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Les professionnels des médias à l’école de la protection de l’Environnement

Les professionnels des médias à l’école de la protection de l’Environnement

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Le mardi 5 et mercredi 6 mars 2019 dans la Salle Victoria de Kinkanda, les professionnels des médias de Matadi auxquels se sont joints les experts de l’Environnement et quelques membres de la Société civile du Kongo Central, ont participé à un atelier de renforcement des capacités sur les questions de protection de l’Environnement. C’était sous la facilitation de M. Joseph PotoPoto, le chargé de communication à l’Unesco, cette Agence du système des Nations Unies ayant pris en charge l’organisation matérielle dudit atelier.

D’entrée de jeu, les participants ont été soumis à un tout petit exercice pour tester et évaluer les connaissances des uns et des autres sur les notions du changement climatique. Il a été vite reconnu que ce dernier n’est autre que le changement du climat qu’on observe sur des longues périodes du temps. Et que la principale cause du réchauffement climatique qu’on ressent est la conséquence de l’augmentation des quantités de gaz à effet de serre. A une question de savoir ce qui se passera si les médias ne font rien, la réponse trouvée est que la planète court fort le risque de continuer à se réchauffer ; ce qui pourra se répercuter sur les êtres humains.

Un point focal médias a été mis sur pied à la fin des travaux. Il aura désormais pour tâche de concevoir un programme de communication à l’intention de la population qui ne doit plus demeurer dans l’ignorance. Ainsi, grâce à cet atelier, une synergie est désormais effective entre journalistes et experts de l’Environnement. L’acte d’engagement des professionnels des médias lu par le confrère Dieudonné MuakaDimbi, président sectionnaire de l’Unpc/Kongo Central, coorganisatrice dudit atelier en dit long.

Dans sa brève communication faite tout au début de l’atelier, le représentant de l’Unesco a demandé aux médias de prévenir les catastrophes imminentes pour un environnement sain peu avant d’attirer l’attention des professionnels des médias sur les menaces qui guettent la planète toute entière, entrainant la destruction pure et simple de l’Environnement.

Pour sa part le Coordonnateur provincial de l’Environnement, M. Kueyitualamo, a salué l’initiative prise par les organisateurs dudit atelier. Il en a profité pour faire l’état des lieux de la province sur la question de l’Environnement en épinglant les préoccupations liées à la pollution, à la gestion de l’eau, à la conservation de la faune et de la flore, etc. Quant au problème lié à la forêt, il a fait savoir que le Mayombe est en voie de disparaître. Cette forêt est tellement dévastée qu’on y abat régulièrement des arbres sans qu’on pense à son reboisement. Déjà, il y a sécheresse de certaines cours d’eau suite à cette dévastation. Certaines espèces comme le buffle ont disparu.

La déforestation et l’abattage d’arbres est cette destruction à laquelle fait face la forêt du Mayombe. Le malheureux constat qui s’en dégage est que la province devient non forestière, elle qui a pourtant fait la belle époque. Mais avec la sensibilisation de la population, laquelle sensibilisation doit être basée sur l’observation d’une bonne politique de reboisement, cette forêt peut encore renaitre de ses cendres. L’exploitation industrielle qui s’y faisait respectait les normes contrairement à celle dite artisanale devenue permanente et qui favorise cette déforestation.

En effet, les artisans abattent les arbres d’une manière désordonnée. Et, cette exploitation décime sauvagement  sans que la population ne s’en rende compte. La carbonisation est venue s’ajouter à cette exploitation artisanale. Et le service de l’Environnement ne sait pas arrêter ce phénomène par peur de provoquer la colère de la population longtemps paupérisée faute d’emplois rémunérateurs.

La fabrication des briques en dobes, la construction des maisons en hauteur, l’urbanisation, la panification, la création des activités de terrasse, l’exploitation minière (avec cette multiplicité de carrières favorisant l’abattage des arbres) de même que l’exploitation pétrolière, renforcent cette déforestation. Dans tout cela il faut à la population une autre culture, un autre comportement. De son côté, les pouvoirs publics doivent penser à l’électrification des maisons à travers les villes, agglomérations et autres cités. Ce qui pourra réduire les besoins en braises.

Dans son exposé intitulé « Comprendre les enjeux du développement durable : la protection de l’Environnement », Joseph PotoPoto a démontré la dimension écologique ou environnementale, la dimension sociale et  la dimension économique dans le développement durable. Il nous faut protéger l’environnement pour qu’il ne soit pas détruit, a-t-il martelé. Et d’ajouter que dans l’environnement social, le grand enjeu c’est la cohésion sociale (égalité des droits). Dans la dimension économique, il nécessite de promouvoir une économie responsable.

Or pour préserver l’Environnement, il nous faut économiser les ressources naturelles, utiliser les ressources renouvelables, préserver l’écosystème, valoriser les déchets, et mener tant d’autres actions.

Charles Nguvulu

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