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Phénomène Malewa : conservation et rentabilité

Phénomène Malewa : conservation et rentabilité

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A Kinshasa, il existe depuis un certain temps un phénomène  vedette et courant appelé ’’Malewa’’. Ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur considérable. Aujourd’hui, il devient quasiment difficile et rare de parcourir un quartier ou même une avenue sans trouver des malewa.  Communément appelé restaurant de fortune, on les retrouve dans les universités, certains bâtiments des offices publics, dans les marchés ainsi qu’aux coins des rues. Sont-ils rentables ? La propreté est-elle prise en compte ? Quelles sont les préférences des clients ? Lors d’une descente sur terrain, des fins limiers de La Prospérité ont essayé de répondre à ces questions en donnant la parole à ceux qui fréquentent ces lieux.

Dans un pays où le pourcentage des chômeurs est élevé et que la création de l’emploi est faible, l’entrepreneuriat tente de s’imposer. Entreprendre comment, dans quel domaine et pour quelle fin ? Sont là les questions primordiales à se poser et à suivre de près dans l’évolution de la population.

En tant que nouveau métier, les restaurants de fortune s’installent peu à peu dans les habitudes des Kinois et Kinoises et deviennent, par ailleurs, comme un lieu de secours en cas d’urgence.  Ils sont, le plus souvent, l’initiative d’une femme qui a sous ses troupes des Jeunes hommes et Jeunes dames, parfois des mamans, qui lui servent de collaborateurs et d’aident. Cependant, ce métier ne possède pas un code stipulant comment le faire, sinon, les normes à respecter. Etant libéral, quiconque peut l’embrasser comme il peut ; néanmoins, la règle la plus grande, élémentaire et obligatoire, du moins pour toute personne consciencieuse, demeure la propreté. Pourtant, semble-t-il, c’est  elle qui paraît la moins respectée et la plus négligée des toutes.

La santé n’a pas de prix, dit-on. De plus près,  il a fallu comprendre le fonctionnement, la gestion ainsi que la rentabilité de ce métier. C’est ainsi que des femmes qui les tiennes et ceux ou celles qui  fréquentent ce restaurant ont été approchés.

Motivation, Conservation et propreté

Une vendeuse au grand marché déclare que le malewa est un lieu de secours et de repos pour prendre du souffle avant de continuer sa marche ou rentrer chez soi. « Moi, j’y vais le plus souvent quand j’ai fini toutes mes courses et quand je veux rentrer à la maison. Mais très souvent, je regarde le décor du lieu ; je regarde comment la personne est  habillée et comment elle accueille les clients. Jamais je n’ai souffert ne serait-ce qu’une fois pour avoir mangé  dans un lieu pareil », a fait entendre un habitué des malewa.

Une autre, par contre, s’identifie comme une  habituée du milieu. « Moi, je mange chaque fois toujours ici sur l’avenue Rwakadingi et du marché, je suis donc une cliente fidèle de ce lieu. Je viens parce que c’est propre et c’est à bon prix. S’il faut aller dans des restaurants, je ne tiendrai pas le coût. Même si je travaille, mon salaire ne me permet pas de le faire », a-t-il dit, pour sa part. Aux antipodes, un autre interviewé dit ne pas aimer, ni fréquenter le malewa, puisqu’il le trouve salle. «Pour moi, pendant ma pause, si je ne prends pas le sucré et la pâtisserie, je rentre chez nous manger. Je n’ai jamais eu confiance en ce genre d’endroit ».

Rentabilité et survie

Maman Marie-jeanne tient un malewa depuis plus d’une année. Pour elle, tout dépend des stratégies de vente et de fidéliser la clientèle ; il n’existe aucun travail facile au monde. « Moi, j’ai l’habitude d’appeler mes clientes, ma copine, ma fille. Ce, seulement pour qu’elles s’approchent et prêtent attention à moi. Dès qu’elles arrivent, je leur offre une chaise et demande ce qu’elles veulent manger. Je ne donne pas la possibilité à un client de m’échapper. Par rapport aux clients, autrefois, c’était plus les femmes qui remplissaient mon étalage ; après elles, c’était les célibataires. Mais aujourd’hui, c’est tout le monde ; il  y a même les hommes mariés qui constituent une frange importante des clients’’, indique-t-elle.

Dans cette conjoncture du pays, les initiatives personnelles sont à encourager ; mais, toutefois, le respect de l’hygiène devrait être de mise, dixit un écolier au collège Bimwala et habitué de malewa, car, soutient-il, la santé n’a pas de prix. Si l’on mange là-bas, c’est parce que ça coûte moins et non pour se rendre malade.

Gracia Kindji

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