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Le dindon de la farce

Le dindon de la farce

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Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, dit-on. Après s’être battue durant plus de trois décennies contre vents et marrée au front de l’opposition radicale, de Tshisekedi père au fils, l’Union pour la démocratie et le progrès social a finalement obtenu gain de cause. Enfin, partiellement…

Oui, puisque les fins analystes entichés de sagesse politique avaient prédit le scénario que les protagonistes mettent aujourd’hui en œuvre, les rideaux étant levés. La «base» de l’Udps, muée au Cap pour le Changement qui a tonné au lendemain de la signature de l’Accord de Genève et dont les cris de colère sont parvenus à Bruxelles, n’a plus que sa rage pour effaroucher et ses yeux pour regarder le théâtre dégradant que lui proposent ses propres élus.

Selon ces érudits, en effet, le fait que l’ancien président Joseph Kabila ait cédé les arcanes du pouvoir presque glorieux, de manière tant soit peu pacifique et civilisée, entrevoit naturellement le risque, voire le danger que comporte la partie immergée de l’iceberg.

La Présidence de la République, l’on se rend bien compte, est pratiquement la seule institution dont Tshisekedi Tshilombo et l’Udps auront «réellement» bénéficié à l’issue des élections qui, jusqu’à leur phase actuelle, continuent de sourire élégamment au Front Commun pour le Congo. Une Présidence qui ne tourne pas et qui risque de ne jamais tourner correctement avec, autour d’elle, la présence pléthorique des pro-Kabila, «souverains» d’hier, «partenaires» d’aujourd’hui, «réfractaires» de demain.

Hier encore, la gigantesque plateforme dont Joseph Kabila est l’Autorité morale a raflé la majorité des gouvernorats après les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs sur les 23 provinces soumises à ces joutes électorales. Avec un élu dans le Kasaï oriental, l’Udps a une fois de plus mordu de la poussière. A Kinshasa, siège des institutions, c’est le candidat FCC Gentiny Ngobila Mbaka qui a obtenu 29 voix contre les 12 de son principal challenger Laurent Batumona de l’Udps. Visiblement, les Députés provinciaux se sont alignés en ligne droite et unie de leur parti politique d’attache.

Le pouvoir qui a, semble-t-il, basculé d’un camp à un autre le 30 décembre 2018, est aujourd’hui entre les mains de Félix Tshisekedi qui, depuis presque trois mois, tente de gouverner la République Démocratique du Congo avec toutes incommodités, vieilles et modernes.

Voyons, les Assemblées nationale et provinciales, le Sénat ainsi que les provinces seront sous les commandes des membres du FCC. Sans compter ceux du prochain Gouvernement, dont le processus est toujours bloqué par Félix Tshisekedi, qui seront majoritairement de la plateforme politique précitée, bien entendu.

Entre temps, les principales institutions du pays sont dirigées par les francs-tireurs de l’ancien régime que Fatshi entrevoit de « déboulonner ».

Boris Luviya

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