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Victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle : des marrées humaines en fête, CACH et LAMUKA à couteaux tirés !

Victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle : des marrées humaines en fête, CACH et LAMUKA à couteaux tirés !

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La victoire du Président de l’Udps, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, suscite mille et une réactions au pays comme sur l’ensemble de la planète ‘’Terre‘’. Elle unit ; mais aussi divise. En amont, il faut indiquer que dès l’annonce par la CENI du vainqueur à cette rude compétition électorale de l’an 2018, des marrées humaines n’ont pas hésité d’inonder les artères de plusieurs villes et cités du territoire national pour saluer le tout premier triomphe de l’opposition congolaise, à la tête des institutions du pays. Malheureusement, force est de souligner qu’en aval, l’aile sœur de la coalition de l’opposition Cap pour le Changement, CACH du duo Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, à savoir : LAMUKA de Martin Fayulu et ses colistiers  Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi Chapwe, Adolphe Muzito, Jean-Philibert Mabaya Gizi, Freddy Matungulu et Cie, n’est pas allé par quatre chemins pour contester, immédiatement, les résultats de la CENI.

L’Udps aux commandes

En effet, le Président du principal parti de l’opposition congolaise, Félix Tshisekedi Tshilombo a été déclaré vainqueur de la compétition électorale avec  37, 57% du suffrage obtenu universel. Le fils du lider maximo de l’Udps, Feu Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, a devancé l’opposant congolais, Martin Fayulu Madidi, candidat soutenu par la coalition politique LAMULA qui, lui, a dû obtenir 34, 83%, suivi du ‘’Dauphin‘’ du Président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary avec 23, 84%.

En tout état de cause, pour la toute première fois, au Congo-Kinshasa, l’opposition a réussi à gagner le pari de l’élection présidentielle. Hélas ! Des voix continuent à se lever pour réclamer une toute vérité des urnes que celle rendue publique par Corneille et son équipe, et donnant ainsi la victoire au candidat de la formation politique dite mère de l’opposition, l’Udps/Tshisekedi.

Vérité des urnes ou théâtre de chez nous ?

Les langages des sourds s’enracinent de plus en plus. Des réactions fusent de partout, dans l’opinion interne et externe. D’aucuns ont pris acte de cette sentence provisoire de la CENI. Aux antipodes, d’autres ont, carrément, récusé en bloc ces résultats qui ont donné la victoire au candidat aligné par l’Udps au scrutin présidentiel.

Dans le cas échéant, à l’interne, il y a lieu de faire allusion au Front Commun pour le Congo, méga structure politique que coiffe le Président Kabila, qui est d’accord avec la CENI, contrairement à la coalition LAMUKA de l’opposition, pour ne pas citer la CENCO dont la position s’avère, contre toute attente, floue. Ce qui est vrai, convient-t-il de relever le fait que, Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante qui, faut-il le rappeler, avait prêté serment pour ne dire que la vérité en ce qu’il y a des urnes, a rendu, jeudi 10 janvier 2019, à deux heures du matin, le verdict provisoire du travail qu’il aura abattu, en toute indépendance, durant les opérations électorales.

Des réactions à chaud

La France d’Emmanuel Macron a été l’une des puissances occidentales à s’opposer à chaud, à tort ou à raison, aux résultats publiés par la CENI, la nuit du mercredi  9 à jeudi 10 janvier 2019. A contrario, les Etats-Unis ont, quant à eux, demande le comptage de voix. De près ou de loin, en dépit de l’approbation par une frange importante de la population du triomphe de Félix Tshisekedi, les Sociétaires de LAMUKA se sont farouchement opposés à la sentence de la CENI et seraient, en route, vers la Cour Constitutionnelle. Dans tous les cas, le divorce entre les deux camps politiques de l’opposition congolaise, CACH et LAMUKA, serait signé de par leurs rixes exprimés eu égard aux résultats provisoires de la CENI. A couteaux tirés, Félix et Fayulu sont loin de regarder dans une même direction. Qu’adviendra de la cogestion prônée par le nouveau Président de la RD. Congo ? Légalité oblige, la Cour Constitutionnelle qui est prête à traiter de tous les contentieux électoraux devra trancher d’ici 10 jours, une fois saisie.   

Jacques Kitengie

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