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Volte-face !

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La crise de légitimité n’a pas attendu l’après élections pour se rendre effective dans le chef des instances de prise de décision en RD. Congo. Oui, cela a été annoncé depuis belle lurette… avec un processus électoral aussi truffé d’incommodités et d’un déficit imminent du respect de la Constitution et des principaux accords pacifiques, c’est une fin tragique qui se préparait à l’horizon de manière volontaire et dans l’indifférence la plus totale. Ajouté à cela les mandats obsolètes des membres du Gouvernement et ceux des institutions publiques en commençant par le Chef de l’Etat qui, après avoir épuisé son deuxième et dernier mandat à la tête du pays, a bénéficié d’une rallonge de deux années qui ne semblent toujours pas être suffisants.

Tout ceci a tué et enterre vivant les séquelles du respect qui trainaillaient encore auprès du peuple congolais. Plusieurs opposants se sont révoltés contre tous ces mandataires qui, selon eux, sont hors mandats constitutionnels, prônant l’idée qu’ils n’ont plus d’ordre, ni de leçons à recevoir des ventriotes du pouvoir. Déjà que même dans un semblant de principe et de démocratie, la plupart des ministres ne jouent plus le rôle leur attribué comme il se doit. Et qu’en est-il de cette période folle où les mandataires publics utilisent les biens de l’Etat pour des fins intrinsèquement personnelles… ?

N’empoche de la considération que celui qui l’offre. Dernièrement, alors que Martin Fayulu foulait la capitale congolaise, attendu par un bain de foule devant lequel il devait s’adresser, il a été empêché, comme tout au long de sa campagne, de poursuivre normalement ses activités, se voyant buté aux éléments des forces de l’ordre, pour ne pas dire de l’embarras, qui finalement se sont affronté stupidement à la population présente sur la Place Sainte Thérèse. Puisque pour les autorités congolaises le danger vient de partout, il était judicieux de mettre fin à la campagne électorale à Kinshasa pour les candidats président de la République, deux jours avant la date limite. Ce qui est contraire à la Loi électorale bien entendu…  Prenant les taureaux par les cornes, le Tandem Kamerhe-Tshisekedi a difficilement acquiescé le report des élections fixées désormais au 30 décembre prochain, et a décidé de poursuivre avec la campagne jusqu’à 24 heures du scrutin comme prévu dans la loi. La volte-face n’en est qu’à ses débuts… Il risque d’arriver bien pire si certaines gens ne veulent pas rendre cette République effectivement démocratique.

La Pros.

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