Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Vérité des urnes souhaitée : des appels se multiplient pour le ‘’recomptage’’ des voix !

Vérité des urnes souhaitée : des appels se multiplient pour le ‘’recomptage’’ des voix !

This post has already been read 360 times!

Saisie le samedi 12 janvier 2019, la plus haute institution judiciaire du pays, la Cour Constitutionnelle est de plus en plus dans le viseur de tous ceux qui, de près ou de loin, rejettent en bloc les résultats publiés par la CENI, en ce qu’il y a des élections généralisées du dimanche 30 décembre 2018. En un comme en mille mots, bon nombre d’organisations nationales et internationales recommandent, à cor et à cri, à la Commission Electorale Nationales Indépendante, CENI, de procéder par le recomptage manuel des voix obtenues par chacun des candidats ayant été engagé dans la course. Parmi tant d’autres, il sied de citer la CENCO, la SADC, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, la CIRGL, et même le candidat à l’élection présidentielle, Martin Fayulu, qui, récusant sa défaite n’a pas hésité de saisir la Cour pour exiger la vérité des urnes. Qu’on se le dise, la responsabilité de la Cour se veut de taille dans ce dossier qui laisse, amplement, couler encre et salive.   

Diviseur commun

Les résultats de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales tels que rendus public par la Commission Electorale Nationale Indépendante divise remarquablement. En effet, la Cour saisie par le camp LAMUKA cher à Fayulu, Bemba, Katumbi, Muzito, Matungulu et Cie, est vivement pointée du doigt pour convaincre quant à la vérité des urnes. Elle est appelée si pas à confirmer les résultats  de la CENI, à les infirmer alors ; mais en affrontant différentes voix recomptées manuellement aux PV de la CENI. Dès que les Experts de cette Cour se seront prononcés d’ici ce week-end, le prochain successeur de Joseph Kabila, Félix Tshisekedi ou Fayulu Madidi, devra s’apprêter pour la prestation de serment constitutionnel prévu pour le 22 janvier courant. Toutefois, les contentieux électoraux n’ont de cesse de prendre une ampleur considérable. Outre l’opposant congolais, Martin Fayulu, lui, qui réclame la victoire en précisant qu’il aurait gagné 61% des suffrages universels contre 18% qu’il attribue au candidat déclaré vainqueur par la CENI, Félix Tshisekedi, des candidats députés lésés ont, eux-aussi, commencé à saisir la Cour. Déjà, le week-end dernier, les Sociétaires du Rassemblement Kasa-Vubu haussaient, également, le ton contre les résultats rendus public par Corneille Nangaa et son équipe et, par le fait même, promettaient d’entreprendre la démarche légale.

Recomptage manuel exigé 

Dans une nouvelle tribune, tout en prenant acte des résultats provisoires publiés par la CENI, un acteur influent de la société civile congolaise n’a pas manqué de dénoncer la publication précipitée des résultats afférents à la députation aussi bien nationale que provinciale. Criant ainsi à la stratégie visant à détourner l’attention du public sur l’intérêt que porterait ce dernier sur l’élection présidentielle, il propose autant que bon nombre de structures politiques et apolitiques, le recomptage manuel des voix, réellement, obtenues par chacun des 21 compétiteurs. Dans tous les cas, placée devant ses responsabilités, loin de toute ingérence politique, la Cour tranchera d’ici ce week-end. Il sera, sans nul doute, question pour ces têtes pensantes de la plus Haute Cour du pays soit, de juger fondé l’ultimatum de cette plateforme électorale de l’opposition ; soit encore de le juger non-fondé. Faut-il préciser qu’une fois le verdict de la Cour rendu public, aucune autre voie de recours n’est possible pour tous les candidats lésés aux différents niveaux de la compétition électorale.

Jacques Kitengie

Contactez-nous !

  • Editeur - Directeur Général :

    Marcel Ngoyi



  • Phone: +243818135157
  • Mobile: +243999915179
lgo-data-consult Site web réalisé par dataconsult-rdc.com