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[Journée mondiale de la radio] Dominique Dinanga : ‘’si nous privilégions les deux sons de cloche dans l’esprit de dialogue, nous aurons fait notre part pour construire une société juste et équitable‘’

[Journée mondiale de la radio] Dominique Dinanga : ‘’si nous privilégions les deux sons de cloche dans l’esprit de dialogue, nous aurons fait notre part pour construire une société juste et équitable‘’

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‘’Dialogue, tolérance et paix‘’. C’est le thème retenu pour la 8ème édition de la Journée mondiale de la radio, célébrée le 13 février de chaque année. Cette date a été entérinée par l’UNESCO le 3 novembre 2011 lors de la 36e conférence, à la suite de la proposition initialement faite par l’Espagne. ‘’C’est une journée où nous devons mettre un accent particulier sur l’impact de la radio dans la société‘’, a laissé entendre Dominique Dinanga à La Prospérité, pour l’occasion. Pour lui, la radio est un couteau à double tranchant. Raison pour laquelle il insiste sur le fait qu’elle devrait être tenue par des professionnels, des personnes qualifiées qui peuvent l’utiliser comme un outil de construction et non de destruction. ‘’Le journaliste doit enlever tout ce qui est subjectif dans le traitement de l’information. On peut faire la paix avec la radio, on peut arrêter une guerre avec la radio… ‘’.

Interpellation

Pour cette année 2019, la Journée mondiale de la radio encourage les décideurs à développer l’accès à l’information par le biais de la radio. ‘’La radio c’est ce média qui nous socialise et qui est accessible à tous. C’est le premier média le plus consommé en République Démocratique du Congo. C’est une journée très spéciale, non seulement pour les journalistes qui œuvrent à la radio, mais pour tous les confrères qui œuvrent dans les médias, particulièrement pour nous qui avons choisi la radio comme média de prédilection‘’, a déclaré Dominique Dinanga, Journaliste présentateur et reporter à la radio Top Congo, émettant à Kinshasa, qui, du moins, reste conscient du fait que cette forme de média dans lequel il a le privilège de prester quotidiennement peut s’avérer être utilitariste comme dévastatrice pour l’ensemble d’une population.

C’est donc cet outil qui permet aux journalistes de jouer un rôle prépondérant dans la société. ‘’On ne devrait pas donner cet outil que je peux appeler une « arme à destruction massive » à des gens insensés. Vous prenez une arme que vous donnez à un fou, qu’est-ce qu’il en fait ? Il détruit… C’est question maintenant de donner cet outil à des personnes consciencieuses qui peuvent l’utiliser comme un outil de construction et non de destruction‘’.

En effet, aujourd’hui, le secteur est libéralisé, et il y a plus de 50 radios rien que pour la ville de Kinshasa. C’est donc chacun qui peut avoir une radio ou une chaine de télévision. Néanmoins, comme n’importe quel domaine, il y a aussi des principes dans le métier de journalisme tel que l’objectivité.

Paix…

Quant au thème choisi pour le 13 février 2019, « Dialogue, tolérance et paix », la « la voix qui porte » de Top Congo pense que les trois concepts vont de paire, l’un ne refoule pas l’autre. Et, cet ensemble converge vers le troisième concept qui est la paix. Il n’y a pas de paix sans dialogue, sans tolérance. ‘’La paix c’est l’idéal dans la société. Nous voulons être dans une société où les gens tolèrent les avis et les convictions des autres… si au niveau de la radio nous privilégions cette valeur combien importante, je pense que nous serons dans une société où il fait bon vivre. Quant au dialogue, il faut donner la parole à tout le monde, privilégier les deux sons de cloche. Nous sommes dans une situation politique où il y a l’opposition qui accuse et si nous diffusons un seul son de cloche, cela va frustrer un autre camp qui, lui, est soutenu par une bonne frange de la population de toutes les catégories. Ça peut créer des tensions terribles dans la société. Si nous privilégions les deux sons de cloche dans l’esprit de dialogue, nous aurons fait notre part pour construire une société juste et équitable‘’.

Il est d’avis qu’il faut, à tout prix, favoriser le dialogue dans notre travail de tous les jours, mais aussi la tolérance pour ne pas diffuser des messages appelant à la haine et à la violence. ‘’En tant que journalistes, nous qui avons la radio en main, nous ne devrions pas laisser la place à ces gens qui viennent lancer des messages qui appellent à la violence ou la haine tribale. Nous avons une responsabilité vis-à-vis de notre société et nous devons apporter des messages constructifs. Nous devrions privilégier les messages qui appellent à la paix…‘’

Vision positive

‘’J’ai une vision positive de cette profession‘’, déclare Dominique Dinanga. Et ce, malgré les aléas et les obstacles. ‘’Nous pensons qu’avec l’avènement d’un Etat de droit dans notre pays, un journaliste sera une personne respectée et d’honorable, pour qu’un jour il tire profit de son rôle dans la société. Nous jouons un grand rôle dans notre société mais, malheureusement, nous sommes payés en monnaie de singe par la société. Nous sommes la risée de tout le monde, des « petits moustiques » qu’on peut mettre en prison quand on veut… Tout cela ne nous empêche pas de continuer notre noble métier qui est celui d’informer, de former et de divertir ; c’est un plaisir‘’.

La radio comme tous les médias est donc censée remplir ses obligations principales qui sont celles  d’informer, de former et de divertir. Selon Dinanga, ‘’notre rôle est de former par des émissions et programmes éducatifs, la population de toutes les tranches d’âge. Mais aussi de transformer notamment, dans la lutte contre les antivaleurs. Par des messages que nous diffusons, nous pouvons dire à la population que la corruption est une pratique interdite par la loi congolaise et qui détruit notre société…  la haine tribale est une pratique à combattre ; si nous faisons de la radio cet outil au service de la société, nous diffuserons des messages qui ne vont pas dans le sens de détruire mais plutôt de construire une société juste et équitable‘’.

Passion

Journaliste à la radio Top Congo FM actuellement, et présent dans le monde des médias depuis treize ans, pour Dominique Dinanga, c’est une passion. ‘’Cela a toujours été un rêve d’enfance de devenir journaliste professionnel‘’. Plutôt calé en mathématiques, contre le gré de ses tuteurs, il a dû s’imposer pour exercer le métier dans lequel il se sent le mieux. ‘’Je me suis lancé dans cette profession à fleur d’âge… j’étais peut-être le plus jeune de ma génération dans la presse. Finalement, j’ai commencé sans avoir fait l’IFASIC où je suis allé trois ans plus tard, combinant mon petit boulot et les études. J’ai terminé à l’IFASIC depuis 2012 d’où je suis diplômé en Science de l’information et de la communication, option Communication des Organisations‘’.

Notre interlocuteur est à la radio Top Congo depuis maintenant 6 ans en tant que présentateur des grandes éditions matinales. ‘’C’est moi qui réveille Kinshasa et c’est un grand plaisir pour moi. A 6 heures je suis déjà au micro… je suis en train de vivre une partie de mon rêve et je considère ce que je fais comme quelqu’un qui doit faire mille kilomètres à pieds mais qui n’est qu’au premier pas. Je pense que ce que je suis aujourd’hui n’est pas ce que j’étais hier et ce n’est pas ce que je serai demain‘’.

Boris Luviya

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