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Lacroix y croit !

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Telle,  une racine à la peau dure, l’inclusivité, quoiqu’étant subjuguée par l’affaire des élections, revient à la surface. Antonio Guterres était le premier à poser le problème. Puis, Jean-Pierre Lacroix, le numéro de l’Onu chargé des Opérations de maintien de la paix y  est revenu, à sa manière, comme pour arrondir les angles. Dans une récente sortie médiatique, ce dernier estime, en effet, qu’il n’est nullement important aujourd’hui de se perdre dans des discussions à l’infini autour du contentieux électoral, de comment les élections se sont déroulées en RD. Congo, ni de qui a gagné  et qui les a perdues.
Pour lui, l’essentiel, dit-il, c’est d’avancer, de voir comment aider la RD. Congo à cimenter sa stabilité. Sans trop de détails, ce diplomate à l’œil inquisiteur sur les dossiers relevant, pourtant, de la cuisine interne congolo-congolaise, croit, dur comme fer, que l’idée de l’inclusivité serait la nouvelle panacée dont devraient se servir les congolais, quelles que soient leurs contestations, pour ne pas continuer à tourner autour du pot.

En d’autres mots, la page est, apparemment, bien tournée à l’Onu sur des jérémiades  et autres murs de lamentations centrés  sur la  fameuse  vérité tant adulée  des urnes. Ce qui compte, à l’en croire, c’est d’apprécier l’opportunité de conjuguer de nouveaux efforts en vue de l’émergence d’un  nouvel Etat fondé sur les valeurs démocratiques et réellement tourné vers le développement.

Bien d’autres considérations éparses ou postures grincheuses n’auront, à ses yeux, que trop  peu de marges d’être exploitées, au regard de l’évolution des choses. D’ailleurs, le 31 mars prochain, le Conseil de Sécurité  qui se refuse de tuer  son temps sur des questions de détails, pourrait redimensionner le mandat de la Monusco en tenant compte des avancées engrangées avec la possibilité, évidemment, d’envisager, du moins cette fois-ci,  des mécanismes d’un début de retrait progressif et planifié des troupes onusiennes du sol congolais. Même s’il  reconnaît que l’Onu avait fourni sa contribution lors de l’enregistrement des électeurs, il déconseille, cependant,  de nouvelles manœuvres tendant à retarder le redécollage de la RD. Congo.

Ainsi, Jean-Pierre Lacroix, pour ne pas le citer, indique-là,  une voie de sortie de  crise: l’inclusivité. Martin Fayulu qui monte sur ses quatre chevaux ce matin à Butembo et dont  l’envolée oratoire ne se fait plus prier, quant à cette histoire devenue, pour lui, une question de vie ou de mort, l’entendrait-il de la même oreille ? Pas si sûr, en tout cas.  Dès lors  que  dans une récente missive adressée  aux Chefs d’Etat africains, il en appelait à la tenue des élections dans les six mois, pour vider la crise post-électorale, comment le leader de Lamuka pourrait-il faire marche arrière, sans scier la branche de  la contestation à laquelle,  il reste fermement attaché ? Et, pourtant, la politique, telle qu’elle se présente aujourd’hui, l’invite plutôt  à un nouveau  saut transcendantal vers le réalisme. Sans céder à la  transhumance, ni à l’errance, il n’a qu’à saisir la main, si propre ou  impropre soit-elle,   de Félix Tshisekedi, pour la grandeur de la RD. Congo. Lacroix y croit,  d’un pied ferme.

LPM

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