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Exutoire !

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Autant qu’il est, aujourd’hui, de notoriété que les situations surprenantes en RD. Congo se succèdent comme la suite du mathématicien Fibonneci, autant il appert aussi que les regards de tout le monde sont, mutatis mutandis, rivés sur les juges de la Cour Constitutionnelle qui doivent, manifestement, rendre, soit ce vendredi 18 janvier ou, en cas d’impondérables, le samedi 19 janvier, le verdict final quant aux requêtes, d’une part, de recomptage des voix et, d’autre part, d’annulation de l’élection présidentielle, déposée, de part en part, par les candidats Martin Fayulu et Théodore Ngoy. Et, par ricochet, proclamer les résultats définitifs des scrutins. Cependant, sans se baigner dans les propos de bonne aventure, c’est la confirmation de Félix Tshisekedi comme le cinquième président de la République qui, en effet, trame dans les couloirs de  cette Haute juridiction du pays ainsi que dans le chef de ceux qui se revendiquent experts en matière judiciaire. Car, loin du recours en annulation du scrutin dressé par Théodore Ngoy, tout semble évident que les juges de la Cour, bien qu’ils puissent déclarer, de façon magnanime, recevable la demande de recomptage des suffrages souhaitée par Fayulu, ils vont, a contrario, l’a qualifiée de non-fondée. Cela, d’autant qu’ils seront en incapacité de répondre à cette requête s’ils doivent, indéniablement, respecter le délai licite de huit jours pour la publication des classements définitifs qui, à compter des bouts des doigts, connaîtra son épilogue ce samedi 19 janvier et ce, puisque les scores provisoires étaient proclamés le jeudi 11 janvier. Mais alors, à la lumière des grabuges, aux allures belliqueuses, entre les ressortissants de Bandundu – Pro-Fayulu – d’avec ceux du Grand Kasaï – Pro-Fatshi –, une élection irrévocable du postulant de l’Udps, quand bien même qu’elle soit, d’ores et déjà, assez évidente, ou, par impossible, celle du candidat de Lamuka, risque, vraisemblablement d’ouvrir la voie des probables joutes ethniques, d’un côté, et d’happer une crise de légitimité, d’ailleurs, à la croisée de sa débandade, de l’autre côté. D’où, non seulement une réserve de la Communauté internationale dans l’immixtion des affaires souveraines de la Nation congolaise ; mais aussi, une main tendue de celui qui sera officiellement le prochain Chef de l’Etat et, par ailleurs, l’assentiment, sans faire acception de visions ou d’obédiences politiques, du candidat perdant constituera un véritable exutoire pouvant concourir à l’escamotage de nouvelles impasses postélectorales qui sont déjà subodorées, auprès de plusieurs observateurs, du reste, donquichottesques. Et, favoriser, ipso facto, l’apogée d’une unité et communion avérées des protagonistes politiques s’évertuant dans l’émergence de ce pays de Lumumba.

La Pros.