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SCIMOTRA : Prof. André Lohekele propose à Félix Thsiekedi la mise en place d’une véritable politique nationale salariale en RDC

SCIMOTRA : Prof. André Lohekele propose à Félix Thsiekedi la mise en place d’une véritable politique nationale salariale en RDC

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La Société Civile Monde du Travail, dans un plaidoyer du Professeur Lohekele, félicite le Président Tshisekedi Félix à l’occasion de son accession à la Magistrature suprême. Elle saisi cette opportunité, pour attirer l’attention du Chef de l’Etat sur certains facteurs clés susceptibles d’enrailler certaines pesanteurs qui plombent le Monde du travail, pesanteurs qui ont un effet dévastateur sur le social de nos concitoyens. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une véritable politique nationale salariale et de l’emploi qui nécessite notamment l’ordonnancement des tensions salariales, la régulation du taux salarial et l’équité dans la distribution des primes et autres avantages sociaux, le respect des dispositions légales en matière d’embauche par l’éradication du sous-emplois d’une sous-traitance abusive,… la nécessité pour l’Etat et ses entreprises du Portefeuille de privilégier la politique de gestion de contrôle des pertes tout en mettant l’accent sur l’accroissement des recettes publiques. Notre Gouvernement doit faire un effort de maitriser la gestion de pertes occasionnées dans toutes les structures par notamment l’éradication de la fraude, de l’évasion fiscale, de la corruption, du clientélisme et autres comportements qui génèrent des dépenses inutiles et des manques à gagner astronomiques. Ci-après, in extenso, le plaidoyer de SCIMOTRA faite au Chef de l’Etat.

 SOCIETE CIVILE MONDE DU TRAVAIL
PLAIDOYER DU PROFESSEUR LOHEKELE KALONDA ANDRE, PRESIDENT DE LA SOCIETE CIVILE MONDE DU TRAVAIL, SCIMOTRA AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT POUR UN MONDE DU TRAVAIL CONGOLAIS ASSAINI ET MIEUX EQUILIBRE

A l’occasion de votre accession à la Magistrature suprême de notre pays, la République Démocratique du Congo, les Organisations syndicales, les Organisations Non Gouvernementales de Développement et autres Associations socioculturelles disséminées à travers la République, membres de la SCIMOTRA ont présentés à votre Auguste Personne leurs chaleureuses félicitations.

La Société Civile Monde du Travail, SCIMOTRA qui apprécie à sa juste valeur le travail abattu par le Président Joseph KABILA KABANGE est convaincue que votre Excellence aura à amplifier encore d’avantage et ainsi consolider la prospérité à tous égards de notre économie nationale qui doit se ressentir sur le vécu quotidien de nos concitoyens dans leur mieux-être. Vos premiers pas satisfaisant sur la scène nationale et internationale nous pensé que vous avez pour ce faire une vision claire et la volonté de mieux-être.

C’est pourquoi, nous attirons respectueusement votre attention sur certains facteurs clés susceptibles d’enrailler certaines pesanteurs qui plombent notre Monde du travail, pesanteurs qui ont un effet dévastateur sur le social de nos concitoyens ; il s’agit de :

