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Jour-J !

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«Le temps passe et nous passons», disait Lamartine dans son célèbre ouvrage le Lac. Au gré du temps qui tourne, sans consentement de quiconque, le délai de dix jours annoncé, le 2 mars dernier à la place Echangeur de Limete, par Félix Tshisekedi, pour la libération des prisonniers politiques, connaîtra véritablement son épilogue ce mardi 12 mars. D’ores et déjà, le suspense demeure non pas sur les individus qui bénéficieront de la grâce présidentielle, mais préalablement sur la mise en œuvre même de cette promesse du Chef de l’Etat, au dernier jour dudit ultimatum qu’il a pris devant l’opinion nationale et internationale. Surtout que c’est simplement hier, lundi 11 mars, que l’opinion publique, au-delà du fait d’avoir appris la nomination d’une panoplie de personnes dans le cabinet présidentiel, a vu quelques initiatives se dessiner concernant cette question de décrispation politique. En effet, Tshisekedi Tshilombo a reçu en audience Joseph Olenghankoy, numéro Un du Conseil National du Suivi de l’Accord (CNSA) au cours d’un entretien centré sur la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et le dédommagement des partis politiques dont les sièges ont été saccagés et détruits ainsi que l’indemnisation des familles qui ont perdu les leurs lors manifestations politiques. Olenghankoy a, dans la ligne droite de ses prérogatives, remis au successeur de Joseph Kabila la liste de prisonniers politiques et d’opinions dont les identités sont, bien-sûr, tenues sous mains. Le Jour-J étant arrivé, il revient donc à Félix Tshisekedi d’accomplir ‘’la chose promise, chose due’’ sur ce sujet aussi déterminant. Etant donné que depuis son entrée au Palais de la Nation, le nouveau Président congolais ne fait que prendre des décisions salvatrices, il est tout autant critiqué et reçoit aussi de remontrances hargnes sur autant des promesses faites qui attendent leur matérialisation. Point n’est donc besoin de rappeler la problématique de la désignation d’un informateur, sujet à tohu-bohu. S’est-il dédit ou non ? Les juristes et les autres intelligentsias peuvent bien répondre à cette interrogation. Mais, au-delà de tout ce qui peut être les mérites ou les erreurs de Fatshi, il appert que la libération ou non des prisonniers politiques se présente désormais comme jauge de 100 premiers jours de sa mandature. Que le fruit tombe par la force du vent ou parce qu’il est devenu mûr, ce Jour-J est plus  que déterminant. Le peuple observe…

La Pros.

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