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Renaissance !

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En RD Congo, cette dernière semaine de l’année 2018 est marquée par deux événements majeurs : les festivités et les élections. Dans la méditation, comme de coutume, des millions de Congolais ont vécu Noël, les esprits tournés vers les scrutins combinés, la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales, du dimanche 30 décembre prochain.

De plus en plus, le spectre de la contestation hante une frange importante de la classe politique, plus particulièrement l’aile dite radicale de l’Opposition incarnée, aujourd’hui, par la Coalition LAMUKA et le Cap pour le Changement (CACH). Ces élections pluralistes tant attendues, depuis 2016, auront lieu dans un contexte extrêmement tendu, surtout après le dernier report en date.

Initialement, le débat politique était orienté beaucoup plus sur le financement du processus électoral de même que l’accompagnement de la communauté internationale. D’un ton ferme et assuré, le Président de la République sortant, Joseph Kabila, et son équipe gouvernementale ont répété, à maintes reprises, que la RDC, «pays souverain», financera seule et entièrement son processus électoral. Les dirigeants congolais sont donc restés farouchement opposé à toute ingérence étrangère notamment, celle de la MONUSCO.

Quelque temps après, une vive controverse sur l’usage de la machine à voter, sur le fichier électoral qualifié de «corrompu» avec près de 10 millions d’électeurs présumés fictifs, et sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a fortement marqué la période préélectorale et la campagne électorale clôturée le 21 décembre dernier. Jusqu’à présent, le parti-phare de l’Opposition, l’UDPS, ne parvient toujours pas à changer son représentant au sein de cette Institution d’appui à la démocratie.

Présentement, c’est la contestation des résultats qui profile à l’horizon. Martin Fayulu de LAMUKA et Félix Tshisekedi de CACH accusent le pouvoir en place de chercher à tout prix à tricher pour faire élire son champion, Emmanuel Ramazani Shadary, comme Chef de l’Etat. Selon ces opposants, le récent faux sondage attribué à tort au magazine Jeune Afrique serait une tentative du FCC de conditionner les esprits à des résultats truqués d’avance.

A l’épilogue de cette bataille électorale où 15.358 candidats Députés nationaux se disputent 500 sièges et 19.640 candidats Députés provinciaux s’entredéchirent pour 718 places disponibles, le CNSA demande, de manière pressante, à la CENI de recourir à l’aide de la communauté internationale. «Plus d’excuses après le 30 décembre 2018», dixit Joseph Olenghankoy… C’est donc la ligne rouge à ne pas franchir.

Cette Nativité doit donc être un moment propice pour le renouvellement de la méthodologie de travail, la remise en question dans l’arène politique, la réorientation des choses, la réinvention de cette République qui peine à décoller depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale. Que le petit enfant Jésus naisse dans le cœur endurci des nombreux  acteurs politiques en vue d’un avenir meilleur de cette grande Nation. Vivement la Renaissance.

La Pros. 

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