  • La mise en place d’une véritable politique nationale salariale et de l’emploi qui nécessite notamment l’ordonnancement des tensions salariales, la régulation du taux salarial et l’équité dans la distribution des primes et autres avantages sociaux, le respect des dispositions légales en matière d’embauche par l’éradication du sous-emplois d’une sous-traitance abusive,…
  • La nécessité pour l’Etat et ses entreprises du Portefeuille de privilégier la politique de gestion de contrôle des pertes tout en mettant l’accent sur l’accroissement des recettes publiques. Notre Gouvernement doit faire un effort de maitriser la gestion de pertes occasionnées dans toutes les structures par notamment l’éradication de la fraude, de l’évasion fiscale, de la corruption, du clientélisme et autres comportements qui génèrent des dépenses inutiles et des manques à gagner astronomiques.
  • La maitrise de l’exécution du Budget de l’Etat. Il est inconcevable qu’à chaque exercice budgétaire, les dépenses publiques de souveraineté absorbent même les prévisions budgétaires dues aux entités décentralisées et aux projets d’investissement ayant des effets multiplicateurs tel que l’agriculture sans compter celles réservées au fonctionnement des différents services de l’Etat.
  • Le contrôle rigoureux de certains projets phares tel celui relatif au financement de la Banque Africaine de Développement, BAD « Emploi-Diplôme ». Il a été décaissé 10 million d’USD pour la création d’au moins 10 mille emplois des jeunes universitaires pour la Ville de Kinshasa, le Kongo-central et l’ex-province du Katanga. L’Etat doit promouvoir et protéger sa jeunesse; et le cas échéant, les responsables qui entraveraient ce principe doivent répondent de leurs actes.
  • La politique de révision à la baisse de la pression fiscale telle l’IPR qui ne frappe que les entreprises de l’économie formelle; il y a donc lieu d’élargir l’assiette fiscale à l’économie informelle, aux agents de l’Etat et aux Autorités politiques. Ceci a l’avantage de mieux mobiliser les ressources en cette matière en exigeant l’apport de toutes les couches de la population congolaise et favoriser l’augmentation du pouvoir d’achat. Aussi, il ne peut pas y avoir des entreprises qui évadent le fisc tout simplement parce qu’elles ont des rapports avec des Autorités.
  • La nécessité de consolider avant tout la stabilisation des prix de denrées de première nécessité au lieu de ne voir que les augmentations de salaires. Pour réussir, il est impératif de promouvoir la production locale dans tous les domaines, plus particulièrement dans l’agriculture et l’artisanat.
  • La nécessité de réduire sensiblement la pression fiscale et la multitude des taxes qui prolifèrent au niveau provincial et national ; taxes dont les fonds entrent généralement dans les poches des réseaux mafieux des fonctionnaires commis à cet effet et qui mettent en insécurité les promoteurs des entreprises et des PME. L’Etat doit pouvoir sanctionner sévèrement les fonctionnaires inciviques qui pullulent dans les divers secteurs de l’économie nationale pour arnaquer et décourager les bonnes volontés qui veulent entreprendre dans ce pays et ainsi créer des richesses. Par exemple, plusieurs taxes qui concernent l’environnement au niveau national, provincial et communal foisonnent à Kinshasa, mais cet environnement est de plus en plus pollué et insalubre.
  • La politique entrepreneuriale des jeunes par la création des structures d’encadrement ainsi que l’accès au financement public.
  • La mise en application rigoureuse du nouveau Code minier qui devrait aussi tenir compte des préoccupations des investisseurs, assurant ainsi un partenariat gagnant-gagnant.
  • La relance des Cadres permanents respectivement du Dialogue Social et de Concertation Economique, structures à rattacher à la Présidence de la République ou à la Primature.
  • L’Etat congolais devrait diligenter un audit approprié dans la gestion et le management des Secrétariats généraux à l’Administration publique. Souvent des réseaux mafieux de détournement des fonds publics se connectent aux services de l’Etat pour aspirer des financements extérieurs ; par exemple dans les domaines de l’environnement, des forêts, … et aussi éviter un certain clientélisme qui sévit en dessous dans l’Administration et qui la plombe vers le bas et l’empêche d’être véritablement l’épine dorsale du développement du pays.
  • L’établissement d’un partenariat stratégique des Autorités nationales et provinciales avec les Corps professionnels intermédiaires tels que les Organisations syndicales, les Communautés de base et autres Associations professionnelles de la Société civile pour éviter que certains hommes d’Etat et mandataires publics ne s’érigent en autocrates coupés de leurs bases ; ainsi, la transparence dans la gestion de la chose publique et la mobilisation des citoyens aux travaux de relance du développement de leurs entités sont assurées.
  • La mise en œuvre d’une politique d’appui aux Organisations Non Gouvernementales de développement ainsi que leur facilitation pour acquérir les documents légaux afin de permettre à nos populations de se regrouper et de mieux se prendre en charge leur permettant ainsi de se procurer des revenus susceptibles d’améliorer leurs conditions de vie et par ricochet chasser la pauvreté. Car il est inconcevable que pour créer une ONG de développement, on dépense plus d’argent dans les formalités administratives et plus de temps que pour créer une entreprise commerciale par le Guichet Unique du moment que plus de quatre vingt dix pourcent de la population congolaise végètent encore dans le secteur informel.
  • Aussi, les questions sécuritaires tant au niveau des frontières qu’au niveau intérieur ainsi que la lutte contre les pollutions environnementale et sonore, devraient guider votre attention aux fins d’assurer la quiétude et le bien-être des populations.
  • La régularisation salariale de tous les effectifs engagés dans l’Administration et services publics depuis des années qui travaillent mais ne perçoivent pas leurs salaires. On ne peut pas concevoir un Etat qui marche à deux vitesses. Tous les citoyens doivent être protégés par la Nation.

Enfin, la prise en compte de tous ces facteurs clés parmi tant d’autres requière indubitablement que Votre Excellence puisse disposer pour leur mise en œuvre des hommes et des femmes capables de relever les défis. Les hommes et les femmes véritablement patriotes et professionnellement aguerris qui ne sont pas seulement choisis parce qu’ils s’agitent dans le marigot du clientélisme politicien et des méandres des réseaux mafieux. Des hommes et des femmes qui ne se posent pas au dessus de la Loi et qui doivent à tout moment répondre de leurs actes devant le peuple et la Loi. L’impunité et le clientélisme politique doivent céder les pas à la justice pour tous et au savoir faire pour le mieux-être des populations congolaises.

Fait à Kinshasa, le 14/04/2019

Professeur LOHEKELE KALONDA André

Le Président National

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