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Auditer les entreprises publiques et les sortir de la mangeoire politique (Par Honorable Lubaya Claude André, Député élu des Circonscriptions de Kananga et Kazumba)

Auditer les entreprises publiques et les sortir de la mangeoire politique (Par Honorable Lubaya Claude André, Député élu des Circonscriptions de Kananga et Kazumba)

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Depuis le dialogue inter congolais de Sun City, les entreprises publiques ont été réduites en simple butin partagé entre clans politiques au détriment de l’intérêt général et au mépris des principes universels de gouvernance d’entreprise ainsi que des bonnes pratiques qui en découlent. Ce modèle ruineux et déraillant, qui n’en est pas un du reste, comporte plusieurs lacunes et il a démontré toutes ses limites. Preuve : Gécamines, MIBA. OKIMO, LAC, SNCC. RVA, CMDC, RVF. RVA, OGEFREM, BUKANGA LONZO et autres, appelées à être des fleurons de notre économie ont été ruinées au fil des ans par des mandataires protégés par des parapluies politiques et jouissant d’une Impunité absolue, nommés pour la plupart, pas sur base de mérites quelconques ou de compétences, mais simplement par connivences affectives et ou pour leur activisme démesuré.

Malgré les réformes réalisées dans ce domaine avec la promulgation de la loi n°8/008 du 7 juillet 2008, il n’y a aucune avancée; ces entités économiques présentent aujourd’hui des insuffisances évidentes dans leur gestion Elles sont devenues toutes inopérantes et partant, non compétitives, insolvables et quasiment toutes en faillite, bon nombre d’entre elles accumulent plusieurs mois d’impayés de salaire de leurs employés, en violation de l’article 36 de la Constitution. Force est de relever que même les établissements tels que FONER, ex-Onatra ou FPI qui vivent de la parafiscalité, dilapident impunément les fonds publics au vu et au su de tous. C’est l’occasion d’exiger une évaluation sans complaisance de la situation.

Avec l’alternance que vient de connaitre le pays et qui invite à un changement de mentalités et de méthodes, il est plus qu’impératif d’abandonner  définitivement la pratique nuisible de partage des entreprises publiques qui a ruiné l’économie du pays et entrainé la faillite de l’Etat. Que les politiques se contentent des postes politiques et se désengagent de la gouvernance des entreprises. C’est une des voies pour mettre fin à la corruption, la gabegie et l’impunité qui ont retardé  le pays. Plus que jamais, les entreprises de l’Etat doivent cesser d’être perçues et gérées comme des biens gagnés à la loterie et interdits de tout regard extérieur.

De nos jours, les valeurs de performance, de transparence et de reddition des comptes deviennent des exigences pressantes des citoyens ; il devra en être de même pour l’Etat actionnaire et les autres parties prenantes. L’Etat de droit exige qu’il n’y ait aucune zone d’irresponsabilité ou d’impunité dans la gestion de la chose publique, éthique et redevabilité obligent.

Dans cet élan de changement qui souffle sur le pays et dans un souci de transparence qui l’anime, le nouveau pouvoir se doit de procéder à l’état des lieux exhaustif du patrimoine de l’Etat. Ce faisant, j’en appelle à la responsabilité du Président de la République, Garant dudit patrimoine, à user de tous les moyens en son pouvoir pour diligenter l’audit des entreprises de l’Etat et, en attendant les conclusions des audits, à prendre des mesures conservatoires notamment la suspension des comités de gestion manifestement défaillants et prédateurs, la mise sous surveillance particulière des entreprises publiques, la dissolution des cellules politiques du PPRD et autres partis installés dans les entreprises et la dépolitisation de celles-ci, la désignation des hauts fonctionnaires pour veiller à la mise en œuvre des mesures conservatoires ainsi édictées. Pour ce faire, les instruments de contrôle de l’Etat en la matière peuvent être mis à contribution. C’est le cas de la Cour des Comptes et de l’Inspection générale des Finances.

 

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