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Adieu la trêve !

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L’heure est venue de ne plus s’occuper des chats qui miaulent, des chiens qui aboient, des grenouillent qui croassent, des lions qui rugissent et surtout de l’ombre des positions politiques. Les dés sont, en tout état de cause, jetés pour saisir la balle au bond afin de regarder vers l’horizon et relever différents défis nouant, jusqu’ici, la vie nationale au cycle infernal de crise politique et socioéconomique. Vraisemblablement, la fameuse trêve autour de grands enjeux politiques en RD. Congo, allusion faite notamment à la mise en place du bureau définitif de l’Assemblée Nationale, vient de toucher à son terme. A l’instar du Pape de Rome, moines et autres religieux catholiques, pour ne pas citer tous les autres Chrétiens zélés, qui ont dit adieu au carême pascal, dans la nuit du samedi dernier à dimanche, les tenants du FCC-CACH et leurs affidés n’ont plus droit à l’excuse face aux urgences qui se posent et s’imposent, au regard de l’avenir de la nation. D’entrée de jeu, avant le crépuscule de la journée de demain, mardi 23 avril 2019, les sept Députés nationaux qui coifferont l’Assemblée Nationale du Parlement congolais devront être installés dans leurs fauteuils où ils ont, en principe, un mandat de cinq ans. Peu sont des analystes qui espèrent à un effet surprise avec le candidat indépendant Henry Thomas Lokondo. D’autant plus que Jeannine Mabunda, elle, bénéficie du soutien tout azimut de la coalition FCC-CACH. Il va sans dire, qu’enfin, la problématique de la mise en place du gouvernement s’invite au débat. Oui. Car, en effet, même si Tshibala et son gouvernement avaient jeté l’éponge de facto, à la veille de la prestation de serment de Félix Tshisekedi, fin janvier 2019, ils seraient encore en train d’humer l’air frais de leurs salons climatisés, en attendant l’installation légale des élus nationaux qui, eux-seuls, ont la responsabilité régalienne d’investir le nouveau gouvernement. Dans tous les cas, la mère patrie, la RD. Congo de Patrice Emery Lumumba, vivra cette fois-ci, une période décisive de son histoire, caractérisée par la cohabitation-coalition politique, au sommet de l’Etat. Ce, étant donné l’effectivité du régime politique semi-présidentiel semi-parlementaire qui est au rendez-vous, tel que prescrit dans la loi des lois, la Constitution en vigueur. Il faut, le destin du peuple oblige, appréhender le contexte en présence et, de ce fait, aplanir les vues vis-à-vis du décor planté par le nouveau mariage marqué par une marche à tâtons. Question de baliser la voie de la cogestion. D’une part, la famille politique des opposants d’hier, CACH, professant le changement en termes de déboulonnage politique, devront digérer la cendre du régime Kabila, du reste, incarnée par les pions du FCC, dans les Assemblées provinciales, gouvernements provinciaux, Sénat et Assemblée Nationale. Encore faudra-t-il marteler qu’il ne sera pas question d’approuver les méthodes du laisser-aller et laisser-faire dans la gestion de la res publica d’autrefois, mais plutôt de regarder ensemble dans la même direction, vers la fin de l’impunité et la mégestion. D’autre part, les Sociétaires de la famille politique chère à Kabila ont-ils tout intérêt à s’approprier le nouveau slogan de la mutation positive dont est porteur Fatshi et ses poulains. C’est la fin, donc, de la trêve politique générale ; et qu’il y a de quoi passer à l’étape supérieure, en mettant notamment en place un nouveau gouvernement capable de surprendre valablement.

La Pros.

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