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Félix Tshisekedi et Kamerhe se rétractent. Martin Fayulu : c’est très mal parti !

Félix Tshisekedi et Kamerhe se rétractent. Martin Fayulu : c’est très  mal parti !

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*A Genève, le duo Katumbi-Bemba a torpillé les candidats Félix Tshilombo Tshisekedi  et Vital Kamerhe. Ce que les bases respectives de l’Udps et de l’UNC rejettent, sans concession, ni fioriture. L’Opposition s’engage donc, dans un nouveau big bang politique  aux allures d’une putréfaction, si   brusque soit-elle,    alors que la campagne électorale, celle-là même qui déterminera le sort de chacun des candidats engagés dans la course à la présidentielle du 23 décembre 2018,  va commencer, le 22 novembre 2018, conformément au calendrier de la CENI.

«En regardant le choix d’un candidat unique inattendu et en lisant le communiqué final, on se demande si les deux leaders principaux de l’opposition, Bemba et Katumbi, n’ont pas tout fait pour torpiller une candidature qui s’avère bien peu rassembleuse, avec à sa tête un candidat dirigeant un parti marginal de l’opposition. En effet, le candidat n’appartient à aucun des quatre principaux partis d’opposition congolais ». C’est le commentaire fait dans un article d’analyse du site Afrikarabia de Christophe Rigaud, juste  après la désignation de Martin Fayulu Madidi.

La surprise de ce couronnement est aussi visible que le nez au milieu du visage. De tels commentaires des professionnels des médias les plus acérés aux simples internautes sont légions. Sur fond d’une question : qu’est-ce qui s’est donc passé à Genève ? En réalité ce « mystère » n’est qu’un secret de polichinelle. Tenez ! Dans les couloirs de l’Opposition radicale, malgré une unité marketing affichée en public pour faire bonne figure, un sujet a toujours fait monter l’adrénaline chez les uns et les autres. Il s’agit de la problématique de la participation ou non aux élections en cours alors que certaines figures dites « emblématiques » de l’Opposition en sont exclues. De deux, pendant que la machine à voter et le fichier électoral restent en vigueur pour les scrutins de ce 23 décembre 2018, la polémique autour de l’opportunité de prendre part à ces scrutins combinés fait rage dans l’opposition.

Deux blocs ont été de fait engendrés. Le premier, celui des preneurs menés par Vital Kamerhe, Félix Tshilombo Tshisekedi, Martin Fayulu, Matungulu et autres et le second, celui des invalidés (par arrêt de la Cour constitutionnelle) comprenant Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi auxquels s’est joint Adolphe Muzito.

Naturellement, tous les discours du monde bu, les exclus n’ont eu de cesse de prendre des postures extrêmes vis-à-vis du processus électoral invoquant l’argument de son caractère non inclusif. Ils n’ont eu de cesse de conjurer leur mise à l’écart pour diverses raisons en rameutant les sirènes du cycle récessif boycott-dialogue-glissement pour être assurés d’avoir personnellement voix au chapitre. Dans ce décor, Vital Kamerhe et son UNC et Félix Tshisekedi et son UDPS, tous deux partis favoris pour le strapontin de candidat commun de l’Opposition, ont été manifestement attirés dans un vrai traquenard dans le cadre des assises de Genève où de puissances d’influence à la manœuvre derrière katumbistes et bembistes ont joué et gagné en parvenant à lancer cette torpille politique à leur endroit qu’a été la « souris naine » Martin Fayulu Madidi.

Le risque était grand pour Katumbi, Bemba et Muzito de voir un des deux favoris prendre du galon à leurs dépens, même en qualité de chef de l’opposition en cas de défaite honorable face à Emmanuel Ramazani Shadary, un véritable bulldozer soutenu sans faille par les FCC.

Le flou artistique dans le communiqué final de Genève sur l’option à prendre en cas de tenue des élections,  le 23 décembre au cas avec la machine à voter et le fichier électoral en l’état s’inscrit dans cette logique nihiliste.

Il laisse transparaitre ce malaise. Tous les coups sont permis en politique, dit un adage de rigueur. La guéguerre  interne pour le leadership aura donc produit un plus petit commun diviseur à porter pour la bataille électorale de décembre prochain. Seulement, après l’attente de  l’heureux élu candidat commun, il y a plus de chaleur que lumière dans les couloirs de l’opposition radicale. A l’évidence le choix de Fayulu ne fait pas consensus, loin s’en faut. Les manifestations de contestation à l’UNC comme à l’UDPS aile Limete auront plus qu’annoncé les couleurs d’un avenir en dents  de scie au sein de l’Opposition.

Et cela se passe, pourtant,  à une poignée de jours du lancement de la campagne électorale, le 22 novembre 2018.

LPM

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