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Sprint final !

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Le sprint final, d’une façon générale, est le dernier instant d’une course cycliste, c’est-à-dire, le moment où les coureurs accélèrent pour passer en tête de la ligne d’arrivée, divulgue l’encyclopédie en ligne Wikipedia. Cependant, présentement en République Démocratique du Congo, tout analyste de la situation politique du pays peut confronter cette étape cruciale, au gré du temps qui reste pour les protagonistes politiques engagés dans ce processus électoral, de mettre un peu d’eau dans leur vin en vue de trouver le bout du couloir pouvant permettre la facilitation de la tenue des joutes électorales, crédibles et transparentes. Car, les congolais n’ont besoin que d’un bon résultat fiable, afin d’éviter des vives contestations qui pourraient advenir le jour ou au lendemain des élections. Oui, à quelques jours du scrutin du 23 décembre 2018, déjà, dans certains salons diplomatiques euro-américains, tous les regards sont tournés vers le Congo.

Encore que, depuis l’expiration du deuxième et dernier mandat constitutionnel du Président Joseph Kabila, survenu le 19 décembre 2016, puis la validation la même année d’un supplément  d’une année par le consensus de l’Accord de la Saint Sylvestre sous les auspices des Princes de l’Eglise Catholique, le 31 décembre 2017, et à ce jour, selon le dead-line de la Centrale électorale de Corneille Nangaa, au travers le calendrier électoral publié le 05 novembre 2017, fixant les élections à l’horizon du 23 décembre 2018. Dorénavant, les acteurs politiques sont appelés au bon sens pour l’aboutissement des élections. Car, au-delà des mésententes qui règnent en maître à 23 jours des scrutins, aucune perturbation ne sera tolérée. Des manœuvres superfétatoires ne seront plus admises par le souverain primaire qui ne jure que par la tenue des joutes électorales, sans ou avec la machine à voter comme Nangaa l’a institué, pourvu qu’il soit opérée la toute première alternance politique réalisée dans un climat de paix.

Entretemps, le vin est tiré, et il faudra le boire. Au cas contraire, des supputations et boycottage ne feront qu’empirer les choses. D’autant plus que le Congo souffre à cause de la crise électorale qui s’est hissée tel un lit du fleuve, difficile de changer la trajectoire établie. De la Majorité incarnée par le Front Commun pour le Congo, en passant par l’Opposition éclatée en  plusieurs morceaux, représentée par la Coalition ‘’Lamuka’’ et le ‘’Cap du Changement’’ chapeauté par le duo Fatshi et Kamerhe, leur prise de position face à ce scrutin devrait rencontrer les aspirations de peuple congolais, en lieu et en place des politiques tendant à semer l’effroi pour un énième report des élections, qui pourra sans nul doute pousser le pays tout droit vers un précipice. Le compte à rebours est lancé, le sprint final devra absolument interpeller les protagonistes, surtout ceux de l’opposition de prêcher la paix à travers la campagne électorale, de créer ainsi les témoins pour porter un regard attentif sur le résultat de la machine à voter qui, d’ailleurs, accusée de tous les maux, et surtout chercher de rassembler succinctement leur force pour contrecarrer éventuellement le camp adverse d’Emmanuel Ramazani Shadary qui jouit du soutien de son mentor, Joseph Kabila.

Merdi Bosengele

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