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[Enjeux de l’heure et paris futurs à gagner] FCC-CACH : privilégiez le calme et la paix en RDC !

[Enjeux  de l’heure et paris futurs à gagner] FCC-CACH : privilégiez le calme et la paix en RDC !

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*‘’Ne nous voilons pas la face,  dans nos conditions actuelles, il suffit de peu pour que la situation bascule. Ce qu’il faut donc craindre,  c’est le profit que les ennemis de l’unité de la RDC pourraient tirer de ces moments délicats. Il est à conseiller également aux uns et aux autres, de toujours modérer les propos susceptibles d’avoir un impact sur les esprits faibles ou intéressés. Voilà pourquoi,  il faut poursuivre et accentuer la croisade pour la réussite de la coalition des souverainistes, nationalistes et sociaux-démocrates. Le calme constaté après les élections des gouverneurs, peu après la déclaration de Washington, est donc à considérer à sa juste valeur’’, soutient, dans une réflexion mûrie, Jean-Pierre Kambila Kankwende, une des têtes couronnées du Front Commun pour le Congo. Plus qu’une interpellation, il rappelle, en effet, que le vent violent, dont il est principalement question ici, a eu pour origine,  les propos tenus par le Président de la République à Washington, au sujet de la «dictature qu’il faudrait déboulonner ». Usant de son droit de réponse, le FCC  a démocratiquement répliqué par un communiqué.

Sans chercher inutilement à revenir,  ni à pérorer  sur  cet  incident malheureux, Kambila considère, par ailleurs, qu’en dépit du   chemin jonché d’embuches  qu’elle  doit encore parcourir,  la coalition en gestation dont les tractations sont,  à ce jour,  très avancées entre le FCC et le Cach, révèlera encore quelques difficultés. Et qu’à ce stade, l’essentiel, rappelle-t-il,  n’est pas de jeter de l’huile sur le feu, mais de calmer les ardeurs belliqueuses, d’où qu’elles viennent. Car, au  vu  du passé traumatisé de ce  pays, des énormes et délicats enjeux du futur, il n’y a aucun doute que d’autres grands défis attendent les responsables de  deux bords politiques qui tentent de se rapprocher. Seuls,  les prochains paris à gagner  pour que la RDC subsiste, l’intéressent. ‘’Oui, je ne me trompe pas de vocabulaire. J’ai bien écrit «  pour que la RDC subsiste », dans le sens de poursuivre son existence après une longue et périlleuse épreuve, malgré le pessimisme des diagnostics  et des pronostics. Heureusement qu’on en est bien là !’’, insiste-t-il.  Alors que rien ne présage aujourd’hui  une réelle renonciation au projet  de Lamuka né de conciliabules de Genève, le FCC et le Cap pour le changement sont appelés à privilégier la paix et l’unité, dans cette coalition dont les divergences de vues devront, à chaque fois, trouver leur exécutoire dans un dialogue permanent. Il y a lieu de lire, ci-dessous, cette analyse et d’en scruter toute sa quintessence pour  la RD. Congo qui, en ce moment précis, est obligée  de sortir du bourbier grâce à  la conjonction des efforts de tous.

Le temps du calme

Le microcosme politique congolais a subi dernièrement une bourrasque qui a failli se transformer en véritable tornade du genre de celles qui ravagent saisonnièrement certaines parties de notre planète en ces temps de changement climatique.  Grâce à Dieu, qui ne cesse d’inonder ce pays de ses bénédictions, le dernier coup de vent s’est calmé avant que les lignes rouges ne se trouvent débordées par la virulence des mots.

Alors que certains « va-t-en-guerre » regrettent que le calme soit revenu si promptement, d’autres s’évertuent à prêcher la guerre dans les réseaux sociaux et dans la presse locale. Les vrais amoureux de la République Démocratique du Congo se sentent, quant à eux, soulagés.

Depuis, confirmant l’avantage obtenu lors des élections législatives provinciales, le FCC a largement remporté les élections des gouverneurs de provinces. En dehors de quelques échauffourées à Kinshasa et à Lubumbashi, la situation est restée calme dans l’ensemble des chefs-lieux de provinces. Compte tenu de la fragilité de notre situation sécuritaire et de l’activisme de certains agitateurs, on peut se réjouir de cette relative performance.

