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Accusations contre Félix Tshisekedi : Jacques Tshimbombo Mukuna interpelle le FCC !

Accusations  contre Félix Tshisekedi : Jacques Tshimbombo Mukuna interpelle le FCC !

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*Jacques Tshimbombo Mukuna, Sénateur Honoraire,  alors qu’il a été jusqu’ici tenu, volontairement, loin du débat politique, est aujourd’hui  obligé d’y prendre part en raison de certains excès qui, à son avis, exigent le recadrage. Brisant ainsi l’omerta, il revient, ici, sur cette affaire des propos de Félix Tshisekedi tenus lors de sa récente visite aux USA  qui, tout récemment, ont  poussé le Front Commun pour le Congo à décrier sa gestion économique et financière de deux premiers mois, depuis son investiture, le 24 janvier 2019. Voilà pourquoi,  Jacques Tshimbombo  en  appelle, à la fois, à la  modération dans le langage  et  au  respect absolu dû à  l’autorité établie. ‘’Dans  tous les cas, Félix Tshisekedi demeure l’actuel et seul Président de la République, Chef de l’Etat du Congo. Il est l’Autorité exécutive supérieure. Nous Lui devons tous, je dis bien tous, le respect dû à son rang’’, soutient-il.   Comme l’a  si bien dit le président chinois XI Jinping : «Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline», rappelle-t-il.  ‘’Chers amis du FCC, personne ne conteste votre majorité au sein des institutions. Jouez votre rôle. Laissez le Président de la République Félix Tshisekedi exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles’’, insiste Jacques Tshimbombo, dans une déclaration réalisée  hier à Kinshasa.

Déclaration Politique

En substance, quatorze chefs de Regroupements politiques membres du FCC disent regretter la teneur des propos  qu’ils qualifient de « militants » tenus  le 4 avril dernier par le Chef de l’Etat devant le «Council on Foreign Relations» à l’occasion de sa récente visite aux Etats-Unis d’Amérique. Ils accusent le Chef de l’Etat de solliciter l’appui d’une puissance étrangère pour «  déboulonner le système dictatorial  en RDC».

Ces quatorze Chefs des Regroupements politiques membres  du FCC  considèrent que ces propos  graves sont gratuits et les accusations du Chef de l’Etat sont infondées. Ils vont jusqu’à dénoncer la gestion économique et financière du Chef de l’Etat durant les deux premiers mois de son règne, gestion  qui se fait, selon eux, en violation de la constitution et au mépris des textes légaux.

Par conséquent, ils en appellent à une attitude positive et non conflictogène  de la part de leurs partenaires et invitent le Chef de l’Etat à mettre en œuvre toutes les institutions constitutionnelles nationales et provinciales pour qu’elles deviennent opérationnelles. Ils terminent leur communiqué par réitérer leur engagement à contribuer  à la bonne marche de la coalition FCC-CACH, gage de stabilité et du développement du pays.

A mon humble avis, la réaction des quatorze chefs des Regroupements politiques membres du FCC aux propos du Chef de l’Etat me semblent totalement outrée et à côté de la plaque. Ils mettent à nu leur incompréhension de la politique de changement poursuivie par le nouveau Chef de l’Etat. Ils continuent de s’installer dans l’ancien régime alors que notre peuple est entré dans le nouveau.

