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LAMUKA : la «vérité des urnes» conjuguée au passé !

LAMUKA : la «vérité des urnes» conjuguée au passé !

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*Le groupe reste solidaire, visiblement. Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu, Antipas Mbusa et Martin Fayulu ont réaffirmé l’unité de LAMUKA et confirmé leur ‘’détermination à poursuivre, ensemble, le combat pour défendre le respect des pratiques démocratiques en matière électorale en vue de provoquer le changement tant attendu par notre peuple‘’. Trois jours durant, depuis la capitale belge, les ténors de la Coalition Lamuka se sont réunis pour évaluer la situation actuelle du pays, créée à la suite des élections du 30 décembre 2018, dresser l’état des lieux de Lamuka, déterminer ses objectifs, fixer la feuille de route et adapter ses structures au regard de ses objectifs. De ce qu’il en ressort, les leaders de ce groupement décident d’étudier les possibilités de transformer la Coalition LAMUKA en une plateforme politique et d’en définir les modalités d’organisation et de fonctionnement.

Née à Genève,  le 11 novembre 2018, la coalition  Lamuka était au départ créée  pour des fins purement électorales, principalement en ce qui concerne la présidentielle 2018. A l’issue d’une suite de réunions auxquelles avaient également pris part Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe avant de se retirer sous la pression de leurs bases respectives, Martin Fayulu a été désigné candidat commun de l’opposition. Meilleur perdant lors de ces scrutins, le président de l’Ecidé n’accepte toujours pas les résultats proclamés par la Centrale électorale et confirmés par la Cour constitutionnelle. C’est même la raison de son combat, lui et ses pairs de Lamuka, pour rétablir ce qu’ils appellent la « vérité des urnes ». Convaincus que ‘’ les résultats de l’élection présidentielle ne correspondent pas à la vérité des urnes commune‘’, ils estiment que ‘’ ce trucage des résultats des élections ordonné par M.  Joseph Kabila aggrave la crise de légitimité des institutions ainsi que celles de leurs animateurs et constituent une grave menace à la paix et à la sécurité nationales qui doivent être préservées‘’. Pour le moment, ils sont ‘’déterminés à poursuivre sans relâche le combat pour déraciner les antivaleurs qui handicapent les progrès de la société congolaise dans tous les domaines‘’.

Fébrile

Après avoir perdu certains membres influents notamment,  Gabriel Kyungu wa Kumwanza et Christophe Lutundula, Lamuka semble tenir encore debout. Ces derniers ont estimé, en effet, que Lamuka était une plateforme électorale qui avait un objectif : les élections. Et qu’après cela, toujours selon eux, chacun des membres est rentré dans son rassemblement politique. Un avis que les autres cadres et membres de la Coalition ne partagèrent aucunement, singulièrement Fidèle Babala du Mlc qui clamait jour et nuit que Lamuka existe toujours. Ajouter à ceux-là,  Delly Sessanga et Claudel André  Lubaya, sociétaires de la plateforme de Moïse Katumbi, qui avaient tourné le dos à Fayulu bien avant la tenue des élections.

Quelques jours après l’investiture de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, Martin Fayulu a entamé son périple sur la « vérité des urnes », d’abord,  au niveau national et à l’étranger par la suite. La teneur de ce combat perd, peu à peu, sa vigueur surtout à Kinshasa mais Lamuka veut s’y accrocher tout de même. Aujourd’hui, ils étudient les possibilités de se muer en plateforme politique. Est-ce la fin de la bataille pour la vérité des urnes et le début d’une véritable lutte dans l’opposition ? Si oui, le Chairman l’avait déjà vu venir…

Katumbi, le stratège

Plusieurs semaines se sont écoulées après l’installation de Tshisekedi au sommet de l’Etat sans que l’ancien gouverneur du Katanga n’ait pipé mot. Son silence a fait naître plusieurs doutes sur sa position au vu du nouveau paysage politique qui s’est dessiné à l’ahurissement de plus d’un. Après soupçons lugubres et scoop fallacieux, ce dernier s’est finalement exprimé le 26 février 2019 sous le label d’Ensemble pour le changement, revendiquant le leadership dans l’opposition institutionnelle. La plateforme s’est appuyée sur ses élus au niveau national et provincial et résolue à poursuivre sa lutte pour l’établissement d’un Etat de droit démocratique, le respect des libertés et de la dignité humaine, la lutte contre la corruption et les antivaleurs.

Ses prises de positions ont éveillé de nombreux questionnements sur l’avenir de Lamuka. Des incertitudes qui, certainement, ont trouvé des réponses à l’issue de la réunion tenue à Bruxelles, en Belgique, du 21 au 23 mars 2019, à laquelle il a pris part uniquement le dernier jour en raison de l’agenda de son fils qui achevait son cycle universitaire.

