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Clôture du mois de la femme : «Jeunes élites volontaires » insiste sur l’autonomisation et l’entreprenariat de la jeune fille

Clôture du mois de la femme : «Jeunes élites volontaires » insiste sur l’autonomisation et l’entreprenariat de la jeune fille

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Pour rendre un vibrant hommage aux femmes à l’occasion de la clôture du mois de mars, mois dédié à la femme, «Jeunes Elites Volontaires» (JEV) a organisé une journée de partage axée sur le thème « Jeune fille d’aujourd’hui, femme de demain ». C’était le samedi 30 mars 2019 à l’école de la Liberté dans la commune de Masina. Soucieux de l’épanouissement des jeunes filles à devenir actrices du développement, JEV s’est a décidé de commencer l’année 2019 par cette activité dite de motivation, de la remise en conscience, de partage et de passage à l’action en vue de matérialiser les objectifs des ODD pour un monde 50-50 à l’horizon 2050.

La manifestation a débuté par une déclamation de slam par le groupe SANGI, suivi de la projection du documentaire du Docteur Denis Mukwege, «l’homme qui répare les femmes ». Ce documentaire, sous-titré la colère d’Hippocrate, est un film poignant qui raconte le travail de ce célèbre chirurgien et gynécologue congolais qui consacre sa vie à réparer les corps meurtris et les vies de dizaine de milliers de femmes et de jeunes filles congolaises victimes des viols collectifs en RDC.

Conférence et débat sur la motivation

Nyota Babunga, coordonnatrice de l’AIP et une des intervenantes du jour s’est exprimée sur «comment se préparer pour devenir femme de demain en impactant déjà sur sa communauté ». Elle affirme dans son propos que la femme doit faire un travail sur elle-même et cela doit se faire en 4 dimensions ou domaines de la vie. Tout commence, cependant, par la vie spirituelle, soutient-elle.

La femme doit savoir mettre Dieu au centre de tout pour la réussite de ses œuvres. Elle doit développer son intellect, ensuite faire un travail sur son physique, une étude de son corps, sans oublier le côté social. La femme doit savoir se socialiser avec les autres. Et, enfin, être indépendante en travaillant car, le travail lui donnera plus de valeur et elle cessera d’être une quémandeuse. ‘’Pour cela, elle devra faire des économies‘’.

Pour Richine Kapinga, l’autonomisation et l’entreprenariat pour une fille est un processus car, l’on ne devient pas autonome sur un coup de baguette magique. Pour ce faire, tout commence par l’éducation qui s’acquiert dans la famille et à l’école. Ensuite, il faut encourager les femmes à être autonomes et les accompagner dans ce processus. A leur tour, les femmes elles-mêmes doivent être perpétuellement à la recherche de la perfection…

Cette activité était un appel à la conscience pour toutes ces jeunes filles de s’engager dans leurs communautés pour apporter un service au développement de leur pays et de renforcer leurs capacités afin qu’elles deviennent des grandes dames de demain.

Il sied de savoir que Jeunes Elites Volontaires est une organisation non-gouvernementale qui œuvre pour l’épanouissement intégral de la jeunesse congolaise dans différents secteurs de la vie afin de réinventer une communauté d’excellence. «Travaillons pour l’excellence», tel est leur devise.

Dorcas Nzumea