Terminus !

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Les élections en République Démocratique du Congo sont-elles illusoires ? Les propos séduisants des politiques ne sont-ils pas qu’un mythe de langage ? Aussi rusés que peuvent êtres les acteurs sociopolitiques, le temps aura été le seul obstacle inévitable pour eux. Depuis 2016, année marquant la fin du dernier mandat constitutionnel du Président Kabila, la boîte à pièges a été utilisée avec toutes ses cartes pour contraindre la loi de la nature et tenter de résister au poste pour satisfaire le besoin de la cause.

D’accords en dialogues, de réunions aux différents traités, deux années se sont écoulées dans la turbulence la plus totale sur tous les plans de la vie.

Le pays est plongé au cœur d’une situation incertaine où le désordre s’est trouvé une place bien tranquille.

Heureusement ou malheureusement, à voir le climat politique actuel, l’organisation des scrutins semble de plus en plus évident. Déjà que dans une semaine les candidats vont se lancer à l’exercice de l’agreement des électeurs, en attendant la tenue effective des élections le 23 décembre prochain. Alors que le temps ne cesse d’avancer, les inquiétudes se multiplient quand la faisabilité, les opérations pratiques et plusieurs préalables non encore solutionnés sur le processus lui-même. La Centrale électorale qui, depuis la publication du calendrier électoral, se vente d’avoir toujours été prête, est à ce jour butée aux fameuses aiguilles de la montre. Toutes les ‘’machines à voter‘’ et autres équipements techniques ne sont totalement déployés sur l’ensemble du territoire rd-congolais comme l’avait rassuré, il y a quelques jours, Corneille Nangaa. Le déploiement des matériels électoraux et la finalisation de la formation des agents sont également à prendre en compte.

Du côté politique, outre le camp du Front Commun pour le Congo qui acquiesce les avancées, même à reculons, de la CENI, la grande partie des opposants réfutent toujours l’idée de l’utilisation de la MAV, la présence des électeurs fictifs dans le fichier électoral et autres…

Entre temps, le nouvel Archevêque de Kinshasa, Monseigneur Fridolin Ambongo, pose sur la table une solution idoine. Celle de se servir de cette machine rien que pour les élections législatives en raison du nombre élevé de candidats et pour élaguer tout soupçon de contestation. Quant à la présidentielle, le prélat conseille l’usage du bulletin papier.

Pour leur part, les candidats Samy Badibanga et Daniel Shekomba proposent des voies d’apaisement autour de la MAV. Le premier suggère la technologie Blockchain pour permettre à tout le monde d’avoir accès à l’évolution du vote et, le second, estime que cet outil ne devrait être employé que comme un simple écran de vérification.

S’il faut changer intérieurement le système de vote, la voie vers le report des scrutins est grandement ouverte. Dans le cas contraire, la CENI devrait se presser de mettre tout le monde sur un terrain d’entente pour des élections crédibles.

Toutefois, chacun aura beau échappé à la contrainte des aiguilles de l’horloge, mais très vite le dernier arrêt, le terminus, fini par arriver.

La Pros.

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