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Festivités de fin d’année et tenue des élections : Joseph Kapika lutte contre la rupture des stocks des vivres

Festivités de fin d’année et tenue des élections : Joseph Kapika lutte contre la rupture des stocks des vivres

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Le Ministre d’Etat, Ministre à l’économie nationale, Joseph Kapika, a conféré avec une délégation des opérateurs économiques qui œuvrent dans le domaine de l’alimentation. Il a voulu s’assurer, une fois de plus, qu’avec les festivités de fin d’année qui coïncident avec la tenue des élections en RDC qu’il n’y aura pas de rupture des stocks de vivres. Son souci majeur est que les Congolais puissent avoir de la nourriture avant et au-delà du 31 décembre 2018. Il préside, ce matin, à Lubumbashi, une réunion avec les autorités provinciales et de la Fec pour sauver les grandes villes du grand Katanga sous menace de rupture des stocks.

Avec l’Administrateur délégué de la Fédération des Entreprises Congolaises qui vit au quotidien les stocks de ses affiliés, Joseph Kapika a voulu transmettre, clairement, un message clair sur la rupture des stocks des vivres. Il a été convenu, à la demande de la Fec, de lancer une mission de surveillance et, aussi, à sa demande de suspendre toutes les missions de contrôle sauf celle de cas avéré sur la fraude douanière.

Le Ministre d’Etat à l’économie national a exprimé ses regrets de constater que des produits frais sont vendus à même le sol dans certaines  chambres froides. Il a saisi cette opportunité pour lancer un message fort pour que cette pratique cesse. : ‘’Ces opérateurs économiques exposent la population à la maladie et à la mort. On fait des affaires pour gagner de l’argent. On ne fait pas des affaires pour distribuer la maladie et la mort. Parce que certains opérateurs économiques ont choisi de faire entrer la marchandise par la fraude et brisent la chaîne de froid, nous n’allons pas être indulgent envers eux ’’.

Kasumbalesa ventre moue

Joseph Kapika a fait savoir que ce qui se passe à Kasumbalesa risque de conduire à une rupture des stocks dans les trois villes du grand Katanga notamment, à Lubumbashi, Likasi et Kolwezi. Ce matin, il tient une réunion avec les autorités provinciales, les opérateurs économiques afin de scruter les voies et moyens d’une solution pour éviter que cette situation n’arrive en ce moment.

Elections et festivités de fin d’année

A chaque fin de l’année, une réunion est ténue avec les opérateurs économiques qui sont dans le froid, surtout ceux qui évoluent dans l’alimentation pour évaluer leurs stocks et rassurer le gouvernement sur la disponibilité des vivres. ‘’A la veille des élections du 23 décembre 2018 et aux festivités de Nativité et de Nouvel An, nous ne voulons pas que dans certains coins de la République, qu’il n’y ait pas de la nourriture’’, a déclaré le délégué de la Fec, accompagné de quelques opérateurs économiques.  Il a rassuré qu’il y a suffisamment des stocks. Mais, le problème qui se pose, poursuit-il, est celui des taxes qui frappent les produits.  ‘’Certaines autorités ont pris l’habitude de ne pas respecter les textes qu’ils signent. Que ce soit la loi où un arrêté qu’ils prennent, qui est du jour au lendemain bafoué. C’est ainsi que vous observez que la baguette du pain qui était si grand hier, devient de plus en plus petite et coûte cher ; le mpiodi qui avait un prix donné devient plus cher ’’, soutient le Ministre.

Au sujet de la suppression de la mission de contrôle qu’elle a eu à faire admettre à certaines régies financières, que nous avons suspendue sauf le contrôle fiscal au premier degré, celui que fait la DGI et non une autre régie financière. Malheureusement, dénonce la Fec, certaines régies ont commencé à faire le contrôle sur place. Selon lui, le gouvernement encadre 30 à 35% des opérateurs économiques. Les autres sont dans l’informel. ‘’Nous avons fournis les pistes pour que ceux qui sont dans l’informel soient dans le formel mais ces pistes ne sont pas appliquées. C’est ainsi qu’il y a en RDC des commerçants qui ne paient ni impôt, moins encore la douane’’, a déploré le délégué de la Fec. Il ajoute : ‘‘Nous qui travaillons dans la légalité, malheureusement, nous sommes obligés parfois de licencier les travailleurs avec regret de constater qu’un Congolais qui travaille entraîne derrière lui plus de trente personnes’’.

La Redevance logistique terrestre tue le Katanga et Matadi

Au Port de Matadi tout comme à Kasumbalesa, la redevance logistique mène une vie difficile aux opérateurs économiques. La Fec explique, ‘‘par exemple à Matadi, tous les camions conteneurs qui viennent de Luanda arrivent directement à Kinshasa. Le Port n’est plus opérationnel. Ici, le droit d’entrée à la douane est moins cher par rapport à nous avec une panoplie des taxes. De même au Port de Matadi la SCTP ne fonctionne pas par le fait que le Port de Pointe noire achemine des conteneurs jusqu’à Kinshasa. La redevance logistique a affaibli le MGT qui fonctionnait encore. Au Katanga, cette redevance coûte Usd 460. A Kasumbalesa et avec les pays voisins du corridor nord  notamment,  en Zambie, Tanzanie, les opérateurs économiques déboursent Usd 600. Ce qui fait que les marchandises arrivent très chers en RDC. Il faut que le Gouvernement  puisse prendre des mesures qu’il faut pour faire respecter ses lois et Arrêtés pour que ce qui se passe à Kasumbalesa s’arrête’’.

Peter Tshibangu

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