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Secousses !

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Le processus électoral actuel souffre et souffrira du manque de crédibilité, sachez-le. La ‘’machine à voter‘’ dont la décision dictatoriale sur son utilisation pour les scrutins de décembre 2018 qui n’a rencontré que l’assentiment de trois congolais sur dix, est tout sauf rassurante. C’est donc un système de vote que la CENI  qualifie d’imprimante, mais qui va endurer l’absence de l’acceptabilité de ses portées. Ce, sans compter les autres embûches qui placent, aujourd’hui plus qu’hier, les protagonistes à couteaux tirés. Les retombées de l’Accord de la Saint Sylvestre signé le 31 décembre 2016 sont toujours butées à leur non-application, et s’ajoutent ainsi aux obstacles placés sur les différents chemins des candidats de l’opposition faisant de cette campagne électorale, et même de ces élections, les plus antidémocratiques possible. La liberté d’expression et de mouvement n’est plus qu’une phrase sans considération en RDC. Le dérapage est ahurissant.  Mais, il n’y a vraiment pas moyen d’éviter cela ?

Le peuple congolais fonce tout droit vers des scrutins dont la démarche fait défaut et dont les résultats seront, indubitablement, contestés. Le camp du refus et de la contestation grossi tous les jours mettant dans une situation de calvaire les prochains gouvernants qui n’auront été élus que par défi. S’il y a réellement tenue des élections bien entendu… Puisqu’avec les scènes que viennent de livrer Lubumbashi et Kolwezi, le doute n’est plus qu’à quelques altitudes des têtes des congolais, les pauvres électeurs. Où va-t-on ?

D’aucuns n’ignorent que les nombreuses crises multidimensionnelles incessantes et interminables par lesquelles traverse la RD. Congo depuis plusieurs années, continuent sans cesse de tirer cette dernière vers le bas. En effet, le pays avance à reculons dans une atmosphère funeste installée intentionnellement par ceux qui se nourrissent de ce trouble du fonctionnement normal du régime politique pour survivre. Oui, il s’agit bel et bien de la ‘’crisophagie‘’. Maintenant que la Nation est au terme d’une année trouble marquée notamment, par l’organisation, bon gré mal gré, des élections, il s’agit là d’une autre étape de confrontation qui alourdi davantage le palmarès déjà exécrable.

Malgré les nombreuses crises encore non résolues sur tous les plans de la vie, celles de la légitimité, du respect des textes, de la crédibilité du processus, de la fiabilité des résultats et de la légalité des élus et même la crise diplomatique vont renforcer le chaos tant que les acteurs sociopolitiques n’exécuteront que les vœux de leurs cerveaux formatés pour satisfaire les intérêts égoïstes. Il est plus que temps, peut-être pas trop tard,  de trouver des solutions idoines à travers un consensus autour des questions vitales en vue de délivrer le pays. Pensez à la progéniture…

La Pros.

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