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Shadary, Fayulu, Félix Tshisekedi, Badibanga et consorts. 30 décembre 2018 : les congolais tranchent !

Shadary, Fayulu, Félix Tshisekedi, Badibanga et consorts. 30 décembre 2018 : les congolais tranchent !

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*La machine à voter sera là. Les bulletins aussi. Les candidats, toutes tendances confondues, sont appelés à contribuer à la réussite du processus électoral. Sans troubles, ni chaos, les congolais ont là, l’opportunité de se choisir leurs futurs dirigeants, nonobstant les écueils ainsi que toutes  les autres mièvreries techniques résultant, logiquement, d’un processus aux conditionnalités aussi  complexes et que  multiples.   Surtout qu’il s’agit d’un pays aux dimensions continentales, avec 2.345.000 Kilomètres carrés et ses neuf voisins dont l’œil inquisiteur dans ce processus n’est toujours pas le bienvenu, selon que le gouvernement congolais avait décidé, du moins pour cette fois-ci, de financer, tout seul, le coût y relatif.

Allons à l’essentiel

Si longue aura été l’attente,  l’essentiel  est qu’enfin, dès les premières heures du  matin de ce  dimanche 30 décembre 2018, plus précisément à six heures, les bureaux de vote seront ouverts.

A ce sujet, la CENI, à l’en croire, aurait pris des dispositions afin que les agents commis à la tâche soient, quant à eux, sur les lieux de vote à 5 heures pour tout apprêter, c’est-à-dire, les kits dont les urnes, les isoloirs, les bulletins de vote, les PV ainsi que tous les autres documents nécessaires, sans oublier, évidemment, la machine à voter, quoique fortement contestée  par Lamuka et les autres candidats engagés dans la course à la Présidentielle 2018, pour accueillir les électeurs.

En termes de procédures, chacun des ceux qui y sont attendus devrait, normalement, se prémunir de sa carte d’électeur qu’il présentera aux assesseurs attitrés avant que ceux-ci ne lui remettent les bulletins de vote assortis de trois choix à opérer en vertu de trois scrutins, à savoir, la Présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales qui doivent se dérouler en une séquence et en un jour, conformément aux options levées, depuis la fin solennelle des discussions directes, sanctionnées par la signature de l’Accord de la Saint Sylvestre,  conclu sous la férule des Evêques, le 31 décembre 2016,  au Centre Interdiocésain, à la lisière de la Gombe.

Ici, il est important de relever qu’après le vote,  le vrai travail va commencer pour les observateurs et témoins. Si pour la Présidentielle 2018, la tâche paraît aisée, il n’en est pas, cependant, le cas, pour les législatives nationales et provinciales.  Tenez ! Plus de quarante millions d’électeurs devront, au fait, départager 15.358 candidats à la Députation Nationale, 19640 candidats à la Députation Provinciale. Puis, l’affaire du seuil de représentativité pourrait intervenir, comme pour en découdre et  couper l’herbe sous les pieds de tous les compétiteurs.  Du moins, au niveau des législatives nationales et provinciales, personne ne peut prétendre détenir d’avance, le pronostic de toutes les faveurs pour crier à la victoire sans pour autant être rattrapé à l’annonce des résultats par la CENI, si jamais l’affaire du seuil était appliquée avec sévérité.

Quoi qu’il en soit, nombreux de tous ceux qui, depuis plus d’une décennie, rasaient les murs du Palais du Peuple, pour parler au nom  des plus démunis, ne reviendront, certainement, pas à l’hémicycle,  du moins, dans leur majorité.

Il y a aura, certes, beaucoup d’appelés  mais,  trop peu d’élus. Car, en effet, non seulement que les places sont limitées. Mais, après tout, le seuil aura été, sans nul doute, l’épée de Damoclès  que les Députés sortants, eux-mêmes, du haut de leur gloriole, auront choisi de suspendre sur les propres têtes.  Voilà que de manière générale et sans la moindre complaisance, ils seront, à tout prix, rattrapés, lors du verdict des urnes.

2019, l’après-Kabila a sonné…

Désormais, la CENI se veut plus claire que l’eau de roche dans un verre clair.  Tout récemment, en effet,  alors qu’elle venait de décider de postposer la tenue des élections à Beni, Butembo et Yumbi vers mars 2019, la CENI a, plutôt, publié un tout nouveau calendrier actualisé, retouché ou redimensionné.

Ainsi, le 30 décembre 2018, confirme-t-elle la tenue de la Présidentielle jumelée aux législatives nationales et provinciales. Le 6 janvier 2019, elle publiera les résultats provisoires pour la présidentielle. Le 15 janvier 2019, la Cour Constitutionnelle, en vertu des résultats provisoires de la CENI, tels qu’examinés à la lumière des recours et autres contentieux électoraux, publiera, à son tour,  les résultats définitifs qui consacreront, in fine,  la victoire de celui qui les aura emportées, de haute lutte.

Et, enfin, le 18 janvier 2018, Kabila, plus 18 ans de règne, depuis qu’il avait succédé à Mzee Kabila, le 26 janvier 2001, passera le fanion de commandement à son successeur élu.

A tout prendre, à l’occasion de la prestation de serment,  il cèdera les clés du Palais de la Nation, avant de se retirer de l’avant-scène politique  et d’envisager la possibilité de commencer à  se consacrer, comme il l’avait si bien dit, lui-même, dans une interview au journal belge Le Soir, à ses autres occupations post-présidentielles.

D’ailleurs, l’opinion se souviendra qu’en âme et conscience,  Kabila avait, lors  de cette même interview,  dit et répété que constitutionnellement parlant, il était  Sénateur à vie et qu’il souhaiterait continuer à vivre en RD. Congo où il dispose de plusieurs plantations, sans compter des fermes et autres activités,  tout en signalant qu’il est et demeure un militaire de réserve.  Plus tard, dans une autre interview récente, il n’excluait nullement la possibilité, pour lui, de revenir aux affaires en 2013, si les congolais lui en offraient, une fois de plus, l’opportunité. Comme quoi, l’avenir immédiat du Congo-Kinshasa promet encore de nouvelles surprises.

Germes de contestation

Déjà, le spectre de la contestation est, décidément, planté. La ville morte décrétée ce vendredi, même si l’on peut rechigner sur les prouesses réalisées, participent du jeu de la remise en question de la crédibilité des élections, de la fiabilité des résultats et, même, de l’acceptabilité des résultats. Théodore Ngoy, las d’attendre des réponses en amont aux nombreuses préoccupations soumises à la CENI, a carrément saisi, depuis hier, la Cour Constitutionnelle contre le report des élections. Ce n’est qu’une première. Car, sur un tout un autre registre, Samy Badibanga Ntita, lui aussi candidat, parlait de la nation amputée, de la démocratie étranglée en ce qui concerne la mise à l’index de Beni, Butembo et Yumbi.

Tout porte à croire que si, en tout état de cause, les candidats de l’Opposition n’ont pas voulu se mettre ensemble pour le sprint final, il les  seront forcément, pour une union sacrée, au niveau de la contestation. D’où, le démon de la crise  de légitimité, avec ses effets pervers et pernicieux, n’est toujours pas vaincu.

LPM

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