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Mauvaise odeur

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Le train électoral continue sa marche. Le rendez-vous manqué du dimanche 23 décembre dernier devra être rattrapé le dimanche 30 décembre courant, s’il faut dans tous les cas, croire aux assurances de la CENI que coiffe Nangaa. Evidemment, des voix qui appellent la CENI à respecter son agenda électoral n’ont de cesse de se multiplier. Hélas ! La mauvaise odeur entache, contre toute attente, ce processus électoral caractérisé par des machines à voter qui se consument à la veille des élections, l’insécurité dans certaines zones du pays, le crash d’avions et autres contraintes de tous ordres, du reste, à prendre au sérieux. En effet, il appert que plus d’un congolais, dans les villes et villages du pays, expriment à cor et à cri toute leur soif à sanctionner les acteurs  politiques en lice, aussi bien à la présidentielle qu’au niveau de la députation nationale et provinciale. A tout dire, l’absence des surprises  désagréables enregistrées à travers l’étendue du territoire national à la date du dimanche dernier où le prochain successeur de Joseph Kabila devait être choisi ; puis rendu provisoirement publique le mardi 25 décembre courant, jour de Noël, est loin d’être un non évènement. Dans certaines officines, l’on soutient par ailleurs que le mot d’ordre des principaux leaders de l’opposition, en l’occurrence Félix Tshisekedi et Martin Fayulu, pour ne pas citer le Chairman du MLC, Jean-Pierre Bemba et le richissime homme d’affaires, Moïse Katumbi, a été scrupuleusement mis en œuvre par des compatriotes qui n’étaient guère prêts à digérer la surprise de Corneille Nangaa. Si l’on ne peut, cependant, donner tort à ceux qui doutent jusqu’ici, de la capacité de la CENI à apprêter les urnes endéans une semaine qu’elle s’est fixée, il va de soi que des Intelligences qui fustigent le vase clos du Gouvernement congolais qui a récusé tout soutien de la Communauté Internationale agissante en RD. Congo par le biais de la MONUSCO, n’auront pas non plus tort. Jusqu’où irait le grand flou qui émaille encore l’alternance démocratique attendue depuis 2016, l’année qui marquait la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du Président en place ? De près ou de loin, cette question a dû, sans nul doute, taraudé les esprits, la semaine dernière, de nombreux congolais disséminés dans les 26 provinces du pays face à la décision de la CENI qui annonçait, pour la troisième fois, le report des joutes électorales. Tout compte fait, la ferme volonté d’aller aux urnes à la date nouvellement fixée par la Commission Electorale Nationale Indépendante résonne dans le chef tant de la classe politique que de l’ensemble de l’opinion. Ce mardi 25 décembre 2018, les Chrétiens en RD. Congo, en dépit de la situation politique dominée par ce processus électoral tiré en longueur, permettant ainsi un glissement naturel du régime que coiffe le Président Kabila, se souviendront, contre vents-et-marrée de Jésus-Christ ressuscité d’entre les morts. Cela, entendu que le grand évènement tant attendu du jour, celui lié à la publication par la CENI des résultats provisoires de l’élection présidentielle manquée, n’aura lieu que très prochainement. Entre incertitude et vœu tous azimuts d’aller aux élections cette année, la mauvaise odeur est si souvent évidente. Du moins, il y a lieu de faire sans fin confiance à la CENI qui rassure jour et nuit.

Jacques Kitengie

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