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UCM : le personnel du projet EASE et SNEL sensibilisé sur l’exploitation, l’abus et le harcèlement sexuel

UCM : le personnel du projet EASE et SNEL sensibilisé sur l’exploitation, l’abus et le harcèlement sexuel

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Les agents de l’UCM, principalement le personnel du projet EASE et SNEL ont été édifiés sur la gestion des risques liés aux violences basées sur le genre (VBG), l’exploitation et abus sexuel (EAS) ainsi que le harcèlement sexuel (HS). Il était question de relever les différentes formes de violences que subit la femme et mettre un accent particulier sur la dénonciation de ces actes d’impunité qui salissent davantage l’image de la société congolaise dans son volet genre. C’était le jeudi 14 mars 2019 au Centre culturel Boboto, à Gombe, à travers un atelier organisé par l’Unité de Coordination et de Management des Projets du Ministère de l’Energie et Ressources Hydrauliques, avec l’appui de la Banque Mondiale.

‘’Les victimes des violences doivent dénoncer car c’est une obligation pour elles et elles en ont le droit, peu importe l’accusé‘’, martèle, d’entrée de jeu, Mme Yolanda Serano, spécialiste des violences basées sur le genre et Consultante à la Banque mondiale. Elle précise, en effet, que lorsqu’un cas de viol est enregistré, il revient à la survivante, qui est alors la victime, de décider s’il y aura lieu de porter plainte ou pas. En cas de décès de celle-ci, c’est le témoin qui se charge de cela. Et en cas de viol sur mineure, comme l’exige la loi du pays, c’est son tuteur qui se chargera alors du sort du violeur. Pendant ce temps-là, la victime sera prise en charge pour suivre un traitement moral en vue de préserver sa psychologie. ‘’Raison pour laquelle, on travaille sur des mécanismes psychosociaux‘’, a-t-elle déclaré.

Cette rencontre a mis en exergue les problèmes ayant trait au genre, les différentes violences que subissent les femmes et qui doivent pourtant être dénoncées afin de combattre l’impunité au sein de la société.

Pour cela, Mme Yolanda a insisté sur le fait que la Banque Mondiale a mis au point un code de bonne conduite à signer par tout celui qui sera au courant du projet. Et, s’il arrive qu’un signataire ne respecte pas cette règle étant donné qu’il permet de protéger tout le monde, il sera terriblement sanctionner.

Par ailleurs, la consultante de la Banque mondiale a loué les efforts fournis par les femmes africaines. Selon elle, ces dernières sont plus fortes et peuvent porter jusqu’à 30kg de bois, avec un enfant sur son dos…‘’, exploit qu’une européenne ne sera pas en mesure de réaliser‘’. Soulignant que les femmes sont très loin d’être des êtres faibles et vulnérables, Yolanda Serano  martèle qu’elles peuvent se prendre en charge et bâtir.

Fortement édifiant et constructif, ces assises ont été fleuries par le satisfecit des participants, heureux d’avoir pris part à cette rencontre. ‘’J’ai eu à participer à plusieurs conférences mais aucune de cette envergure, avec ce souci des violences faites à la femme, en plus destinée au personnel de la Banque Mondiale. Faudrait que les initiatives pareilles puissent être multipliées pour renforcer la sécurité de la femme congolaise qui semble être négligée‘’, a témoigné le président de la société civile du Nord-Ubangi.

Pour le reste, une formation sera organisée par la Banque Mondiale dans les jours qui suivent en vue de former le personnel de l’UCM  ainsi que les différentes parties prenantes sur la protection de la femme.

La Pros.

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