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[Sanctions et suspensions en cascade] Félix Tshisekedi : la rupture en marche !

[Sanctions et suspensions en cascade] Félix Tshisekedi : la rupture en marche !

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*Fallait-il vraiment les suspendre ? C’est la question que se posent certains congolais, fins analystes de la situation politique du pays, quant aux mesures de sanction sévères prises il y a deux jours à l’endroit d’un ministre et de deux mandataires publics par le Chef de l’Etat. Accusés de mégestion et d’insubordination, ces derniers seront automatiquement traduits en justice pour répondre de leurs actes. Certes, il n’y a pas de mauvaises troupes, il n’y a que de mauvais Chef. Et, il est évident qu’il faudra restaurer un Etat des droits en République Démocratique du Congo… Seulement, reste à savoir si les méthodes actuellement usitées précèderont et généreront des solutions durables, mais aussi adaptées au contexte. Ou il s’agit tout simplement  des actions de charme, ou mieux de séduction. Le temps en dira un peu plus. Mais, en attendant l’épreuve du temps, pour plusieurs, Félix Tshisekedi vient là de mettre en mouvement le train de rupture avec les méthodes surannées de gestion de la chose publique, marquée singulièrement par l’impunité, la mégestion, la corruption, le clientélisme et autres antivaleurs qui ont paupérisé le Congo-Kinshasa et son peuple…

La multiplicité des crises qui retiennent le pays en otage depuis plusieurs années déjà, accentuée sous l’ère Kabila, selon certains ténors de l’opposition, fait que ce géant au cœur de l’Afrique soit mal en point dans tous les domaines socioéconomiques et sur tous les secteurs phares de la vie nationale. Le coulage des recettes, la corruption à outrance et la mentalité biscornue associée à la mauvaise foi des acteurs sociopolitiques sont, sans doute, à la base de tous ces tourments qui gangrènent quotidiennement les populations rd-congolaises. Des mesures disciplinaires s’imposent. Mais aussi et surtout un état des lieux général afin de cerner la source des problèmes, procéder à une évaluation proprement dite et trouver des solutions idoines. La crise congolaise est structurelle, qu’on se le dise. Le Cabinet du Président de la République est-il tombé dans le piège de l’arbitraire ou a-t-il fait montre de bonne impression en adoptant des répressions formalistes ?

Des mesures protocolaires ?

Voulant faire ressentir et remarquer la présence d’un nouveau leadership au summum de l’exécutif, Félix Tshisekedi a rapidement pris des mesures jugées importantes après avoir, l’on suppose, minutieusement étudié la situation, cas par cas. D’abord, à la société Transport du Congo où le Directeur général, Michel Kirumba a été suspendu de ses fonctions après trois jours de grève déclenchée par les travailleurs. Ce qui a poussé les employés d’autres sociétés, tant publiques que privées, à s’engager dans la même voie, espérant en retour l’identique prise de décision. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, dit-on. Parmi ces entreprises, figure la Société commerciale des transports et ports dont les DG et DGa ont subi le même châtiment avant-hier. Mais, faut-il aujourd’hui rappeler que la pléthore des agents et la vétusté des matériels et équipements de travail font aussi partie des causes de mégestion ? Pourquoi n’avoir pas engagé un audit à la Sctp comme c’était le cas avec Transco ?

A tout dire, le fait que le Président de la République se livre aux moindres sirènes et chants de cygne des congolais se croyant face au Josué d’Israël, risque de le placer dans un conflit au sommet jonché de dénonciations ‘’revanchardes‘’ et prise des solutions ‘’cosmétiques‘’.

Culte du spontanée

‘’Il s’agit d’une mesure très importante pour que les autres mandataires publics comprennent que c’est effectivement la fin de la récréation‘’, a laissé entendre le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe, lors de la communication télévisée faisant état des premières mesures sévères contre l’impunité. Un acte qui a vivement été salué de partout avec un espoir, dans le chef des satisfaits, de voir poursuivre ce type d’actions qui a longtemps manqué au régime précédent. Toutefois, il ne faudrait pas prendre des grandes mesures de façon épisodique ou cosmétique pour monter à la face du monde que l’on est réellement en rupture avec nos devanciers. Ce qu’il faut, c’est adopter des solutions en profondeur, tenant compte des réalités non seulement générales mais surtout particulières pour chaque cas de figure.

Chasse aux sorcières

Visiblement, le fils du ‘’Sphinx‘’ semble marcher sur les traces de ses désormais homologues Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe et Joao Lourenço de l’Angola qui, après avoir récupéré le pouvoir de manière tant soit peu pacifique auprès de leurs doyens de la même famille politique, ont balayé l’entourage des ces derniers, leurs anciens compagnons douteux, de la sphère présidentielle. En RDC, les sanctions et suspensions en cascade traduisent peut-être finalement la rupture d’avec l’ancien régime. Mais, appliquées trop tôt et de façon ‘’m’as-tu vu‘’, Tshisekedi et ses 110 conseillers vont créer un effet boule de neige dans pas très longtemps.

Effet boule de neige

A propos, le rapprochement de Félix Tshisekedi avec ses pairs africains et même la communauté internationale dont le Président français, Emmanuel Macron qui lui demande de prendre des distances avec son prédécesseur, cache des surprises dans un futur proche. Ceux-là mêmes qui ont envoyé des flèches mouchetées à son endroit, soutenant la candidature de l’opposant et candidat malheureux Martin Fayulu, le chouchoute aujourd’hui de façon démesurée. Entre défis et pièges, que cache la démarche ? Ce qui est sûr, dans tout au plus deux ans, Félix va surprendre…

La Pros.

 

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