La main noire ?

La Communauté internationale, l’Union africaine et plusieurs autres organisations internationales ainsi que celles de la sous-région se sont très vite attachés au nouveau président élu, Félix Tshisekedi après avoir soutenu la candidature de Martin Fayulu et émis des doutes sur la transparence du processus électoral et même les positions jugées inconstantes de l’actuel chef de l’Etat. Un revirement qui, visiblement, n’a pas réjoui le désigné de Genève qui, très souvent,  a réagi de manière assez sèche.

Aujourd’hui, de manière commune, Lamuka remercie ‘’la communauté internationale, particulièrement l’Union africaine pour sa volonté de promouvoir la vérité des urnes et expriment sa satisfaction à l’endroit de l’Union européenne et des Etats-Unis d’Amérique pour avoir maintenu et accentué les sanctions contre les responsables congolais engagés dans la corruption et le sabotage du processus électoral dans notre pays‘’.

Qui est derrière Lamuka ?

Rappelons que c’est l’ONG sud-africaine In transformation initiative (ITI) qui a facilité les travaux de Bruxelles. Cette organisation est dirigée par d’anciens négociateurs de la fin de l’apartheid. C’est elle qui avait réuni à Johannesburg, en octobre 2018, les opposants qui étaient à la recherche d’un candidat commun.

Pour le reste, les leaders de la Coalition Lamuka condamnent la fabrication des résultats des élections législatives nationales et provinciales et appellent le peuple congolais à garder confiance dans l’avenir, à rester vigilant et mobilisé pour défendre ses droits.

La Pros.

 

DECLARATION DU 23 MARS 2019 DE LA CONFERENCE DES LEADERS DE LAMUKA

Conformément aux dispositions de l’Accord de Coalition « LAMUKA » signé à Genève,  le 11 novembre 2018, les membres de la Conférence des leaders de LAMUKA se sont réunis à Bruxelles du 21 au 23 mars 2019 afin d’évaluer la situation du pays créée à la suite des élections du 30 décembre 2018, de dresser l’état de lieux de la coalition LAMUKA, de déterminer ses objectifs, de fixer la feuille de route de la Coalition et enfin d’adapter les structures de la Coalition LAMUKA,  au regard de ses objectifs.

A l’issue de leur réunion, les leaders de LAMUKA font la déclaration suivante :

Les leaders de LAMUKA :

  1. Félicitent le peuple congolais qui, après une lutte émaillée de manifestations réprimées dans le sang et de violations graves des droits humains par le régime de Monsieur Joseph Kabila, a finalement arraché la tenue des élections dans notre pays et a massivement voté le 30 décembre 2018 ;
  2. Rappellent que les résultats de l’élection présidentielle tels que publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ne correspondent pas à la vérité des urnes comme en témoignent les rapports des observateurs indépendants et crédibles notamment la Mission d’observation électorale de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ;
  3. Condamnent la fabrication des résultats des élections législatives nationales et provinciales mais saluent la maturité du peuple congolais qui n’a pas recouru à la violence face à cette fraude électorale massive.
  4. Considèrent que ce trucage des résultats des élections ordonné par Monsieur Joseph Kabila aggrave la crise de légitimité des institutions ainsi que celles de leurs animateurs et constituent une grave menace à la paix et à la sécurité nationales qui doivent être préservées ;
  5. Réaffirment l’Unité de LAMUKA et confirment leur détermination à poursuivre ensemble le combat pour défendre le respect des pratiques démocratiques en matière électorale en vue de provoquer le changement tant attendu par notre peuple ;
  6. Remercient la communauté internationale, particulièrement l’Union africaine pour sa volonté de promouvoir la vérité des urnes et expriment leur satisfaction à l’endroit de l’Union européenne et des Etats-Unis d’Amérique pour avoir maintenu et accentué les sanctions contre les responsables congolais engagés dans la corruption et le sabotage du processus électoral dans notre pays ;
  7. Décident d’étudier les possibilités de transformer la Coalition LAMUKA en une plateforme politique et d’en définir les modalités d’organisation et de fonctionnement ;
  8. Sont déterminés à poursuivre sans relâche le combat pour déraciner les antivaleurs qui handicapent les progrès de la société congolaise dans tous les domaines ;
  9. Appellent le peuple congolais à garder confiance dans l’avenir, à rester vigilant et mobilisé pour défendre ses droits. Cette combativité est le seul gage de sa victoire qui, à terme, est certaine. Car, « le peuple gagne toujours » !

Fait à Bruxelles, le 23 mai 2019

Pour la Conférence des leaders de LAMUKA,

Jean-Pierre Bemba

Moïse Katumbi

Adolphe Muzito

Martin Fayulu

Freddy Matungulu

Antipas Mbusa

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