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Bois morts ?

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Kisangani a connu hier, un temps marqué de tiraillements ainsi que d’autres soubresauts inattendus. A l’Université de cette ville de martyrs, les professeurs et autres administratifs ont décidé décréter une grève. Motif ? Tout en fustigeant le comportement de certains étudians impénitents, ils déplorent les conditions de vie devenues, comme partout ailleurs, très difficiles. La chanson revient. Le refrain est là. Le progrès social est réclamé. Dans les entreprises et institutions d’enseignement officiel, ce sont les pleurs et  grincements de dents. On dirait qu’on attendait l’arrivée de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour emboucher presqu’à l’unisson,  le son de la trompette. Des réunions se multiplient, des mémos, fiévreusement compulsés, affluent sur la toute nouvelle table de travail du tout nouveau Président de la République, tel qu’investi le 24 janvier dernier, au Palais de la Nation, à la Gombe.

A la longue liste de toutes les  entreprises affectées par  le virus de la grogne sociale, telles qu’à la SCPT, la SCTP, à la Sonas, les fonctionnaires de l’environnement ont littérallement étonné par la volupté de leurs exigences des  primes d’environ 45 ans, depuis la création de leur Ministère. Et, si  chacun remontait jusqu’aux déluges, des placards de la SNCC, sortiraient aussi des revendications des sommes faramineuses que l’Etat doit aux travailleurs.

A la SNEL et à la REGIDESO, c’est ce   son philamornique de cette même chanson qui retentit  sur fond d’un arrière-goût d’inachevé. Et, pourtant, à un certain moment, Muzito, Matata, Badibanga et, très bientôt, Tshibala avaient  bien parlé de la croissance économique alors qu’elle n’a jamais été traduite dans les faits, dans l’assiette du fonctionnaire, du citoyen lambda.

Comment Félix Tshisekedi va-t-il faire, pour renverser les tendances ? Avec quel coup de baguette magique  donnera-t-il  de l’oxygène à ces populations dont la vie sociale est devenue un véritable sinistre permanent ? Sans doute qu’il  doit aller à plus, réinventer la roue, secouer le cocotier.

Pour ce faire, Félix Tshisekedi, en intelligence  avec  son nouveau mentor,  Joseph Kabila, doit se débarrasser des bois morts, des morribonds ou fantômes politiques et donc, des revenants, pour placer, du moins cette fois-ci,  l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

En  ce temps spécialement  critique de la sélection du personnel de qualité, les  critères  de compétence et de moralité  doivent l’emporter sur d’autres considérations immodérées liées notamment,  au tribalisme et à l’appartenance aux partis et regroupements politiques d’attache.

Si, jusqu’à ce jour, les hommes intègres n’existent pas, Félix Tshisekedi est tenu de les créer. Après tout, le territoire  est tellement  que Kinshasa n’est, vraiment, pas la République. Pourquoi ne pas songer à puiser dans les réservoirs de  l’arrière-pays, si nécessaire ?

LPM

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