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13ème anniversaire de la Constitution congolaise : le Prof. Emile Ngoy Kasongo prêche la vulgarisation de la loi des lois !

13ème anniversaire de la Constitution congolaise : le Prof. Emile Ngoy Kasongo prêche la vulgarisation de la loi des lois !

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L’anniversaire de la loi fondamentale du pays, ça se fête certes ; mais le meilleur reste à venir. 18 février 2006, 18 février 2019, jour pour jour, les dignes filles et fils de la RD. Congo ont célébré, lundi dernier, le 13ème anniversaire de l’actuelle Constitution du pays, telle que promulguée le 18 février 2006 et modifiée depuis 2011. La journée n’est pas passée inaperçue. A l’Université de Kinshasa, sous la férule du Professeur André Mbata, en collaboration avec le comité de gestion de cette alma mater, un colloque de réflexion a été organisé sur le thème « le peuple et la Constitution », pour célébrer cette loi des lois au service de la population. La haute crème intellectuelle de Lovanium d’autrefois était valablement représentée. A tout dire, des interventions à la hauteur de la problématique abordée par d’éminents orateurs, ont été, in globo, tournées vers l’avenir de cette jeune et, en même temps, vieille Constitution. Présent à cette activité riche en couleurs, le Professeur Emile Ngoy Kasongo retient que bon nombre des compatriotes méconnaissent cette loi des lois. Il interpelle, pour ce faire, les consciences des compatriotes et prêche la vulgarisation de cette loi fondamentale.   

La colline inspirée du Mont-Amba n’a pas culture de ne fêter que les collations de grade et célébrations des morts.  Loin s’en faut. Lundi 18 février, l’Université de Kinshasa a dû vibrer au rythme de la célébration du 13ème anniversaire de la Constitution congolaise, depuis sa promulgation par le Président de la République (Joseph Kabila), le 18 février 2006, jusqu’à ce jour. Professeurs d’Universités, Chefs des travaux, assistants et étudiants ; bref, toute la crème intellectuelle de cette alma mater était représentée dans la salle « Mgr Luc Gillon » du bâtiment administratif de cette institution publique qui abritait, du reste, ledit colloque. Par ailleurs, le Chef de l’Etat empêché s’est fait représenter par un de ses conseillers. Oui. La Constitution, ça se fête. A en croire le Professeur Emile Ngoy Kasongo, l’heure de l’ignorance de cette loi des lois doit-être révolue.

Connaître la loi du pays

Aux prises avec vos fins limiers, dans la foulée, loin de se prévaloir Juriste, le Professeur Emile Ngoy prêche à haute et intelligible voix la vulgarisation des articles, du moins, fondamentaux de cette Constitution sans laquelle il est absurde de parler de l’Etat. «Il n’est pas dit que chacun de nous devait avoir la Constitution dans sa tête, mais il est évident qu’à chaque évènement politique national, chacun de nous devait être capable d’interroger la Constitution», dit-il. D’avis que la majorité des compatriotes méconnaissent les fondamentaux de la Constitution,  ce Professeur congolais estime qu’il sied de miser correctement sur la vulgarisation de cette loi suprême, à travers les quatre principales langues nationales, comme c’est le cas avec l’hymne national. « Au regard de l’évolution politique, l’on a de quoi interrogé de temps en temps la Constitution du pays », indique-t-il.

Droits et devoirs constitutionnels  

Tenez ! Grâce à la Constitution, le peuple connaît ses droits et devoirs. Il sait défendre ses intérêts régaliens, dénoncer et intenter une action en justice, en cas de nécessité. Il n’est pas dupé au regard de la gestion du pays. En un mot : c’est le peuple qui gère son pays et sait d’où il vient et où va-t-il, grâce aux fondamentaux de cette loi suprême. C’est dans ces sens que le Professeur Emile Ngoy Kasongo plaide pour la vulgarisation significative de cette première loi nationale.  Il y a lieu, par exemple, de noter qu’au cours de ce colloque, il a été rappelé aux Chefs de l’Etat élu sortant et élu entrant, cfr les interventions des Professeurs Jean-Louis Esambo et André Mbata, que la Constitution de la RD. Congo ne donne à ces deux personnalités que la semaine en cours, pour déclarer leurs avoirs, devant la Cour Constitutionnelle. Faute de quoi, le Procureur près la Cour de Cassation, sinon, la Cour Constitutionnelle se saisirait du dossier pour faire appliquer la loi. Dossier à suivre. En tout état de cause, la Constitution se veut au-dessus de tout citoyen congolais, quel qu’il soit. Pour rappel, c’est depuis 1960 qu’il existe la loi fondamentale dite Belge, et qui faisait déjà office de Constitution au Congo-Kinshasa. Mais, à partir de 1964, la Constitution dite de Luluabourg a pu exister. Celle-ci va durer jusqu’à 1967. De 1967 à 2006, la troisième loi fondamentale  a été en vigueur pour être neutralisée le 18 février 2006, par la Constitution dont le peuple congolais a fêté le 13ème anniversaire, le lundi 18 février dernier. Que vive la justice, que vive la loi des lois, au détriment de l’anomie et des hommes-Etat.

Jacques Kitengie

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