Le vent violent, dont il est principalement question ici, a eu pour origine les propos tenus par le Président de la République à Washington, au sujet de la « dictature qu’il faudrait déboulonner ». Usant de son droit de réponse, le FCC  a démocratiquement répliqué par un communiqué.

Il ne s’agit pas pour moi de revenir à cet incident malheureux. Le chemin jonché d’embuches, que doit encore parcourir la coalition en gestation avancée, entre le FCC et le Cach, révèlera encore quelques difficultés. Notre rôle n’est pas de jeter de l’huile sur le feu, mais de calmer les ardeurs belliqueuses, d’où qu’elles viennent. Au vu  du passé traumatisé de notre pays, des énormes et délicats enjeux du futur, il n’y a aucun doute que d’autres grands défis attendent les responsables de  deux bords politiques qui tentent de se rapprocher. Seuls,  les prochains paris à gagner  pour que la RDC subsiste, m’intéressent.

Oui, je ne me trompe pas de vocabulaire. J’ai bien écrit «  pour que la RDC subsiste », dans le sens de poursuivre son existence après une longue et périlleuse épreuve, malgré le pessimisme des diagnostics  et des pronostics. En effet, on en est bien là !

Ne nous voilons pas la face,  dans nos conditions actuelles, il suffit de peu pour que la situation bascule. Ce qu’il faut donc craindre,  c’est le profit que les ennemis de l’unité de la RDC pourraient tirer de ces moments délicats. Il est à conseiller également aux uns et aux autres, de toujours modérer les propos susceptibles d’avoir un impact sur les esprits faibles ou intéressés. Voilà pourquoi il faut poursuivre et accentuer la croisade pour la réussite de la coalition des souverainistes, nationalistes et sociaux-démocrates.

Le calme constaté après les élections des gouverneurs, peu après la déclaration de Washington, est donc à considérer à sa juste valeur.

Oui, je persiste et signe, en dépit des nombreuses pressions exercées sur eux par les extrémistes déguisés en Saints et donneurs de leçons de toutes les tendances politiques du pays comme de l’étranger, les partisans de la paix et de l’unité de la nation doivent garder le cap et poursuivre le difficile chemin conduisant vers la concrétisation de la coalition FCC/CACH. Dans un message largement diffusé dans les réseaux sociaux et repris par la presse, le Président de la République a confirmé son attachement à la coalition FCC/CACH. Il faut maintenir cette option.

En dépit de cette importante prise de position, « les purs et durs » de l’UDPS,se mettant sur une ligne stratégique tendancieuse et fort contestable, volontairement emprisonnés dans la thèse selon laquelle le Chef de l’Etat, éluau suffrage universel, pourrait tout, tout seul et disposerait de tous les pouvoirs, s’acharnent à combattre la coalition.

Avec une étonnantedésinvolture,  ces compatriotes inconscients de la dangerosité de leurs propos, confondentla victoire, toujours relative, d’une bataille électorale avec celle, parfois radicale, d’une guerre. Ces extrémistes pensent ainsi pouvoir se passer de la Constitution pour laquelle ils se battaient voilà seulement quelques mois. Certains parmi eux n’ont-ils d’ailleurs pas tenté d’empêcher les élections desGouverneurs de provinces en s’attaquant aux sièges des Institutions, tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi ?

Nous ne le répéterons jamais assez, la réussite de la coalition FCC/CACH constitue, dans la conjoncture actuelle, l’unique voie pour éviter à la RDC de se diriger vers l’impasse que nous prépare le « Lamuka ».

Que nous prépare le Lamuka ? Jusqu’à ce jour, personne n’a démenti le projet qui était celui des conclusions de la triste réunion de Genève. Le compatriote Martin Fayulu devait prendre le pouvoir pour présider la République pendant deux ans afin de réorganiser des nouvelles élections. Quelle aurait alors été le sort de notre Constitution ? La RDC dispose-t-elle de suffisamment de moyens pour recommencer les élections en si peu de temps ? Qu’est ce qui garantit que M.  Martin Fayulu, devenu Président, aurait aisément accepté de reprendre les élections après deux ans ? Quelles seraient, alors, les réactions de Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi dans l’hypothèse où Fayulu se montrerait, après coup, incapable de tenir sa parole ? Cette formule a tout d’un piège destiné à préparer une interminable guerre pour faciliter la dislocation, tant souhaitée  de la RD. Congo.

Privilégions le calme et la paix pour ne pas tomber dans ce piège à idiots.

Jean-Pierre KambilaKankwende

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