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Détresse et pauvreté instrumentalisées : Blaise Ndala largue ‘’Sans capote ni Kalachnikov‘’

Détresse et pauvreté instrumentalisées : Blaise Ndala largue ‘’Sans capote ni Kalachnikov‘’

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L’Institut Français de Kinshasa vibre au rythme de la sixième Fête du Livre depuis le vendredi 23 novembre dernier. Dans cette atmosphère, Blaise Ndala, romancier et juriste de son état, a livré le condensé de son ouvrage ‘’Sans capote ni Kalachnikov‘’. C’était  lors d’une rencontre littéraire le mardi 27 novembre 2018. En résumant la problématique centrale de l’opus, il s’agit, en fait, d’une façon d’instrumentaliser la détresse et la pauvreté de certaines personnes. Ceci notamment, dans les pays africains en vue de se donner, soi-même, une image dans les sociétés occidentales qui fonctionnent beaucoup plus, partant de l’image et de l’émotion. Ce qui a amené l’auteur à rédiger ce roman satirique, en mettant un accent particulier sur cette pratique qu’incarne le personnage principal qui est un enfant soldat.

Décodage

En présence d’un public passionné de la lecture, Blaise Ndala a lancé un coup de projecteur face au titre porté au-dessus de son ouvrage. En effet, l’intitulé du roman tire son origine d’un des personnages du roman : ‘’Sans capote ni Kalachnikov’’. Il s’agit d’un ancien enfant soldat dénommé ‘’Fourmi rouge‘’ ayant combattu lors d’une guère dont les actions ont eu lieu dans un des Etats de la région africaine des Grands Lacs semblable à  la République Démocratique du Congo.

‘’Ce titre résume un peu la problématique de ce roman qui dégage la manière dont le drame, la misère et plusieurs situations désastreuses qui naissent de certaines pistes tel que la guerre sont instrumentalisées par le milieu du Show-buzz notamment, en Occident pour des raisons de marketing. A l’exemple d’un chanteur prêt à sortir un album et estime qu’une petite tournée dans une région africaine où il y a la guère, la faim ou le viol est peut être une belle occasion de marketing pour la sortie de l’album‘’, explique Blaise Ndala.

Ce fourmi rouge, poursuit-il, ‘’tenant ses propos avec une aisance dans le langage, renseigne que très souvent, les gens venant des pays africains sont armés d’un sourire et ne portent pas d’arme, mais arrivent sur le point de baiser‘’.

Morale

Le chemin de l’enfer paraît de bonnes intentions, dit-on. Selon l’auteur, certaines personnes qui promettent la lune, l’or et l’argent ne sont forcement pas ceux qui veulent votre bonheur. ‘’Bien qu’en RD. Congo se pointent des humanitaires et philanthropes attirés par nos misères, certains d’entre eux sont animés de la volonté de nous aider réellement à sortir de nos conditions. Malheureusement, d’autres sont là parce que cette pauvreté fait le bonheur de plusieurs à l’extérieur de ce continent‘’, a lâché Blaise Ndala.

L’auteur est de nationalité Congolaise (RDC), résidant au Canada. En 2014, il a publié son premier roman sur ‘’La tombe de Senghor‘’ et ’Sans capote ni Kalachnikov‘’, son deuxième, publié en 2017.

Lambert Saïdi

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