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Chiens de faïence !

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Point de cauchemar, n’en déplaise aux Sophistes qui cogitent autrement sur la question. Il n’y a pas vacance à la présidence de la RD. Congo après le départ de Kabila, le 25 janvier 2019. Autrement dit, le Présidentiable de la coalition CACH, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo siège, réellement, dans son strapontin de Chef de l’Etat du Congo-Kinshasa. A tort ou à raison ? Il va sans dire que la CENI et la Cour Constitutionnelle ont tranché, dans leur toute puissante indépendance. Martin Fayulu et ses colistiers du team Genève doivent si bien le comprendre. Car, en effet, l’heure est au choix pour le camp LAMUKA où, par ailleurs, des fissures importantes sont de plus en plus enregistrées. Il est question, soit, de radicaliser la lutte contre cette Ex frange de l’opposition jadis sœur. Et ce, dans l’optique spécifique de recadrer les éventuels écueils qu’affichera le régime Tshisekedi fils et ses alliés. Soit encore, l’enjeu névralgique consiste à basculer, carrément, vers le ticket désormais au pouvoir, encore que ce dernier a la main tendue. Dans la seconde possibilité, Fayulu, Bemba, Matungulu, Mabaya, Muzito, Katumbi, Mbusa Nyamwisi et Cie, qui réclament infiniment la ‘’vérité des urnes’’ devront volontiers digérer les risques de tenir tête, dans  l’opposition, alors durant cinq ans renouvelables une fois. Tout compte fait, l’évidence est là. C’est, en clair, la rupture qui s’invite dans le chef de l’ancienne famille de l’opposition congolaise, autrefois dite de sept leaders. Il importe de citer, dans le cas échéant, la coalition CACH que coiffent Félix Tshisekedi  et son ancien Directeur de campagne, Vital Kamerhe, ainsi que le camp LAMUKA. Le vin, amer soit-il, est en tout cas tiré. Et, toutes choses restant égales par ailleurs, l’impératif de changer de credo s’interpose en chemin exigé à tous. Les nouveaux détenteurs de l’imperium, loin de dormir sur leurs lauriers, doivent désormais mettre le cap sur la conservation démocratique du pouvoir, au prix de la satisfaction du peuple meurtri par la gestion abusive d’autrefois. Ceux qui défendent la politique de la chaise vide, vraisemblablement, feraient mieux de mettre un bémol dans leur crossette et ranger ainsi leurs troupes en ordre de bataille pour des élections très prochaines. Là, encore faudra-t-il, que leur unité résiste aux aléas impromptus  du dynamisme politique. Sans ambages, le comble pourrait demeurer le contexte décrié par d’aucuns, des récentes opérations électorales, dont il faudra, indubitablement, rectifier les tirs lors des scrutins à venir, qui auront légalement lieu en 2024. Les dés sont jetés certes. Il faut dire que le ticket Fatshivit qui a d’ores et déjà la gestion du pays en mains, n’a pas intérêt à faire la sourde oreille aux officines du microcosme politique congolais, y compris celles d’au-delà les frontières nationales, qui ne marmottent guère quant à la plaidoirie pour la formation d’un Gouvernement de plus large consensus. Toutefois, si  les méandres politiques font des Sociétaires de CACH et LAMUKA, des chiens de faïences, étrange ne sera point ce langage des sourds dont la genèse remonte au lendemain de l’Accord de Genève, conclu en 2018, entre les principaux opposants congolais, et ce, sous la férule de la célèbre Fondation Kofi Annan.

Jacques Kitenge

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