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Coût élevé de la vie : fruits et légumes négligés

Coût élevé de la vie : fruits et légumes négligés

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Dans la ville-province de Kinshasa, comme partout ailleurs, les légumes constituent un des aliments les plus consommés dans la plupart de familles. Le constat est tel que, principalement dans la capitale congolaise, ils sont beaucoup plus consommés par les familles pauvres que riches. Et ce, plus pour des raisons de carence pécuniaire, loin du véritable objectif nutritif. Pour certains, c’est un aliment de basse classe, alors qu’à l’intérieur du pays c’est un mets qui se consomme par tout le monde, et qui lutte efficacement contre la diminution du sang et intervient dans la prévention de plusieurs maladies.

‘’On commence tout d’abord par acheter des fumiers, puis on laboure la terre, on y plante les graines et nous versons de l’eau et des engrais chimiques pour éviter que les insectes ne viennent détruire les plantations desquelles dépendent nos vies, celles de nos clients et de nos familles‘’, s’exprime un  vendeur des légumes qui, malgré tout, reconnaît les difficultés de cette activité. ‘’Ce travail est dure mais on n’a pas de choix parce que c’est cela qui nourrit essentiellement la population‘’.

Dans le même registre, il y a également les fruits qui, autant que les légumes, accompagnent le développement et la croissance de l’organisme.

Le marché des fruits et légumes est très particulier car, il est très variable, les prix des produits peuvent changer tous les jours, et ceux-ci fournissent une source d’énergie abondante. Leur valeur nutritive est très croissante, et contiennent plusieurs vitamines et minéraux.

Nombreux aujourd’hui, singulièrement les jeunes, ignorent les bienfaits des légumes dans la construction et le fonctionnement du corps humain. Alors que les légumes sont pratiquement à la portée de tous, plusieurs personnes s’en passent au quotidien au détriment des différentes viandes et autres aliments dépourvus d’éléments nutritifs.

A Kinshasa, les vendeurs des légumes ne sont pas respectés et sont considérés comme étant des personnes de classe sociale inférieure. S’il faut, cependant, faire un pas en arrière considérant les propos du Ministre de Genre, famille et enfant, elle a dernièrement lancé un mot d’encouragement aux femmes agricultrices et artisanes congolaises qui font un job exceptionnel tous les jours. Elle leur a également exhorté à sortir de leur zone de confort pour rejoindre le grand sens de la vie et y exposer les produits et fruits de leur travail.

A ce jour, ces femmes méritent d’être respectées et les résultats des agricultrices qui sont les fruits et légumes doivent naturellement être consommés par le plus de familles possible pour garder la forme.

Deborah Nsamba