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Atterrissage épineux !

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Les élections en RD. Congo, ce n’est plus qu’une affaire des jours. Cependant, à voir le décor planté entre les éléments jacents et sous-jacents qui régentent le processus électoral actuel, il appert que ces scrutins fixés à la date du 23 décembre 2018, conformément à l’almanach de la CENI, ne seraient en mesure de dénouer la crise née au cours de l’année 2016 faute d’une tenue effective des élections à la fin du second et dernier mandat du Président Kabila. Ce, d’autant plus que, jusqu’à ce jour, certaines questions divisent encore les esprits et crispent, par ricochet, ledit processus. Il s’agit de la machine à voter, des dix millions d’électeurs ‘’fictifs’’ dans le fichier ou de la problématique de la redynamisation de la Centrale électorale. Mais, c’est spécialement concernant le sujet de la machine à voter que les loups s’empoignent. Car, nonobstant ce qu’on peut considérer comme volte-face de certaines composantes de l’opposition, principalement l’Udps et de l’Unc, le camp Lamuka qui, formé par les cinq leaders dont Katumbi et Bemba, a, de son côté, présenté Matin Fayulu comme son candidat à la présidentielle, mène une campagne contre cet outil électronique. D’ailleurs, cette coalition née à Genève, appelle le peuple congolais à s’imprégner  du vote traditionnel avec les bulletins papiers. Une chose qui, en effet, demeure irréalisable pour la CENI d’autant plus que son président, Corneille Nangaa, a, depuis, déclaré qu’il serait impossible d’organiser les joutes électorales cette année sans la machine à voter. En d’autres termes, il faudra donc à Martin Fayulu et ses paires d’appréhender d’une autre manière la situation afin de baliser le chemin de la première alternance pacifique et démocratique au Congo-Kinshasa qui, dans la ligne droite du chronogramme électoral, devra se faire le 12 janvier 2019. Cependant, pour arriver à cette fin, il faudra déjà que la campagne électorale lancée depuis le 22 novembre dernier se parachève, en bonne et due et forme, afin de donner suite à cette tenue des élections à l’inexorable date du 23 décembre 2018. A cette allure, l’avion du processus électoral qui a décollé le 5 novembre 2017 par la publication du calendrier risque d’atterrir sur un terrain pétri des épines. C’est donc cet atterrissage épineux  qu’il faudra, à tout prix, éviter.

Gaston Kisanga

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