En effet, dans son discours d’investiture, le Chef de l’Etat a placé son mandat sous le signe de la réconciliation nationale et de l’érection de l’Etat de droit en RDC. Réconciliation car le mal fait à notre peuple est énorme : arrestations arbitraires, répression politique des opposants, non-respect de la liberté de presse, assassinats…C’est ce souci de réconciliation qui Le dispose à coaliser avec le FCC. Mais,  Il n’est pas du tout prêt à accepter cette coalition à n’importe quel prix. Il veut d’une coalition qui soit au service du peuple congolais et de notre pays. Une coalition qui se fait selon une nouvelle approche, selon sa vision et pas celle d‘une autre personne. Le FCC a été fixé à ce sujet.  La survivance des pratiques dictatoriales du régime kabiliste doit être anéantie. Le Chef de l’Etat ne transige pas  à ce propos ; Il reste de marbre. A-t-on oublié que le Président de la République est le fils de son père, l’ADN politique du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba ? Il a décidé de mettre une croix sur le passé du pays chargé de mauvaises choses. Il veut s’attaquer à tout ce qui a avili le citoyen congolais, et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays. C’est ce qu’Il entend par « déboulonner le système dictatorial en RDC ». Il n’a doigté personne. Il a tout simplement dit au monde ce qu’Il veut faire  et rassuré qu’il fera ce qu’Il dit.

Félix Tshisekedi  récuse l’inaction. Il veut être un Président qui agit. Un Président qui fait ce qu’Il dit et qui dit ce qu’Il fait. Il a le courage de ses idées et assume ses propos. N’est-ce pas cela être un Chef ? Quel vrai Congolais refuserait d’appuyer un tel combat ?

Le Chef de l’Etat a-t-Il commis un péché pour cela ? Sauf, si on lui interdit d’avoir une vision pour son pays et on l’empêche de la matérialiser. Y a-t-il de l’avenir pour un pays à se contenter d’un Chef sans vision ? Je ne crois pas.

Nulle part le communiqué des quatorze démonte l’affirmation du Chef de l’Etat par des preuves de l’absence de dictature sous le régime de Kabila. Se réduire à mettre en relief les performances économiques est un faux fuyant. La performance des résultats économiques n’est jamais synonyme d’absence de dictature. Dans le monde des exemples existent où les régimes dictatoriaux ont construit des économies bien prospères. Mais que vaut la prospérité économique sans Etat de droit ?

Cette période de transition peut encore couver des crises qui peuvent replonger le pays dans l’instabilité et l’insécurité. Faisons tous attention aux mauvaises interprétations des choses, aux condamnations hâtives pour éviter l’anéantissement des efforts entrepris pour consolider la stabilité du pays.

Le pays a à gagner en rapprochant Kabila et Tshisekedi  plutôt que les dresser l’un contre l’autre. On doit assembler, rassembler au lieu de séparer.

Dans  tous les cas, Félix Tshisekedi demeure l’actuel et seul Président de la République, Chef de l’Etat du Congo. Il est l’Autorité exécutive supérieure. Nous Lui devons tous, je dis bien tous, le respect dû à son rang.

Comme l’a dit le président chinois XI Jinping « Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline ».

Félix Tshisekedi a été proclamé régulièrement élu Président de la République par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), institution reconnue constitutionnellement. Cette victoire a été confirmée par la Cour Constitutionnelle. Pourtant, le FCC a  tendance à traiter le Président de la République comme son otage à cause d’un pseudo arrangement qui les lierait. Nous peuple, nous ne reconnaissons pas cet hypothétique arrangement. Ce que nous savons,  c’est que c’est Félix que nous avons élu Président de la République.

Chers amis du FCC, personne ne conteste votre majorité au sein des institutions. Jouez votre rôle. Laissez le Président de la République Félix Tshisekedi exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles.

Lors de sa dernière interview accordée à Collette Braeckman, Joseph Kabila avait reconnu son échec à changer la mentalité du Congolais. Pourquoi empêcherait-on Félix de réussir là où son prédécesseur a échoué ? Inexplicable.

Je termine mes propos en rappelant que la RDC a plus besoin d’unificateurs que des diviseurs. Soutenir et non contrecarrer l’action politique du Chef de l’Etat Félix  Tshisekedi doit être notre ligne de conduite commune pour le salut du peuple qui est la loi suprême.

J’ai,  jusqu’alors,  été volontairement loin du débat politique. J’y prends part aujourd’hui parce que certains excès appellent le recadrage.

Kinshasa, le 10 avril 2019

Jacques Tshimbombo Mukuna

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