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Kinshasa : les rivières urbaines servent de vidoirs…

Kinshasa : les rivières urbaines servent de vidoirs…

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La pollution de l’eau menace le monde. Les substances telles que les produits chimiques, les déchets industriels dégradent la qualité de l’eau consommable. Elle constitue donc une vraie menace pour la vie humaine. Dans la ville de Kinshasa, au quartier Kinsuka-pêcheurs, dans la commune de Ngaliema, les habitants jettent les immondices le long du Fleuve Congo. Il est de plus en plus pollué. Des tas d’ordures non dégradables, déversés par cette population étouffent la vie des poissons et d’autres espèces animales qui y vivent. Kinsuka-pêcheurs est un quartier qui se trouve à proximité du fleuve qui, aujourd’hui, sert de vidoir. Ils y jettent des tonnes d’ordures en plastique et autres matières non biodégradables.

Alors que la planète s’engage dans la lutte pour la protection de l’écosystème et la prévention du réchauffement climatique, aux abords du Fleuve Congo, le souci ne semble pas être le même. La population de ce côté se sert des cours d’eaux comme une poubelle mouvante. La conséquence est que les végétaux marins sont étouffés et l’écosystème fluvial sérieusement menacé.

Selon Kevine Mayala, une habitante du quartier Kinsuka, c’est par manque de dépotoirs publics que ces riverains jettent les immondices dans le fleuve. ‘’On n’a pas des poubelles dans nos parcelles. C’est pour cela que nous déversons les saletés dans le fleuve‘’.

Il n’y a pas que les habitants de Kinsuka qui contribuent à la pollution de l’eau. Il y a également les sociétés brassicoles ainsi que les embarcations à moteur qui font couramment l’écoulement des huiles usées dans le fleuve.

La pollution plastique est aussi une réalité plus qu’évidente en RDC. Les bouteilles en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastiques, les couvercles, les pailles en plastique sont des produits couramment utilisés à Kinshasa. Ces déchets sont jetés dans les poubelles, dans les caniveaux et dans les cours d’eaux, entraînant des conséquences fâcheuses sur l’écologie et la santé humaine. Le constat est aussi fait dans la rivière Kalamu où les plastiques ne cessent de prendre de l’ampleur et bouchent même le passage de l’eau. Face à ce constat, l’on se demande s’il existe des institutions en RDC en charge de l’assainissement et de l’hygiène publique ?

L’article 53 de la Constitution stipule que toute personne à droit a un environnement sain et propice à son épanouissement intégral et que l’Etat doit veiller à la protection de l’environnement et à la santé de la population. Ce qui n’est pas le cas en RDC. L’Etat congolais devrait contrôler les endroits où les industries qui sont opérationnelles pour évacuer les déchets. Il faut également poser des dépotoirs publics dans chaque quartier de la ville si possible. Sans quoi, elle restera dans cet état criant de pollution avec toutes les conséquences sur la santé.

Il y a des maladies telles que le cholera, les troubles intestinaux et tant d’autres.

Mesures palliatives

La sensibilisation reste le seul remède efficace pour la conscientisation de la population. A Kinshasa, par exemple, ce sont les populations qui habitent le long de différents cours d’eaux qui sont les agents pollueurs.  Les kinois ne doivent pas considérer ces rivières comme des poubelles qui peuvent tout recevoir, car l’eau qu’ils consomment provient de ces cours d’eaux qu’ils polluent chaque jour. Il faut que chacun se sente responsable des déchets qu’il produit.  Qu’il ne les jette pas n’ importe où. Il faut apprendre à jeter les ordures dans les poubelles et non dans la rue ou dans le fleuve.

Si les ordures biodégradables peuvent être tolérées, il n’en est pas le cas pour les déchets non dégradables, tels que les boites de conserve, les sachets  qui restent des années et des années dans les cours d’eau.

Il est urgent que la RDC fasse des efforts conséquents pour éradiquer ce fléau au profit du bien-être des populations et de sa biodiversité. Jadis appelé Kin la belle, cette appellation est loin d’être une réalité aujourd’hui. Kin la belle n’est qu’un lointain souvenir en lieu et place de Kin la poubelle.

Dorcas Nzumea

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