Déjà 5 ans dans l’au-delà… Tabu Ley : le Congo oublie son icône de la musique !

Déjà 5 ans dans l’au-delà… Tabu Ley : le Congo oublie son icône de la musique !

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Ont eu raison ceux qui soutiennent que le Congo-RDC oublie vite ses vrais ambassadeurs culturels, une fois qu’ils quittent cette terre des vivants. Le dernier constat est celui de Tabu Ley Rochereau. Cette grande  icône de la musique congolaise totalise 5 ans dans l’au-delà, mais aucune manifestation officielle n’est prévue au pays, pour remémorer les souvenirs sur l’ensemble de ses œuvres. Alors que d’autres pays africains tels que le Kenya, le Sénégal et le Bénin ont commémoré, avec faste, l’année dernière, le quatrième anniversaire du Seigneur Ley, comme si le chanteur leur appartenaient. Or, ces pays se sont, justement, souvenus de son apport  considérable dans l’histoire de la musique africaine. Alors, pourquoi pas son propre Congo natal où il est l’auteur et le père géniteur de la rumba ? « Nul n’est prophète chez lui», dit-on.

30 novembre 2013-30 novembre 2018: il y a 5 ans, jour pour jour, mourait Pascal Tabu Ley. A cette occasion, ses amis et proches ainsi que sa famille biologique ont formé un comité pour organiser une série d’activités en hommage à ce grand monument de la musique congolaise et africaine.

Question de se rattraper pour ne pas subir l’opprobre au niveau continental après tout ce qui s’est passé à Nairobi ou encore à Dakar.

Faire quelque chose à la limite de leurs maigres moyens en mémoire d’un grand artiste de la dimension de Tabu Ley est une initiative privée à encourager. D’une part, cela constitue aussi une interpellation directe aux autorités congolaises qui pensent que tout s’arrête le jour des obsèques.

A deux jours de la date de sa disparition, Gentiny Ngobila Mbaka et les siens ont tenu une conférence de presse à Kinshasa pour annoncer à l’opinion tant nationale qu’internationale le différent programme arrêté pour marquer ce 5ème anniversaire de la mort de Rochereau.

Gentiny Ngobila sauve le meuble !

Pour le Gouverneur de la province de Mai-Ndombe, ce projet consiste simplement à pérenniser et vénérer cette icône de la Rumba congolaise.

L’idéal, explique-t-il, est que le nom de Tabu Ley ne soit jamais oublié et que les générations futures sachent  qu’un musicien hors du commun avait existé et tracé le chemin dans l’histoire de la musique congolaise. Qu’il a laissé des œuvres lyriques, qui ont façonné la société et valorisé la culture congolaise au travers son talent immesurable, dans le monde.

J’étais très proche de Tabu Ley. Nous étions avec mes amis y compris Koffi Olomide lorsqu’on réfléchissait  ensemble sur ce qu’on peut faire, à l’occasion du 5ème anniversaire de sa mort.  On tenait à faire quelque  chose de grandiose pour rendre hommage au père du géniteur du style fiesta qui n’est autre que Pascal Rochereau Tabu Ley, artiste au talent innombrable“, précise Gentiny Ngobila.

D’après les organisateurs, ce 30 novembre, date de sa mort, le Gouverneur de Mai-Ndombe va procéder à l’inauguration du mausolée de Seigneur Ley, à la nécropole « Entre Terre et Ciel, au Sud Est de la capitale. Tandis qu’une grande soirée de gala en mémoire de l’illustre disparu est prévue, ce 2  décembre 2018, au Pullman hôtel.

Les anciens d’Afrisa à Kinshasa

Notons qu’une dizaine parmi les anciens musiciens du groupe Afrisa International venus des quatre coins du monde séjourne spécialement à Kinshasa pour célébrer Tabu Ley, leur père spirituel.

Cette conférence de presse a été animée tour à tour par Jacques Mondonga (artiste dramaturge et ex-PCA de la Socoda), Modero (ancien manager de l’Afrisa International) et Prof Jean-Pierre Nimi.

Chacun a, pour sa part, témoigné sur la personne de Tabu Ley, sa vie, sa carrière musicale dans toute sa dimension, ses exploits et son apport dans la musique congolaise.

Ils ont également vanté son savoir-faire artistique et ont surtout décortiqué l’ensemble de ses œuvres (chansons) qui avaient toujours une valeur intrinsèque dans la société africaine.  Ce qui a fait de lui un véritable ‘‘Gourou’’ et ambassadeur de la culture, vu son apport énorme dans cette musique.

Pour sa part, Modero Mekanisi qui a vécu plusieurs années aux côtés de Rochereau, se dit très satisfait de cette initiative marquant une reconnaissance à l’illustre disparu.

«Je souhaite qu’à la prochaine fois qu’on associe aussi d’autres chanteuses qui ont travaillé avec Tabu Ley à chaque fois qu’on célèbre l’artiste, notamment : Faya Tess, Beyou Ciel…”, a-t-il déclaré.

Festiley 2019 : le budget pose problème ! 

L’occasion était également propice pour les organisateurs d’annoncer la tenue prochaine à Kinshasa du “Festiley ” (Festival Ley) qui exige aussi un budget colossal pour une bonne organisation à la dimension de l’artiste.

Ce projet sera coordonné par l’écrivain –musicien congolais,  Jean-Pierre Nimi qui est désigné Commissaire  Général du ‘‘Festiley’’.

Dans la salle, on a noté la présence de plusieurs stars de la chanson congolaise telles que Koffi, Félix Wazekwa, Manda Chante, Adolphe Dominguez, Bozi Boziana ainsi que quelques figures emblématiques de l’Afrisa International.

C’est en 1959, rappelle-t-on, que Tabu Ley est monté, pour la première fois, sur la scène musicale. Décédé à l’âge de 72 ans, il fut un géant compositeur des œuvres anthologiques à succès.

Il est l’unique et le seul chanteur africain à avoir composé plus de 2500 chansons. Ce Maître chanteur est aussi le premier noir africain à démystifier la salle mythique parisienne, Olympia en France où il a joué pendant une semaine d’affilée.

A la fois musicien et politicien, le père de Youssoupha a occupé aussi le poste de Vice- gouverneur de la Ville province de Kinshasa.

Jordache Diala

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