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Bal des chauves !

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L’heure du tsunami politique est au rendez-vous en RD. Congo, après la tenue de l’élection présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales, le 30 décembre 2018. Du Nord au Sud, la problématique de la majorité parlementaire fait jaser. De l’Est à l’Ouest, l’on est préoccupé par la question de nouvelles alliances qui se tissent et se défont, à la longueur des jours et nuits. Que des incertitudes qui font tapage. Entretemps,  Martin Fayulu Madidi et toutes les Intelligentsia de la coalition LAMUKA, demeurent figés sur le mystère, anachronique soit-il, de la vérité des urnes dont ils n’ont de cesse de ramasser de la pure poussière. Signalés à Bukavu, ce vendredi 15 février, pour un meeting populaire, une deuxième étape de leur pèlerinage à travers les provinces du pays, ces opposants au credo-non jusqu’auboutiste, mettent une fois de plus, le nouveau pouvoir de Kinshasa à l’épreuve. Dossier à suivre. Pour le moins que l’on puisse appuyer, en effet, le but marqué par la coalition politique chère à Joseph Kabila, le FCC qui, à lui seul, a su rafler 350 sièges à l’Assemblée Nationale, enchevêtrerait tout le calcul de l’élu gagnant du fauteuil présidentiel,  Félix Antoine Tshisekedi. Ce, quant à son rêve de la rupture longtemps évangélisée, dans l’opinion, au détriment du clan politique de son prédécesseur.  Désormais, il est donc question soit de cohabiter, soit de coaliser. Les cerveaux du FCC, de CACH, voire quelques cadres de Lamuka, sont invités à la barre. C’est, à tout prendre, le bal des chauves qui est déjà activé, soutient-on dans certaines officines proches de ces trois milieux politiques. L’évidence est telle que les détenteurs de calvities probantes, dans le chef de chacun des camps, n’ont ni droit à l’erreur, ni le monopole de renouveler la facture combien salée de l’actuelle crise sociopolitique et économique. Car, à franc argumenter, l’enjeu consiste à s’intéresser à la main tendue de FATSHI, pour se ranger en majorité, derrière son programme de gouvernance. A la limite, préserver les acquis politiques, bon gré malgré les différents liés aux tendances. Dans ce cas, il faudra accepter, à la difficile cohabitation politique. Loin de toute hypocrisie politique, l’ancienne opposition et la majorité présidentielle d’hier n’ont point à se régler des comptes. Ce, d’autant plus que le vœu sacrosaint du souverain primaire est de mettre fin au cycle infernal de la misère à la congolaise, et par ricochet, de prendre définitivement un bel élan d’espoir et de paix. C’est si sûr qu’un Premier ministre issu de la majorité parlementaire va déloger Bruno Tshibala, très prochainement. Même cas de figure pour le Président de l’Assemblée nationale qui sera connu d’ici le 13 mars. Ainsi, autant le Président de la République est censé surprendre positivement, au travers chacune de ses décisions, autant les Députés siégeant déjà à la Chambre basse du Parlement ont-ils intérêt à opérer des alliances rationnelles.

La Pros.