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L’Avocat du diable…

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Dès l’année passée, peu avant la tenue des élections du 30 décembre 2018, le gouvernement Tshibala avait présenté un budget oscillant autour de quelque cinq milliards de dollars américains.

Mais, comment peut-on imaginer qu’avec un tel budget, si modique, si maigre,  que l’actuel Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lui qui, lors de sa campagne, était déterminé à mobiliser 86 milliards de dollars en cinq ans,  puisse  tout faire, pour attaquer à la racine, tous les maux qui rongent la société congolaise, alors qu’il n’a même pas encore  son propre gouvernement ?

Aujourd’hui, tous les secteurs vitaux sont en ébullition. La grogne sociale monte chaque jour sur le Boulevard du 30 juin, dans sa jonction avec l’avenue Colonel Mondjiba qui culmine vers Mont-Ngaliema, à la Cité de l’Union Africaine, lieu de résidence de Félix Tshisekedi.

Les travailleurs des Lignes Aériennes Congolaises y étaient encore hier, dans la journée, pour présenter leur cahier de charges contenant leurs principales revendications. Or, quelques heures auparavant, pour ne pas parler de mercredi dernier, les artistes comédiens, musiciens et autres avaient aussi les   leurs.

Donc, à tout moment, l’on assiste, désormais, à un déchaînement des  manifestations à n’en point finir. De sorte qu’au lieu de travailler sur des questions de nouvelles politiques publiques devant rompre résolument avec certaines pratiques à la peau dure qui, des années durant, gangrénaient le fonctionnement institutionnel en RD. Congo, Félix Tshisekedi est appelé, lui, à gérer des réactions apparemment légitimes mais jugées non à propos, pour un dirigeant nouvellement investi et qui n’a même pas formé son équipe gouvernementale, ni désigné formellement un nouveau Formateur.

Déjà, pour ne pas  se montrer indifférent, il a vite fait de couper les têtes de Mukoko Daniel de l’ex-Onatra, de M. Oscar Manikunda de l’ARPTC et, même, dans une certaine mesure,  de Lumeya dhu Maleghi, suspendu pour des raisons d’enquête.  Or, toutes ces mesures prises dans un contexte qui nécessitait, pourtant, une autopsie, un diagnostic, semblent avoir été basées sur des accusations gratuites, des dénonciations calomnieuses, des suscpisions, des soupçons au contenu, parfois, infondé. Loin de faire, ici, l’Avocat du diable, il y a lieu de rappeler que le principe sacro-saint de la présomption d’innoncence  aurait dû illuminer autrement  les pas de Félix Tshisekedi, pour lui éviter de jeter de l’opprobre sur une série de dirigeants qui auront été ainsi sacrifiés sur l’autel de l’ouverture des alvéoles du barillet des  réglements  des comptes. Quoi qu’il en soit, le culte du spontané et les décisions à l’emporte-pièce sont les pires ennemis de la bonne gouvernance et de l’efficacité.

Félix Tshisekedi, un dirigeant issu des entrailles de l’Opposition, un fils né de la longue lutte d’Etienne Tshisekedi, devrait veiller à ce que tôt ou tard, qu’il ne se mette pas sur le dos, la sueur et le sang de tous ceux qui, de façon ex-nihillo, auront été inutilement embastillés, éclaboussés ou simplement, diabolisés.

LPM

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