aloi. Alors ! Et si l’on écoutait Noël Tshiani Muadiamvita, Samy Badibanga et tous les autres qui soutiennent l’idée des discutions rapides autour de la machine à voter et consorts afin d’harmoniser des vues ? N’est-ce pas là une thèse forte au vu du grand jeu électoral ?

Jacques Kitengie

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