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Libérez !

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La nécessité de décrisper le climat politique a été notifiée noir sur blanc par les Evêques catholiques à l’issue de la signature de l’Accord de la Saint Sylvestre le 31 décembre 2016. Et, plusieurs acteurs sociopolitiques y sont revenus durant près de deux ans, sans succès. Jusqu’à ce jour, les manifestations publiques souffrent encore de liberté et du manque d’encadrement de la part des forces de l’ordre. La plupart des médias de l’opposition n’ont pas été rouverts comme prévu, et les cas dits emblématiques des prisonniers politiques ont carrément été mis sous placard. En réalité, tout ceci devrait être mis en marche le long du processus électoral jusqu’à la tenue effective des scrutins.

Malheur ! La situation est pire en cette période cruciale de campagne électorale où tous les candidats ne sont pas sur un même pied d’égalité. La lutte acharnée et antidémocratique d’un camp de vouloir s’arracher toutes les chances de son côté continue de mettre à mal le processus électoral déjà très compliqué. A quoi servirait-il de se lancer dans une course avec les possibilités de réussite illégalement et volontairement reparties ? Si la ‘’machine à voter‘’ reste une boite à surprise, même à quelques jours près du 23 décembre 2018, date des cauchemars et des conjectures, le processus lui-même est de plus en plus un recueil endiablé qui place la période postélectorale dans une atmosphère plus que délétère.

Après avoir parcouru Beni, Butembo, Goma, Bunia, Isiro et Kinsangani, le candidat de la coalition Lamuka s’est trouvé hier dimanche dans l’impossibilité de poursuivre son chemin de la croix électoral. Alors qu’il devait se poser à Kindu à bord du jet privé loué pour la circonstance, le tarmac était occupé, semble-t-il, par 4 hélicoptères et un Antonov de l’armée nationale, empêchant toute autre manœuvre dans le secteur. Fayulu et Cie ont rebroussé chemin vers la Tshopo. L’on dénonce de ce côté une main extrêmement noire faisant outrage à la campagne électorale de plusieurs opposants. Déjà que quelques matériels de campagne de Fayulu notamment, deux Aéronefs et cinq hélicoptères n’ont toujours pas reçu l’autorisation de survol et d’atterrissage, leur unique moyen de locomotion est visé de plein fouet. Il faut noter que cette faction de l’opposition est montée en puissance depuis le début du mois de décembre. Crainte ou mauvaise foi ?

Pas plus tard que le samedi 8 décembre, Alain Daniel Shekomba, présidentiable également, a été attaqué avec une partie de son équipe dans la soirée, par des hommes armés qui, fort heureusement, leur ont laissé la vie sauve. Evidemment, puisque ce n’est visiblement pas la vie qu’ils cherchaient… ils ont emporté la totalité des matériels informatiques qui devaient servir pour surveiller de très près le déroulement des élections.

Sur le terrain comme à l’interne, le blocage est plus palpable que jamais. Cette situation qui met déjà en exergue une participation inéquitable au processus, va sans doute conduire à des élections biaisées dont s’en suivra une crise de fiabilité des résultats, quel qu’ils soient. Et peu importe le vainqueur, le prochain pouvoir aura déjà manqué de légitimité. Question : Faut-il vraiment continuer d’ensorceler le processus ?

La Pros.

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