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Déchargeur !

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En faisant un comptage au bout de doigts, tel un écolier, il s’avère que le nouveau Président de la République a déjà passé 55 jours au pouvoir, depuis son investiture le 24 janvier dernier. Cependant, plus les jours passent, mieux la thèse selon laquelle Félix Tshisekedi fait cavalier seul se confirme. Le Premier ministre Bruno Tshibala, quand bien même qu’il soit démissionnaire, semble être écarté de la politique du nouveau Chef de l’Etat. D’autant que celui-ci ne le consulte presque pas, alors qu’il n’a pas encore désigné le formateur de son gouvernement. D’où, toutes les revendications, puisqu’elles sont aussi à compter par centaines, lui sont directement adressées. La boite aux lettres de la Présidence est devenue la centrale même des mémos. Et, épris du souci de répondre aux désidératas des congolaises et congolais, Tshisekedi Tshilombo n’a pas aussi cessé de prendre des décisions salutaires quant à ce. Point n’est besoin de rappeler que les suspensions du DG de Transco, de l’ex-Onatra, la suppression des visas d’entrée pour des congolais d’origines ou encore la réouverture de la maison Schengen sont, en effet, inscrites dans cet almanach des solutions ‘’made in Fatshi’’. Le slogan ‘’ le peuple d’abord’’ est en application. Mais, est-ce de façon solitaire et spontanée qu’il faut diriger un Etat ? D’aucuns, loin d’un esprit pessimiste, répondront d’une manière négative car, des réactions par à-coups, qui semblent aussi devenir le modus operandi, démontrent et ne peuvent que démontrer leurs limites. Une des preuves de cette assertion est à desceller dans les  dernières conclusions de la réunion interinstitutionnelle, dûment prises, après les manifestations de certains militants des partis politiques contre les résultats des élections sénatoriales, lesquelles décisions ont connu de l’opposition, telle une muraille de Jéricho. Outre le FCC et le PPRD, du reste considérés comme des alliés, le MLC a, à son tour, rejeté ces mesures, tout en criant à l’amateurisme au sommet de l’Etat.

Près de deux mois de gestion avec son cabinet, Tshisekedi qui, vraisemblablement, a posé ses marques, est aussi appelé à décentraliser son pouvoir et à réguler d’importantes questions d’Etat, dans la ligne droite de son programme quinquennal.

Pour ce faire, la nomination du Premier Ministre est plus qu’urgente, soutiennent en même temps certains penseurs. Etant donné que Joseph Kabila, autorité morale du FCC, aurait remis sous main le nom du futur Chef du Gouvernement à Fatshi, il n’y a plus de raison de tarder au moment où il est question que tout un chacun s’intéresse à ses prérogatives aux fins de mieux mener les actions étatiques. Car, le poids du Grand Congo, avec ses 80 millions d’âmes et leurs problèmes, ne permet pas de temps-mort prolongé. Désigner un Premier ministre, c’est se doter d’un déchargeur. Les mémorandums, par exemple, ne pourront plus directement être adressés à la présidence. Ainsi, le numéro Un du pays s’évertuera dans le suivi, effritement et amélioration  de grands problèmes d’Etat. Tic-tac, l’horloge tourne…le peuple attend.

La Pros.

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