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Ville-morte à Kinshasa : entre succès et bannissement !

Ville-morte à Kinshasa : entre succès et bannissement !

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La ville-morte du vendredi 28 décembre dernier a fait couler encre et salive dans les débats animés sur la place publique. Divergence totale à ce sujet. Deux optiques se sont clairement dessinées. Entre réussite et échec, dans le langage des Kinois surtout, les propos ne s’harmonisent pas. Il s’agit, pour certains, d’une communication sans aucun impact, du moins pour Kinshasa, et pour d’autres, il est question d’une journée plus ou moins réussie.

Décor

Grâce matinée ou fausse alerte ? A Kinshasa, semble-t-il, la matinée de ce 28 décembre  a été d’un calme immédiatement perceptible. Les automobilistes se sont presque ennuyés pour arriver dans les arrêts de bus respectifs. De même pour leurs clients qui se sont faits aussi rares.

Quid de la motivation ?

En sillonnant les rues de la capitale, l’on se rend immédiatement compte que le bruit n’aurait pas couru aussi vite qu’on pouvait le penser. Il s’avère qu’il y aurait des personnes qui ignoraient totalement l’éventualité d’une journée décrétée «ville-morte».

‘’Je n’ai eu aucune information sur la ville-morte, je suis sorti de la maison le matin, comme toujours, pour venir vendre‘’, a déclaré Jeancy, vendeur d’insecticides sur l’avenue de l’hôtel de ville de Kinshasa.

Suivant les principes d’exception qui confirme la règle, si certains n’en connaissaient pas la portée, d’autres avaient l’information. Pourtant, ils n’ont pas jugé pertinente cette démarche. ‘’J’étais au courant de la journée ville-morte. Mais, comme j’étais préoccupée par l’achat des vêtements pour les enfants et articles de beauté pour moi-même, j’ai décidé de ne pas le prendre en compte‘’, a lâchée Nadine Kap’s, une habituée du marché central. ‘’Pour moi,  renchérit-elle, la ville-morte n’a pas du tout marché, même pas un peu. Parce que je viens de la Gombe où je travaille dans un chantier et,  de là on m’a appelé pour venir surveiller des travaux à Lingwala. Leur mot d’ordre n’a pas été pris en compte surtout que,  depuis ce matin,  les véhicules circulent normalement et vont dans tous les sens. La circulation est calme, mouvementée et bonne… les injonctions des Politiciens ne m’intéressent en rien, le plus important pour moi est de sortir le matin, aller chercher quelque chose pour ma famille et revenir chez moi. Tant qu’on ne me dérange pas dans ça, le reste n’est pas mon affaire‘’, a laissé entendre un jeune débrouillard.

Réussite

‘’J’habite la commune de Barumbu et je suis vendeur ambulant des yaourts. Contrairement à chaque jour,  le marché d’aujourd’hui n’est pas fameux. La ville a été très timide et froide. Sur l’avenue Bokassa, à peine quelques véhicules  et un arrêt de bus quasiment vide. Tout le monde a peur’’, a clamé un vendeur ambulant.

Renforçant les propos de son prédécesseur, Djo,  jeûne homme cordonnier dépassant la vingtaine, qui parle d’un chaos dans le grand marché Zando vers 7h00 du matin. Par psychose, dans le chef de plusieurs, les personnes craignent même d’aller un peu plus loin de leur toit. D’aucuns pensent, selon ce jeune gens,  que tout peut bondir à tout moment. Toutefois, à chacun de juger selon ses prises de position, ses analyses et sa lecture de la situation.

Gracia Kindji

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