Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Urnes : clé d’ouverture vers un Etat de droit

Urnes : clé d’ouverture vers un Etat de droit

This post has already been read 198 times!

Le peuple congolais  est appelé à considérer que les élections du dimanche 30 décembre sont la clé d’ouverture vers un Etat de droit, du chemin, du pèlerinage vers le Congo nouveau. Il effectue demain dimanche un véritable ‘’exode’’ pour aller voter. Qui voter ? Il devra avoir à l’esprit que l’histoire de la RDC comme celle de son salut doit vaincre en lui tout sentiment  de défaitisme ou de désespoir. C’est le moment de rejeter le sempiternel discours démentiel, délirant, décevant, et trouvant facilement de justification évasive et politique dans une eschatologie de souffrance.  L’électeur de demain est plutôt  éclairé dans son opinion afin de renoncer à l’humiliation pour un bien supérieur et noble de la République à venir. 

C’est vers la 5ème  République que le Congolais marche depuis 2016.  Après des jours de lutte, ce voyage fonde les espérances de tant des fils et filles de ce grand pays en dépit de toutes les manœuvres politiciennes pour empêcher la barque des élections d’accoster et ainsi permettre à ses ‘’voyageurs’’ d’entrer au village de la 5ème République. Il n’est pas trivial de rappeler ici tous les évènements malheureux survenus pour faire sombrer le navire des élections.

En effet, tout le monde garde encore frais dans la mémoire l’extraordinaire expérience de Conclave de la cité de l’Union Africaine, conduit par le Togolais Eden Kodjo avec ses débuts tâtonnants et les Concertations politiques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, qui a abouti à un Accord dit de la Saint Sylvestre. Non loin de nous encore, la profanation des Eglises et les répressions sanglantes vécues. En plus de cela, il faut noter l’aggravation de la situation sociale de masses, la satisfaction des intérêts égoïstes des minorités, l’indiscipline budgétaire caractérisé par des dépenses de prestige et l’improvisation des dépenses publiques  aux cotés des enfants sous-alimentés, des fonctionnaires sous-payés, des routes délabrées, des formations médicales devenues des mouroirs, des élèves et étudiants qui ne savent pas non seulement terminer leur scolarité annuelle mais aussi prendre leur inscription. Sont là les thèmes que les candidats ont dit à la population et promettaient de réparer.

Pourquoi ne pas s’interroger sur un tableau aussi sombre devant l’urne ?

Aussi, pourquoi ne pas penser de façon mûre et sage sur les enjeux du lendemain de notre pays, c’est-à-dire, du changement ?

Le redressement de la Nation congolaise  est envisagé, aujourd’hui, par l’entrée dans la Cinquième République qui se fera au moyen des élections. L’urgence et la nécessité de cette nouvelle République traduisent le malaise que subit le peuple. Ce dernier s’est senti trop absent dans la gestion de son patrimoine. Et c’est lieu de rappeler que, pendant la colonisation, le Congolais n’avait pas droit au chapitre, il était à la limite un assimilé ; victimes des nombreuses injustices, sans aucune emprise sur son destin. Ce fut alors la lutte pour l’indépendance. Voilà que le pouvoir remis aux autochtones, ce fut la continuité du calvaire congolais. Paradoxe : les mesures d’application de précédents gouvernements ont dépouillé la RDC de tout ; au point que la colonisation est tant souhaitée par ceux-là qui l’ont connue dans ses bienfaits sociaux.

Aujourd’hui, encore, la méconnaissance de la valeur humaine, le cynisme endogène exercé par les différents dirigeants qui se sont succédés sur ses propres frères et sœurs, appellent illico presto à plus de clairvoyance de maturité et de discernement demain dimanche devant l’urne.

Au regard de toute cette lecture historique relative aux échéances démocratiques, le peuple de ce pays doit ouvrir l’œil et le bon, il doit se réveiller de son sommeil  et décider de prendre en main sa destinée et accéder à une vie minimale et humainement acceptable.

C’est dans cette perspective que la majorité des Congolais devrait se présenter devant les urnes. C’est-à-dire que toutes les populations qui ont subi les méfaits politiques, socio-économiques, culturels et éthiques doivent assister à la dépouille de 18 ans de règne qui, en outre, tente de refuser les funérailles.   Après tout ce calvaire, les populations congolaises, toutes, ont le mérite d’aspirer à un système qui soit à même de prendre en compte leurs problèmes et de restaurer la crédibilité de leur pays hypothéquée depuis de lustre.

C’est cela démocratie.

Peter Tshibangu

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com