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Arrêtez la fête !

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Détenteurs de quelques parcelles du pouvoir, dirigeants nouvellement portés au portillon des institutions légalement établies et à mandat électif, mandataires et autres animateurs des institutions de la République, l’heure a sonné de se remettre au travail. A l’Udps, le temps de la conquête du pouvoir est passé. Et, dès à présent, c’est l’ère de la gestion et de la lutte pour sa préservation. A la Majorité, les choses sont bien prises en compte, dès lors que la bourrasque change de nom. De la bouche moins fine de M. Atundu, l’on a appris, en effet, que cette vielle Majorité Présidentielle aurait choisi de devenir la Majorité démocratique ou, simplement, la Majorité tout court. Ainsi, les temps passent, les choses bougent et évoluent, au gré de l’action politique sur la scène. A la coalition Lamuka, même si la lutte pour la vérité des urnes paraît, à tout le  moins légitime, il serait recommandable de tourner la page. Car, quelles que soient les formes de recours, les carottes semblent bien cuites. Nombreux sont ceux  qui invitent Fayulu ainsi que les autres sociétaires de Lamuka à  devenir ‘’Baluka’’, pour prendre en compte les dernières évolutions de la politique sur terrain. Normalement, la  grande lutte  à engager, selon des analyses objectives, aurait été celle qui doit être  articulée  vers les prochaines batailles électorales, à l’horizon 2023. D’où, si artillerie il y a, c’est de voir comment, très prochainement, avoir une Centrale électorale requinquée et adaptée aux impératifs de la transparence, de la traçabilité des résultats, de la fiabilité ou crédibilité des scrutins. Un tel regard, si nouveau et difficile soit-il, serait, pour Lamuka, une option réaliste dans la mesure où en ce qui concerne les élections du 30 décembre 2018,  le train-là, a déjà quitté la gare. Mais, tout compte fait et ceci n’engagent que  les observateurs épris de sentiment patriotique, cette coalition dont le leader continue à soulever des foules à Butembo, Beni ou Goma, pour ne plus rappeler ce qu’elle a fait, le 2 février dernier  sur la Place Sainte Thérèse à N’djili, aurait intérêt à changer son fusil d’épaules. D’autant plus  qu’en 2023, elle affrontera    la coalition des forces progressistes constituée du Front Commun pour le Congo élargi à CASH, si l’osmose du deal Kabila-Félix Tshisekedi tiendra jusqu’au bout.

L’enjeu en ce moment-là  sera,  non plus de miser sur des ratés mais bien, sur des actions futures devant aboutir à la récupération de la victoire  diluée derrière les jeux d’artifice liés notamment, à cette histoire de   verdict rendu après l’examen du  contentieux électoral.

Arrêtez la fête ! Arrêtez aussi le deuil ! Car, dans un sens comme dans un autre, la victoire aux prochains scrutins ne  s’arrachera plus sur un plateau d’or. Autant que la bataille  sera âpre, autant que le bilan de ceux qui sont passés de l’autre côté, dans le camp piloté par Kabila, sera examiné à la loupe.

Avec des larmes sur fond d’un  regret criant   du temps perdu, Lamuka ainsi que tous  les mécontents nés  de ces dernières  excentricités de table, après l’ultime  saucissonnage de la République en termes de dépeçage des  postes de responsabilité,   feront de toutes les failles de la gouvernance du duo  Félix Tshisekedi-Joseph Kabila, leurs  choux gras.

LPM

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