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Go avec zizanie!

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Enfin, la semaine du 22 novembre. Eh bien, c’est la semaine électorale attendue depuis bien de lunes par la classe politique congolaise depuis le couac de 2016 et aussi la publication, par la CENI, du calendrier électoral, le 5 novembre 2017. La coupe électorale devra être avalée jusqu’à la lis cette fois-ci. Oui. Car, le décor politique du moment laisse transparaître la volonté jusqu’auboutiste de toute part. Le Front Commun pour le Congo montre ses muscles ce lundi 19 novembre 2018. En effet, après le dévoilement de l’équipe de campagne, forte de près de 800 hommes et femmes puisés çà et là dans ce que l’intelligentsia congolaise a de plus méritant, au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, aujourd’hui, à 16 heures, Emmanuel Ramazani Shadary compte montrer à la face du monde son programme de campagne. A l’Opposition, par contre, l’heure est encore aux balbutiements post-Genève où le candidat commun Martin Fayulu délie des langues avec la formation de deux blocs, celui de ceux qui le soutiennent, entendre les Katumbi, Bemba, Muzito et autres, puis de ceux qui le récusent comprendre l’aile du duo Kamerhe-Félix Tshisekedi.  Mercredi 21 novembre, sauf changement de programme, les opposants partis cœur joyeux au vieux continent devront faire leur come-back avec des yeux rouges à une poignée de jours du 22 novembre, date du go de la campagne électorale. Non, le consensus n’est pas au rendez-vous jusque-là et sur la problématique de la fédération des forces de l’Opposition face au candidat du FCC à la présidentielle et sur l’usage de la machine à voter, le fichier électoral, la redynamisation de la CENI, la décrispation politique… Dans ce tableau singulier, il y a aussi les Evêques catholiques qu’il faut placer puisque les princes de l’Eglise Universelle se réunissent dès mardi, un jour après le dévoilement du projet de société du FCC, pour produire un vadémécum le 22, jour-j du lancement de la campagne. Que vont dire les Evêques catholiques ? Cet appel de la dernière heure va certainement demander que les épées soient remises dans les fourreaux, histoire d’offrir des élections apaisées en décembre. Soit ! Mais, la Commission Electorale Nationale Indépendante, elle, ne peut qu’être conviée à mettre les bouchées doubles pour que le train électoral pour lequel le défi logistique et le financement restent des sujets épineux puisse arriver à la bonne gare le 23 décembre. Si, de toute évidence, l’arrivée du superbe navire que constitue les scrutins de décembre est un vœu qui se veut paisible, son top départ ce 22 novembre ressemble à un go pour une course en dents de scie avec toute une flopée de zizanies. L’espoir est que les uns et les autres sauront s’acquitter, en tant que partie prenante au processus électoral, de leur devoir avec conscience et science afin que le démon de la crise électorale engendrée au pays depuis 2016 soit exorcisée.

La Pros.

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