En l’honneur de 32 ans de Quartier Latin : les anciens de l’orchestre conviés à prendre part au concert à la Fikin

En l’honneur de 32 ans de Quartier Latin : les anciens de l’orchestre conviés à  prendre part au concert à la Fikin

This post has already been read 522 times!

*C’est déjà pour ce dimanche 25 novembre 2018 à la Foire internationale de Kinshasa qu’est prévu un méga concert de manière à honorer cet orchestre qui a été pour plusieurs, une véritable école de la vie, le très célèbre Quartier Latin. Qu’y aurait-il de plus beau à offrir aux nombreux ‘’Koffiphile’’que de voir, à cette occasion, autour de cet événement à la Fikin, rassemblé tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à l’apogée de ce grand label durant ses 32 années qui, du reste, se sont écoulées comme un éclair. Un grand appel a été lancé par son Président-fondateur qui n’est nul autre qu’Antoine Makila Mabe, dit Koffi Olomide, le Rambo. Il est vrai que tous les anciens musiciens et membres de la team ne répondront pas forcément présents, mais, restants positifs, il est possible de s’attendre à une grande participation.

‘’Il faut toujours être prudent avec le Rambo. Parce qu’on ne sait pas ce qu’il nous réserve après. Ceux qui ont reçu  des invitations par carte ou de manière verbale, peuvent bien venir à la fête. Mais, personnellement, je ne suis pas intéressé par cela pour le moment. Même si l’on m’envoyait le billet pour Kinshasa, je ne viendrais pas. Je ne suis pas hypocrite, encore moins rancunier mais, il y a certaines choses que l’on n’oublie jamais aussi facilement dans la vie. Surtout lorsqu’il n’y a  pas eu une vraie réconciliation entre nous. Mais, je souhaite de bonnes choses à toute la famille latino’’, a déclaré un des anciens généraux de Quartier Latin, requérant l’anonymat depuis Paris.

Évidemment, il y a ceux qui, sans hésiter, ont accepté de répondre à l’invitation pendant certains autres ne se sont pas montrés intéressés. Il reste vrai que chacun, de ceux qui ont quitté le Quartier Latin, en est sorti pour des raisons qui lui sont propres. Au rang desquels, la séparation d’avec les uns s’est passée à l’amiable contrairement à d’autres qui en étaient même à des voies judiciaires. Vouloir ou pas, cela fait partie de la grande histoire la musique congolaise en général, et de cet orchestre en particulier. Point n’est besoin de dramatiser les choses et de se plonger dans certains détails douloureux. ‘’Il ne manque pas de divergences, là où vivent les hommes’’, dit-on.

Cependant, plusieurs, parmi les témoins de l’histoire, souhaitent que cet anniversaire soit placé dans le compte d’unevraie réconciliation et d’un traité de paix entre le patron de Quartier Latin et ses anciens collaborateurs ; étant donné que l’on ne change pas l’histoire.

Viendra, viendra pas ?

D’après nos sources, un grand concert est prévu à l’esplanade de la Fikin où tous ceux qui ont évolué au sein de l’orchestre sont cordialement conviés. Quelques figures emblématiques sont attendues, ce week-end, à Kinshasa pour célébrer avec le public cet évènement. Déjà, on confirme l’arrivée de Binda Bass Roberto Carlos et Edmond ‘‘Champion Esthétique’’, respectivement guitariste et batteur.

Tout peut être concocté mais, la vérité est que le rendez-vous de ce dimanche est fixé. Et à l’occasion de cette grande circonstance, afinde marquer une dimension historique à cet anniversaire, Koffi Olomide va procéder à la remise des véhicules à quelques musiciens de son groupe.

Pour la petite histoire, le Quartier Latin est né de la volonté de son initiateur pour l’accompagner dans sa carrière qui a pris sacrement du relief et servir de repère dans le monde culturel congolais, Koffi Olomide a choisi le nom célèbre d’un coin de Paris fort réputé pour son intelligentsia. Le Quartier Latin est mis sur orbite en  1986. Son premier lieu de répétition, renseigne-ton, Rue Zamba, à Binza, se trouvait à un jet de pierre du Restaurant Lolo La Crevette. Sa première sortie officielle devant le grand public eu lieu le 26 novembre 1986, à l’hôtel Phœnix, au quartier Bon Marché, dans la commune de Barumbu, à Kinshasa. Etant donné que le 26 novembre de cette année tombe un lundi, la célébration a été programmée pour le dimanche 25 novembre, à la Foire internationale de Kinshasa (Fikin).

Dès son apparition publique, les esprits furent marqués au regard du travail abattu par ses composantes. Toutes très  jeunes et affichant de bonnes ambitions. Comme bien de groupes qui existent, au fil du temps, cette formation musicale a connu un enchaînement de succès au point d’en arriver là où elle est.

4 générations attendues

Dans le parcours du groupe, trois générations de musiciens ont fait la réputation de Quartier Latin. La première a eu à concevoir 4 albums dont « Pas de faux pas », « Magie », « Ultimatum » et « Droit de veto » avec en tête de distribution Suzuki 4×4, Babia Ndonga, Sam Tshintu, Willy Bula, Modogo, Bourro Mpela et consorts. La suivante a emboité le pas à sa devancière en produisant 3 albums qui sont : « Force de frappe », « Affaire d’Etat », « Danger de mort » avec comme musiciens : Fally Ipupa,  Bourro Mpela, Jypson Butukondolo Montana Kamenga,  Jordan Kusa,  Soleil Wanga, Ferre Gola, Lola Muana, Deo Brando et autres.

JossDiena, Jean Franco J3, Gabanna, Gesac et Zoé Bela forment aussi une équipe que le public a tendance à oublier parce qu’ils n’ont pas fait long feu dans cette entreprise chère à Antoine Agbwepa. Néanmoins, ils constituent une génération à part entière avant les « Mineurs » et les « Mikuapins».

Cependant, la 4ème génération est celle qui compose l’actuel Quartier Latin dont l’album est en gestation.  Comme on le voit, Cindy le cœur n’est pas facile à catégoriser. Son statut dans le Quartier Latin est bien particulier. Elle est dans le groupe depuis 2007, faisant aujourd’hui figure de doyenne. Cette chanteuse bat le record de fidélité en son sein et domine sur toute la ligne d’attaque de l’orchestre.

Bien que l’on se souvienne toujours de la belle époque où les voix masculines raisonnaient à fond dans les chansons  comme une chorale catholique du Saint Siège, la génération courante est à encourager.

Du reste, c’est dans le bain de sa maîtrise artistique que vibrera le sol de la Foire ce week-end, pour le plaisir des fidèles mélomanes du grand Mopao Mokonzi.

Jordache Diala

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com