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DGI : quand un syndicat s’érige en fauteur des troubles !

DGI : quand un syndicat s’érige en fauteur des troubles !

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Onze, c’est le nombre des syndicats qui composent l’intersyndicale de la Direction Générale des Impôts, DGI. De ces onze, un seul syndicat, en l’occurrence  la confédération démocratique du travail (CDT) aurait quitté la table de négociations avec le ministère des finances au sujet de la plus-value. En lieu et place de chercher une solution auprès de l’autorité de tutelle, apprend-on des milieux syndicalistes de cette régie financière, la CDT a plutôt choisi de mobiliser un groupe de personnes dont des agents mal informés, qui ont perturbé le climat du travail hier, jeudi 18 avril 2019, au siège de cet établissement public. Dans le viseur de ces manifestants occasionnels, précise notre source, la Direction générale qu’ils accusent à tort d’avoir ‘‘bouffé’’ ladite prévalue.

Si manifester est un droit garanti par la constitution et le code du travail, il y a des préalables que les manifestants doivent respecter. Les quelques agents qui ont manifesté hier au siège de la DGI ne se sont pas seulement trompé de cible, mais aussi de cadre. Ce qui fait dire à certains de leurs collègues qu’ils seraient téléguidés par une main noire.

Le nœud gordien du dossier, c’est que la CDT s’est désolidarisée des autres syndicats qui sont actuellement en pourparlers avec le ministère des finances sur la plus-value pour braquer ses attaques sur la personne du Directeur Général de la DGI, M. Sele Yalaghuli.

En effet, pour des raisons que le personnel, du moins dans sa majorité, ignore, la confédération démocratique du travail a tenu, en violation du code du travail, une assemblée générale au siège de l’entreprise, malgré le reproche de la Direction Générale qui, en réponse à sa lettre, lui a expliqué que les assemblées générales syndicales se tiennent aux sièges des syndicats et non à celui de l’entreprise. Mais, pour quelle raison la CDT s’en prend-elle gratuitement au DG Sele ? «Comment est-ce que le ministre des finances peut-il autoriser qu’une plus-value soit payée et que ça soit versée non dans les comptes de la DGI mais dans le compte privé du directeur général ?», s’interroge-t-on du côté de M. Sele Yalaghuli.

Tout récemment d’ailleurs, poursuivent les milieux proches du DG, après avoir révélé que la Cour des comptes vient de terminer une mission à la DGI il y a environ quelques semaines, M. sele Yalaghuli a invité ceux qui émettent encore de doutes sur sa gestion à vérifier auprès de sources compétentes. Et au DG d’ajouter qu’«Il y a toutes les structures publiques de l’Etat, que ce soit la Cour des comptes qui vient de terminer une mission à la DGI, l’inspection générale des finances qui nous contrôle régulièrement, vous n’avez qu’à vérifier et au ministère des finances qui autorise les financements, et de la Banque centrale et de la BCDC pour savoir si l’argent a bel et bien été décaissé pour cette prime de plus-value et si ça se trouve dans le compte d’un individu qui est le Directeur général».

Des fake news peaufinées dans des officines politiques

Pour le DG Sele cité par notre source, après avoir réalisé des performances de l’ordre de 135,60% en termes de taux de réalisation sur les assignations, les cadres et agents ont demandé au ministère des Finances de leur reconnaître une plus-value parce qu’ils ont dépassé les assignations. « Ces discussions ne sont pas menées par la Direction Générale des Impôts mais entre l’intersyndicale de la DGI et le ministère des Finances. Et, le ministère des finances a donné une réponse tout à fait probante en disant que les 5% sur les rétrocessions s’impliquent en tout effort que nous réalisons. C’est-à-dire que si vous faites 100% vous avez 5%, si vous faites 150% vous avez 5%, si vous faites 200% des recettes mensuelles, vous avez 5% et donc il y a naturellement une quotité de plus-value qui est là. Mais l’intersyndicale a dit non, au-delà de 5% il faudrait quand même reconnaître aux agents les efforts réalisés quand ils ont dépassé les 100 %. C’est-à-dire que, s’ils ont 120 % au lieu que ça soit seulement 5% sur le supplément, au-delà de 100% que le pourcentage s’accroisse  un peu de manière qu’ils reçoivent une plus-value. Ce qui est tout à fait légal et tout à fait normal», a poursuivi le DG.

Encore que le ministre des finances n’a pas refusé cette proposition mais, il a exigé que cette plus-value soit consacrée par un arrêté ministériel qui est actuellement en discussion entre son ministère et l’intersyndicale.

Bémol

Petit souci, indique-t-on, cet arrêté est bloqué par la mesure du Chef de l’Etat portant interdiction au gouvernement de prendre de nouveaux engagements. Entre-temps, fustige-t-on, des fake news seraient communiquées aux agents par la CDT selon lesquelles l’argent de leur plus-value était mis dans le compte du DG, ce qui a entraîné la confusion. En réponse, le DG, d’après notre source, n’a pas tardé pour éclairer son personnel : «Nous sommes un service de l’Etat. L’argent des agents ne peut nullement être versé dans le compte privé du DG. Si versement il y a, c’est dans le compte de la DGI et ce n’est pas le DG qui le gère. Le mécanisme de dispatching est clair et connu de tous. La grande question est celle de savoir, pourquoi la CDT s’est-elle désolidarisée des autres syndicats, pour s’engager désespérément dans l’entreprise de dénigrement du Directeur général de la Direction Générale des Impôts ? La question reste posée.

La Pros.

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