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Qui pour diriger le ministère de la Culture ? les Artistes adressent un mémo à Félix Tshisekedi !

Qui pour diriger le ministère de la Culture ? les Artistes adressent un mémo à Félix Tshisekedi !

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Les membres du Collectif des Artistes et Culturels du Congo, CAC

Cette fois-ci ou jamais ! Peintres, céramistes, cinéastes, comédiens, chanteurs, plasticiens, écrivains, opérateurs culturels, poètes…, tous sont décidés pour le développement dans le secteur culturel en République Démocratique du Congo. Pour eux, l’avènement de Félix Tshisekedi est une occasion pour réclamer le  changement qui va, impérativement, commencer au niveau du Ministère de la Culture et Arts. Mettre une personne aguerrie, compétente ou un professionnel de la culture à la tête de ce ministère est le profil souhaité,  si pas une demande majeure formulée par le Collectif des Artistes et Culturels Congolais, « CAC »,  au nouveau Chef de l’Etat.

Depuis 1960 jusqu’à nos jours, le ministère de la Culture et des Arts a été toujours dirigé par un politicien ou un parvenu qui  ne maîtrise rien sur le secteur culturel ou n’a aucune connaissance dans le domaine des arts.

Conséquence, les Artistes ou encore les Opérateurs culturels se sentent non seulement abandonner mais aussi et surtout triment dans tous les sens.

Evidemment, rien ne semble marcher alors que sous d’autres cieux la culture fait partie des secteurs productifs et rentables qui génèrent beaucoup de devises dans le trésor public.

Il est anormal que les créateurs des œuvres de l’esprit en RDC continuent à faire recours aux autorités ou aux personnes de bonne volonté pour leur apporter une assistance en cas de décès ou de maladie. Et pourtant,  nombreux sont ceux-là qui ont produit et continuent de réaliser des œuvres légendaires et méritent de vivre grâce à leur création pendant et après leur carrière artistique.

«Faire de la culture un moteur de développement socio-économique en RDC : c’est possible !». Cette pensée a été à la base d’une rencontre entre les Opérateurs culturels et Artistes congolais, toutes disciplines confondues, à Kinshasa.

Réunis dans un Collectif des Artistes et Culturels du Congo, «CAC», ils estiment que l’heure a sonné pour donner un nouveau souffle à leur secteur en redynamisant les différents services rattachés au ministère de tutelle. Les artistes et culturels pensent qu’il est temps de doter au pays une politique culturelle efficace qui leur permettra d’avoir un statut juridique pour protéger leur carrière et leurs œuvres. Car, la multiplicité des taxes et les tracasseries par des services de l’Etat découragent les professionnels de la culture qui ne savent même plus à quel saint se vouer.

Les élections du 30 décembre 2018 semblent être une aubaine pour les Artistes congolais qui se réjouissent de la victoire du nouveau Président de la République dont l’instauration de l’Etat de droit constitue une lutte fondamentale pour la renaissance et le vrai développement  du pays. Ces élections ont aussi permis à leurs collègues de gagner des sièges comme députés nationaux  au niveau du Parlement de cette troisième législature de la troisième République. Ceci constitue une opportunité pour le Collectif de revendiquer la gestion du Ministère de la Culture et des Arts qui mérite d’être dirigé par un professionnel du secteur.

CAC propose un profil d’un ministre de la Culture !

Selon nos sources, le CAC a adressé  un mémorandum à Félix Tshisekedi dans lequel il décrit le profil du prochain Ministre attendu au premier Gouvernement et développe quelques prérogatives comme vision pour le développement la Culture en RDC.

Non seulement les artistes sollicitent d’être reçus par Félix Tshisekedi mais aussi ils lui demandent, à travers leur correspondance, de confier ministère stratégique à une personne  qui a la maîtrise  des multiples problèmes qui rongent le secteur. Que ce poste revienne à une personne qui comprend également les enjeux tant nationaux qu’internationaux  en cette matière.

Peu importe sa famille politique, néanmoins que le futur locataire du palais de la Culture et arts puisse avoir la capacité de travailler pour l’intérêt et le droit des artistes et surtout de développer un sens managérial élevé sur le plan économique pour l’amélioration du budget  de la culture.

Sur le plan interne, ce ministère doit impérativement revenir à une personne qui a la capacité maximale d’écoute et de collaboration avec tous les acteurs du secteur sans discrimination.

Toutefois, poursuit CAC, la redynamisation de l’industrie artistique, le droit d’auteur et la protection des œuvres ainsi que la modernisation des infrastructures culturelles (salles de spectacles, musée…) doivent absolument faire partie de son cheval de bataille.

Par rapport à la vitesse de la mondialisation, il faut un ministre qui a la capacité de promouvoir  une meilleure cohésion nationale dans sa diversité. Qu’il soit capable de propulser  les talents locaux sur la scène internationale afin de favoriser le rayonnement du pays à l’étranger.

Avec ses plus de 80 millions d’habitants, plusieurs centaines d’ethnies, une multiplicité de dialectes ; la richesse culturelle de la RD-Congo impressionne le monde entier.  Cette position place le pays de Franco Luambo Makiadi au sommet de beaucoup de nations et celles de l’espace francophone.

En effet, ce mémorandum relève le fait que les Artistes congolais puissent vivre  du fruit de leur travail. Il est inadmissible que les Créateurs des œuvre de l’esprit   soient obligés de s’en remettre à la générosité de l’Etat en cas des situations d’extrêmes indigences causées par le fait qu’ils n’arrivent pas à vivre  de leurs créations. Et pourtant, leurs œuvres (photos, musique, peinture, pièce des théâtres ou films, danses,  livres…)  font la fierté de la nation et sont très appréciés et copiés à travers le monde.

Jordache Diala