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Halte à la cacophonie !

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Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus, dit-on. Ils n’ont, peut-être  pas tort, tous ceux qui, légitimement, aspiraient à s’emparer des arcanes du pouvoir au poste de Gouverneur des provinces.

Mais, comme les places sont limitées, il n’était pas possible que tous réussissent, au sprint final.

Depuis hier, en effet, l’histoire de la course au gouvernorat a trouvé son épilogue dans la  réalisation des scrutins, sous la vigilance de la CENI. Cette fois-ci, il semble que toutes les dispositions ont été prises, pour limiter les effets irrédentistes de la corruption devenue endémique dans le système électoral congolais et, surtout, dans les mœurs et veines des politiciens congolais. Comme pour dire qu’en d’autres termes, l’histoire d’intérims dans les gouvernorats est close.

Tout est fait pour le changement opéré à la tête du pays transition, pour sa concrétisation au niveau des provinces, par des Gouverneurs issus majoritairement du Front Commun pour le Congo de Kabila. Donc, autant que ce dernier devra  aligner un Premier Ministre de son obédience, autant qu’il garde la main mise sur l’Assemblée Nationale, le Sénat, les assemblées provinciales.

Cette même réalité qui, certainement, a un impact sérieux sur les rapports des forces politiques, devrait, raisonnablement, contraindre le tout nouveau Président de la République, M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à revoir ses calculs pour tenir compte de ce poids politique que représente le FCC aussi bien dans la coalition que dans le pays tout entier.

Selon toute vraisemblance, le fils Tshisekedi qui se dit déterminé à déboulonner le système dictatorial, est confronté à une situation complexe.

Comment va-t-il y arriver, dès lors que la quasi-totalité des cadres ou des animateurs des institutions sont loin de répondre à ses vues, visions ou projets politiques ?

Comment lui, alors qu’il n’a ni la majorité, ni l’essentiel de tout ce qu’il faut pour diriger tout seul, le pouvoir, va-t-il faire pour s’en sortir ? Autant sont des questions lancinantes auxquelles, il est, pourtant, obligé de se soumettre. Car, non seulement qu’elles procèdent de la Constitution et des lois en vigueur, mais, elles s’imposent comme un passage obligé.

D’où, la nécessité, pour lui,  de jouer au rassembleur, de composer avec les autres, de les consulter régulièrement, pour tirer le Congo, avec l’ensemble de ses cargaisons, du bourbier.

LPM

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